One more again

novembre 24, 2009

En bon français et toute logique, après last but not the least, one more again

Tribune ouverte…

Bon, je reprends un peu la plume, version clavier, pour une raison simple – hormis la démangeaison de l’écriture, « drogue dure » selon les termes de Michel - : le principe d’une « intelligence » distribuée ne me convient toujours pas mais le projet de celle-ci partagée ne doit pas pour autant être laissé sur le bord de la route. Cent fois sur le métier remettre l’ouvrage, faire et défaire, etc. Cette tentative retient parmi les assez nombreuses contributions, encourageantes et amicales (1), celle de Régis « pour maintenir un lieu d’échanges comme celui-ci avec Philippe comme contributeur et non plus comme animateur… » D’où cette proposition : que, parmi les lecteurs et contributeurs de ce blog (2), quelques-uns s’engagent – allez, ne soyons pas trop exigeant – à proposer un article par mois. Vous seriez quatre ou cinq seulement que cela garantirait un rythme de publication que je complèterai au gré des évènements et/ou de l’inspiration, ce qui au total permettrait de proposer hebdomadairement au débat deux ou trois articles. C’est à la fois raisonnable et ambitieux. On essaye ?

Braderie…

Surtout ne pas croire que la proposition qui suit justifie cette réouverture ! Simple coïncidence. Les Bricoleurs de l’indicible ont six (1er tome) et cinq (2ème tome) ans. Fin de vie, obsolescence… Restent les soins palliatifs pour livre – le rachat par des bouquinistes – ou le droit de mourir dans l’indignité -, le pilon. L’éditeur m’a proposé ce matin même de les brader. Ils valaient chacun 23 euros, ils sont désormais disponibles, franco de port, directement livrés par La Poste, pour 9 euros, soit 5 euros l’ouvrage et 4 euros pour La Poste pas encore privatisée (3). Avis… Si certains sont intéressés, ils peuvent directement s’adresser par courriel à Apogée apogee.rennes@wanadoo.fr , précisant leur commande dans le cadre de cette « promotion ». S’il n’est pas garanti qu’un ouvrage dédouanera du cadeau de Noël, à défaut de le lire d’autres scénarios d’utilisation sont possibles depuis la cale sous l’armoire normande au pied vermoulu jusqu’à la fine stratégie du capitaine Haddock.

Haddock ?

Précision tintinophile : page 53 de Objectif lune, le capitaine Haddock se fait interdire l’embarcation dans la fusée de « Deux ou trois bouteilles de whisky », malgré un argumentaire solide, « Vous comprenez, il va faire un froid de canard là haut… Alors je prends mes précautions. » Page 56, le même s’apprête à embarquer dans la fusée avec trois volumineux ouvrage sous le bras. Il faudra lire On a marché sur la lune pour comprendre qu’en fait de nourritures intellectuelles (« … je désire approfondir mes connaissances », p. 57), il ne reste des dits-ouvrages que les couvertures et, entre celles-ci, les ingrédients de la lutte contre la froidure lunaire.

Plan Banlieue…

A propos de livre et de cadeau de Noël, on trouvera chez le même éditeur un tout récent recueil de dessins de (Loïc) Schvartz – pas (Bertrand) Schwartz – qui publie entre autres dans Charlie Hebdo. Petit livre à peine plus cher que, bradé, Les Bricoleurs : 12 euros. Ca s’appelle Alerte au sarkovirus ! C’est d’actualité.

Nouveau président de l’UNML

On reprend doucement ce blog, non qu’il n’y ait rien à dire… par exemple l’élection du nouveau président de l’UNML, Jean-Patrick Gilles, qui remplace Raymond Lepinay. On peut aller sur le blog http://blog.jean-patrick-gille.fr/ de JPG, député PS d’Indre-et-Loire, président de la Mission Locale de Touraine et de l’Union régionale des Missions Locales – AmiCentre. Y étant hier pour deux conférences, une le matin et une l’après-midi, j’ai eu l’occasion d’échanger avec lui et ne crois pas trahir un secret en indiquant qu’il est très attaché à développer la participation des jeunes au sein des missions locales : enfin, les comités consultatifs jeunes vont décoller !

A suivre…

(1) Parmi celles-ci, à consulter en bas à gauche, la contribution de Pierre mérite le détour.

(2) Comme Sarah qui appelle de ses vœux une reprise… « avec l’aide de quelques autres ? J’en suis si besoin… »

(3) Précision : mes droits d’auteur, depuis le premier livre, ont tous été abandonnés à l’éditeur.


Last but not least

novembre 15, 2009

Une contribution de Jean-Philippe qui, j’avoue, me fait du bien. Au terme de celle-ci, une nouvelle. Sous forme de révérence.

JP REVELJean-Philippe

« Plusieurs remarques :

1) Je constate que plus l’article est long, étayé, et abordant des questions que je qualifierais de « structurantes » pour le réseau des ML/PAIO, moins il y a de commentaires (réactions ?).

Cela m’interroge … Je laisserai Philippe Labbé analyser cela.

2) Faut-il encore et toujours amorcer cette structuration du réseau et remettre chaque jour sur le métier cet ouvrage ? Oui sans aucun doute… mais Philippe Labbé ou quelques autres dans leur coin mériteraient une plus large audience.

Le réseau ML/PAIO a besoin de cette structuration. Bien évidemment les textes existent, les références également. Mais il faut aller au delà.

3) Vers une véritable « culture commune » (que je définirai comme ensemble de l’étayage visant à structurer nos pratiques).

De mon point de vue, le contexte est favorable à cette construction d’un étayage structurant « des pratiques » (certains diront praxis). Pas de pratiques sans théorie ! C’est toujours le lien entre les deux qui pose souvent question aux cartésiens que nous sommes.

4) Un Lien aussi politique ?

De mon point de vue, la nécessité d’établir ce lien et de poursuivre la construction de notre culture commune peuvent relever d’une volonté politique de la Branche par exemple. Le manifeste a ouvert la voie à une dynamique qui doit permettre aussi cela.

5) Des formations dites « nationales » élaborées par la Branche concernent notamment la déontologie, la culture commune … le socle (corpus, en tant qu’ensemble d’enseignement) est en cours de constitution.

6) Un institut des ML/PAIO.

S’il en va des « maisons » (de l’emploi, du handicap, des adolescents, etc…) comme des « Grenelle » (insertion, environnement etc.), faisons le choix d’un institut fondé sur trois axes : Etude/Recherche (R&D), ingénierie de formation/consulting, formation/action.

C’est le projet que mérite les ML/PAIO, pivot de l’accompagnement des jeunes mis en difficulté. »

P.L. Bien,… Guère utile de s’appesantir sur ce qui précède : chacun qui aura fréquenté ce blog sait que, en tout point, qu’il s’agisse du « pas de pratique sans théorie » (et l’inverse) ou de la nécessité de cohésion d’un métier à partir d’un corpus commun stable, robuste, issu et contrôlé par les pairs (« un institut ») ou encore de l’incongruité  d’un secteur professionnel où la recherche et développement est au mieux considérée comme « oui, intéressante », plus communément comme une portion congrue accessoire, ce qu’écrit Jean-Philippe résonne en parfaite harmonie avec ce que, sans doute avec trop de redondance, insuffisamment de régularité, j’ai tenté sur cet écran.

Cependant force m’est de constater deux choses.

MayonnaiseMayonnaise

« Eduquer ce n’est pas remplir un vase mais allumer un feu », énonçait Montaigne… le même que celui des Essais pour lequel je m’étais amusé cet été à quelques digressions. La philosophie de cet espace était à cette aune… ne serait-ce que parce que avancer sur un projet global de professionnalisation exclut – sauf orgueil métastasé – de le faire seul et nécessite d’avoir en tête que « Comprendre, ce n’est pas tout comprendre, c’est aussi reconnaître qu’il y a de l’incompréhensible. » (1) Pour autant, hormis quelques « habitués » (merci à eux, très sincèrement), la mayonnaise n’a que peu pris, l’intelligence – enfin, une forme d’intelligence – étant demeurée plus distribuée que partagée. La tentative d’« invitation à l’intelligence partagée » a, entre autres, échoué. C’est, sinon totalement explicatif (2), du moins symptomatique. De quoi ? De ce que le « réseau » n’est, du moins en ce qui concerne la production d’un savoir, qu’une esquisse de réseau ou, plus exactement, un pseudo-réseau puisque la règle de base du fonctionnement réticulaire est la réciprocité, contributeur-rétribué. Ce qui n’a été que rarement le cas et, comme dit, souvent assuré par les mêmes : règle de Pareto, 20% des contributeurs produisent 80% des contributions. Mais que font les 95% de lecteurs non-contributeurs sinon potentiels ? Un an et demi de balise Argos à clignoter : les batteries s’usent… et le doute s’installe sur le projet d’un agir communicationnel (3) qui s’enlise dans la logique antinomique d’expertise ou, pire, dans un soliloque. «Le vide de ces espaces infinis m’effraie », écrivait Pascal…

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Lorsque Jean-Philippe observe le peu de contributions – aucune sur le dernier article visant à construire en concept la notion d’accompagnement – il n’a pas tort… sinon que, administrateur de ce blog, j’en connais la fréquentation… qui tendanciellement s’infléchit et, donc, ne se limite pas à un article. A l’inverse du Cid – « Nous partîmes cinq cents mais, par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port » – et hormis quelques pics, ce ne sont désormais que 200-250 personnes qui quotidiennement lorgnent sur ce blog, dont une partie très probablement au hasard des facéties d’orientation de Google. Il faudrait analyser, bien sûr, le pourquoi d’une si faible appétence sans rien oublier, depuis la perception de la pertinence des articles par les lecteurs dont certains ont pu être irrités par des positions politiques – j’espère jamais politiciennes – jusqu’au manque de souffle pour la réflexion et la réflexivité… qu’il est vrai les conditions professionnelles concrètes ne favorisent qu’exceptionnellement (4). Sans omettre l’épuisement de l’auteur, un peu de la même nature que celui que l’on doit ressentir à tenter et retenter de planter un clou dans un jet d’eau.


DownloadedFileRévérence

J’ai donc décidé de lever le pied et d’interrompre ce blog. L’ami X de DocInsert n’y est pour rien, en tout cas au titre d’une éventuelle contamination. Assurément d’ailleurs, reviendra-t-il rapidement… mais je n’en dis pas plus. D’autres rédacteurs continuent et le font remarquablement : entre autres, Benoît Willot avec Emploi et Création, Christian Bensi avec Informer autrement, l’ami Michel Abhervé et son blog.

Ainsi coule la vie : les cellules mortes permettent les cellules vivantes ; les défunts blogs ouvrent un espace pour de nouveaux blogs ou renforcent ceux qui demeurent. C’est une leçon d’Héraclite : « Vivre de mort, mourir de vie ».

Autre leçon, cette fois tirée d’Edgar Morin, inspirateur inépuisable : la complexité, c’est l’aléatoire. J’interromps donc, revenant à mes habitudes pré-numériques (Gutenberg) de publications dans des journaux et revues (assurément, on ne se défait pas d’un coup de trait de l’addiction à l’écriture)… car qui sait ce que sera… non, quand même pas demain, mais peut-être après-demain ? Ceci, c’est une autre histoire.

Merci à celles et à ceux qui ont cheminé un peu-beaucoup-passionnément sur ces mots. (5)

MargueriteRévérence.

(1) Edgar Morin, L’éthique. La méthode 6, 2004, Seuil, p. 139.

(2) Il est possible qu’une autre explication recouvre tout-à-fait simplement la légitimité de l’émetteur. Sans doute un tel espace d’analyse serait-il mieux porté par une entité labellisé.

(3) Il a été à plusieurs reprises question ici de l’agir communicationnel développé par Jürgen Habermas dans Théorie de l’agir communicationnel (1987, Fayard).

(4) Peu de missions locales ont structuré la R&D et « l’échange de pratiques » qui, de ce que j’en connais, n’y suppléent pas.

(5) Je laisse ce blog ouvert, libre d’accès, pour que les piou-piou qui le souhaitent aillent y piocher au gré de leurs besoins et envies.


Esquisse de définition de l’accompagnement social ou, plutôt, socioprofessionnel

novembre 10, 2009


S’il appartient à la tradition du travail social, l’accompagnement est une notion qui a été très largement appropriée par les acteurs des politiques de l’emploi, de façon plus générale par les « intervenants sociaux ». « L’accompagnement est ainsi devenu le mot le plus général pour désigner les pratiques d’un ensemble très large d’intervenants sociaux dans les secteurs les plus divers. » (1) Probablement pour deux raisons majeures. La première est que, dans la mesure où il considère la personne dans sa globalité, l’accompagnement humanise la mise à l’emploi. La seconde tient à la mutation du marché de l’emploi, à sa flexibilité, qui appelle une « sécurité sociale professionnelle », l’accompagnement représentant en quelque sorte la garantie de stabilité et de continuité dans l’instabilité et la discontinuité. On n’est guère éloigné de ce « point fixe » que Robert Musil recherchait en plantant un clou dans un jet d’eau (L’homme sans qualité). Point essentiel, l’accompagnement n’appartient pas qu’au champ du social mais est devenu – pour les jeunes et avec l’article 13 de la loi de cohésion sociale – un nouveau droit créance voulu par le législateur.

 

L’expression « accompagnement social » demeure cependant ambiguë car elle signifie pour beaucoup un accompagnement dans tous les champs de l’activité humaine, excepté celui du professionnel : habitat, mobilité, culture, santé, etc. Cependant, dès lors que l’accompagnement social soustrairait  le champ professionnel, force serait de constater qu’il ne serait plus global.

Au regard du principe-pivot des missions locales, l’approche globale (ou « holistique »), c’est-à-dire l’indissociabilité et la non-hiérarchisation des domaines, la conception de l’accompagnement social correspondra ici à ce que l’on pourrait/devrait peut-être, sans doute, nommer plus précisément l’accompagnement socioprofessionnel.

Le champ de l’accompagnement socioprofessionnel porte sur la personne dans sa globalité, s’appuie sur le principe de ses ressources, vise à réduire ou à résoudre les difficultés de tous types qui font obstacle à l’intégration, cette dernière entendue comme finalité du processus d’insertion professionnelle sociale (2), et mobilise les professionnels qui interviennent en « prenant en compte » et non « en charge ».

La posture professionnelle se fonde en conséquence sur l’aide au développement de l’autonomie de la personne et n’est pas ou ne doit pas être une démarche hétéronome.

 

Sur le volet professionnel, l’accompagnement répond à « la nécessité de promouvoir une sécurisation des trajectoires passant par la prévention de la dégradation des compétences, l’amélioration des mobilités et le développement de l’employabilité. » (3) Finalisé par l’accès à l’emploi et le maintien dans celui-ci de la personne, souvent en étayage d’une logique d’alternance, « l’idéal » de l’accompagnement repose sur une synthèse, issue d’une négociation (dialectique) d’éléments dialogiques entre projet de vie et projet professionnel, ressources individuelles et potentialités du marché du travail, normes prescrites et pratiques effectives. Cette synthèse négociée est formalisée dans un contrat qui peut lui-même s’inscrire dans un dispositif énonçant un certain nombre de conditions (modalités) à remplir.

 

L’accompagnement ainsi institutionnalisé renvoie aux difficultés que rencontrent les demandeurs d’emploi pour accéder à l’emploi, pour intégrer un marché de l’emploi dont les codes semblent de plus en plus difficiles à décrypter. Son rôle paraîtrait d’autant plus nécessaire que d’importants changements dans les modes de recrutement et les organisations du travail sont attendus dans les années à venir (4). De fait, il introduit une nouvelle dimension dans le rapport au marché du travail : une sorte d’espace alternatif (pour les jeunes, de socialisation ?) dans lequel les opérateurs en charge de l’accompagnement compilent des procédures, des outils, des prestations et doivent faire preuve d’innovation (5), afin d’aider les demandeurs d’emploi à intégrer le marché du travail. Quant à ceux-ci, ils doivent trouver dans cet espace les moyens de créer des liens avec le marché de l’emploi et, en cela, prendre conscience de leurs capacités et potentialités, acquérir les codes du dialogue employeur – employé, au besoin définir un projet et/ou suivre une formation, etc., pour, à terme, être autonome dans le monde du travail. Ainsi les mesures d’accompagnement, qui sous-entendent un contrat – selon les cas – formel ou informel passé entre le demandeur d’emploi et l’opérateur, sont supposées inscrire les individus concernés dans une dynamique d’échange et de recherche. Un paradoxe se pose alors : ces mesures permettent-elles effectivement aux individus d’atteindre à une réelle autonomie ou induisent-elles au final un besoin plus fort d’accompagnement ?(6) Le risque de cette dernière hypothèse est d’autant plus fort que, dans nombre de cas et ceci étant accentué par la crise, les professionnels en principe mobilisés pour gérer du flux sont, faute de débouchés, contraints  une gestion de stock. Ils sont, selon la métaphore de Robert Castel, comme le passeur qui au milieu de la rivière s’aperçoit qu’il n’y a plus de berge où débarquer ses passagers. La tentation peut être forte,  ce moment, de se focaliser plutôt sur l’accompagnement que sur le résultat de celui-ci : un accompagnement ad vitam, ad libitum…

 

Que l’accompagnement soit global ne signifie pas qu’il est réalisé par un seul professionnel, le référent, qui apporterait toutes les réponses. Le référent est le « fil rouge » de l’accompagnement, son « marginal sécant » qui évolue dans et entre toutes les sphères de la socialisation, garant d’une continuité de l’action, d’une cohérence de celle-ci (le référent est, à l’échelle de la relation avec le demandeur d’emploi, ce que devrait être, à l’échelle d’un territoire, une maison de l’emploi : un guichet unique) et mobilisateur du réseau partenarial (ressources internes et externes des politiques de l’emploi et des politiques sociales) ainsi que du réseau d’entreprises et de structures spécialisées.

 

Selon les professionnels, les structures (moyens et management), les métiers, les institutions d’appartenance (dès lors que l’on raisonne en ne se limitant pas aux missions locales), les contextes ainsi que les exigences de société (financeurs, dispositifs réglementaires et juridico-administratifs), l’exercice de l’accompagnement prend des formes variées, plus ou moins univoques et formalisées. Toutefois l’accompagnement associe de façon quasi-systématique six éléments agencés avec et autour de l’usager :

le référent unique (interaction),

le projet (ambition),

le contrat (conditions),

l’entretien (réalisation),

l’apport instrumental (ateliers) et la relation à l’entreprise (dotation),

les ressources de l’environnement, le partenariat, le tutorat (démultiplication).

Chacun de ces éléments constitutifs de l’accompagnement est lui-même construit à partir de plusieurs variables : l’entretien, par exemple, s’appuie ou non sur un outil (logiciels Parcours…), se déroule à une fréquence déterminée ou indéterminée, rapprochée ou non (7), s’inscrit dans une logique de rendez-vous ou est immédiat en fonction de la demande de la file active…

 

Sur le volet socioprofessionnel, qu’il soit ou non « renforcé », mais subséquemment avec une graduation de l’intensité de l’offre de service, l’accompagnement s’exerce dans quatre sphères interdépendantes :

La sphère strictement professionnelle dont l’objectif est l’indépendance économique via l’accession à l’emploi (8). Mais cet objectif est lui-même insuffisant et il doit s’accompagner d’une capacité de la personne à gérer des discontinuités, sinon systématiques du moins prévisibles particulièrement pour des emplois de bas niveau de qualification. Le saut qualitatif du « vers » à « dans » l’emploi modifie substantiellement les pratiques d’accompagnement et les représentations des opérateurs de leurs métiers (deux « clients » au lieu d’un seul, le demandeur d’emploi et l’entreprise), contraignant théoriquement une partie de ces derniers à une acculturation au regard de leurs postures vis-à-vis des entreprises et de l’économie marchande. Des solutions organisationnelles, variables selon les structures, peuvent exiger cette acculturation ou, au contraire, l’éviter par exemple en opérant une division du travail (« chargés de relations entreprises », équipe emploi « dédiée »). Cependant – et cela constitue un point de vigilance – l’évolution « dans » l’emploi contraint à repositionner les intermédiaires de l’emploi dans une dimension qu’ils n’auraient jamais dû sous-estimer : l’efficacité de la politique de l’emploi est déterminée par son articulation avec les stratégies micro-économiques des entreprises et des territoires. A la sphère économique est rattaché l’homo oeconomicus, producteur et reproducteur.

La sphère de l’individuation, « micro », concernant les rapports de la personne à elle-même (santé physique et psychique) et à son environnement familial, l’équilibration de ces rapports intervenant de toute évidence sur la capacité d’exercer professionnellement (le « savoir-être »). A la sphère de l’individuation est rattaché le Sujet, par définition singulier et unique, et la visée est l’accomplissement (ou épanouissement).

La sphère de la sociabilité, « meso », où sont en jeu les relations de la personne avec son environnement proche : voisinage, quartier, groupes amicaux et associatifs, etc. La thématique est ici celle du lien social et de l’appartenance (à l’inverse de l’isolement) dont une partie est directement déterminée par l’activité professionnelle (l’entreprise étant un espace de construction, d’appartenance et de reconnaissance identitaires) et dont une partie détermine l’activité professionnelle (travailler en équipe). A la sphère de la sociabilité, est rattaché l’Acteur, par définition collectif, et la visée est le lien.

La sphère du sociétal, « macro », qui correspond aux relations de la personne à la société, celles-ci articulant deux axes : l’acquisition de normes (le « vivre ensemble ») et la citoyenneté (droits et devoirs). L’une et l’autre, de toute évidence, ont également à voir avec la capacité de s’insérer professionnellement. A la sphère du sociétal est rattaché le Citoyen et la visée est l’émancipation.

 

Sphères Dimensions Idéauxtypes Visées
Professionnel micro/meso/macro Homo oeconomicus Indépendance économique
Individuation micro Sujet Accomplissement
Sociabilité meso Acteur Lien
Sociétal macro Citoyen Emancipation

 

 

Chacune de ces sphères, encore une fois interdépendantes, fait appel dans le cadre de l’accompagnement socioprofessionnel à un processus que l’on pourrait identifier comme un transfert de capitaux, l’hypothèse posée (diagnostic) étant que la personne en insertion accuse un déficit dans un ou plusieurs types de capitaux.

Capital économique, avec la mobilisation d’allocations, de secours, d’aides « interstitielles », de micro-crédit, etc…

Capital culturel, avec le recours à des formations, des validations de parcours.

Capital social, pour le volet professionnel via l’accès au réseau des opérateurs (entreprises, intervenants spécialisés…), l’utilisation des mesures multiples de la politique de l’emploi (prestations Pôle emploi, dispositifs spécifiques des collectivités territoriales…), voire même par l’innovation et la conception de nouveaux outils (par exemple l’association nationale des jeunes créateurs d’entreprise, la création de groupements d’employeurs, de groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification ou de structures d’insertion par l’activité économique…) ; pour le volet non professionnel, via l’accès aux ressources (acteurs, dispositifs, droits…) des domaines de la culture, de la santé, du logement, etc.

Capital symbolique par la remise en confiance de la personne (ateliers d’ « image de soi », projet individualisé et, de façon plus générale, les règles de l’entretien d’aide…).

L’accompagnement vers et dans l’emploi s’analyse en termes de processus, c’est-à-dire avec un début qui correspond à la prescription, à la demande et au diagnostic (10), avec un déroulement qui, s’inscrivant dans des représentations, mobilise des outils multiples directement (formations, mesures, tutorat…) ou indirectement (volet social, individuation, sociabilité…) en réponse à la problématique d’employabilité, avec enfin une conclusion posant la question de l’évaluation (11).

En conclusion, l’accompagnement dit « social » est en fait l’accompagnement socioprofessionnel pour les missions locales. Fondé sur le principe, à défaut d’être un concept, d’approche globale, il est un processus qui appelle, d’un point de vue évaluatif, au critère de « réalisation », sa finalité, l’intégration, appelant elle le critère de « résultat ».

A ces critères, on doit ajouter pour évaluer la qualité d’un accompagnement, ce de façon non limitée mais a minima exigible, les critères de…

Effectivité : c’est la question de la méthode (comment procède-t-on ?)

Décentration : c’est la question du centrage sur les besoins de l’usager, ses capacités, avant de répondre aux objectifs des programmes.

Conformité : c’est la question de la double cohérence, celle vis-à-vis de l’institution qui finance l’accompagnement, celle de la structure qui met en œuvre l’accompagnement. Entre ces deux perspectives, on le sait, existent des contradictions qui peuvent être des tensions.

 

(1) F. Mégevand, « L’accompagnement, nouveau paradigme de l’intervention publique », in (sous la dir.) R. Ballain, D. Glasman, R. Raymond, Entre protection et compassion. Des politiques publiques travaillées par la question sociale. 1980-2005, 2005, Grenoble, PUG.

(2) L’insertion professionnelle et sociale est un objectif opérationnel, l’intégration un objectif finalisé (P. Labbé, Les bricoleurs de l’indicible, 2003, Apogée).

(3) (sous la dir.)  P. Auer, G. Besse, D. Méda, op. cit., p. 25.

(4) O. Chardon, M-C.Estrade, F. Toutlemonde, « Les métiers en 2015 : l’impact du départ des générations du baby-boom, Premières synthèses, DARES, n°50.1, décembre 2005.

(5) C. Baron, P. Nivolle, « L’inventivité au quotidien des missions locales et PAIO », Premières synthèses, DARES, n°34.1, août 2005. – M.-C. Bureau, C. Leymarie, « Innover dans le social : l’exemple des missions locales », Connaissances de l’emploi, CEE, n°12, février 2005. Rappelons que, pour les missions locales, l’innovation est posée non comme une possibilité ou un souhait mais bien comme une obligation (Charte de 1990).

(6) S. Mas, « Bilan de 5 ans de programme Trace : 320 000 jeunes en difficulté accompagnés vers l’emploi », Premières synthèses, DARES, n°51.1, décembre 2004. Cette question a été explicitement posée par M. Larcher lors de la journée « Dynamisons l’accès à l’emploi des jeunes » le 22 mars 2006 : « faut-il accompagner l’après-CIVIS ? »

(7) Notons, en ce qui concerne la fréquence des entretiens, qu’il faut éviter de raisonner à partir du postulat que plus la fréquence est élevée, mieux cela sera pour l’accompagnement. Comme l’écrit le rapport de la Cour des Comptes pour le PARE-PAP « le nombre d’entretiens à réaliser a pesé sur l’organisation du travail dans les agences locales et la qualité de l’entretien s’en est ressentie. » (L’évolution de l’assurance chômage : de l’indemnisation à l’aide au retour à l’emploi, Synthèse du rapport public thématique, mars 2006, p. 10).

(8) L’emploi est entendu aujourd’hui, de façon quasi-exclusive, comme l’emploi dans le secteur marchand. Cette conception est étriquée et devrait a minima s’élargir à l’emploi public et à l’emploi du tiers secteur (économie sociale).

(9) Par exemple, la méthode d’éducation active ADVP (activation au développement vocationnel et personnel) assez répandue dans les SIAE.

(10) Dès lors que l’on raisonne en termes de processus, on comprend l’importance de la qualité de l’amont, c’est-à-dire du diagnostic (réalisé par l’opérateur seul – avec quel outil ? – ou s’appuyant par exemple sur un bilan de compétences) puisque celui-ci détermine dans une large mesure le déroulement de l’accompagnement. Si le diagnostic est spontanément associé au demandeur d’emploi (ressources, qualification, freins à l’emploi…), il doit également être corrélé à la dimension de l’offre (connaissance des évolutions socio-économiques du territoire) et, comme tel, recouvre une connaissance outillée s’appuyant sur des diagnostics glissants (Plan d’action local du SPEL), sur des bases développées de type Argos, sur des système de veille partagé, sur des instances ad hoc (GIL, « groupe d’initiative locale », en Lorraine, etc.). « Il suffit sans doute {…} que les formations soient bien articulées avec à la fois les compétences de départ des chômeurs, les besoins des entreprises, les prévisions d’emploi… » (A. Lefebvre, D. Méda, Faut-il brûler le modèle social français ? 2006, Paris, Seuil, p. 124).

(11) Encore une fois, la dissociation entre les volets emploi et social est plus qu’incertaine. Ainsi, pour l’APE (Accompagnement personnalisé à l’emploi), le cahier des charges parle de « lien renforcé avec l’usager », expression qui n’est pas « sans évoquer les pratiques traditionnelles du suivi social et notamment celles des assistantes sociales de circonscription. », M.-C. Duru, La fonction accompagnement dans les actions de formation et d’insertion vers l’emploi, 1997, Comité de liaison pour la promotion des migrants et des publics en difficulté d’insertion, p. 52.


Echos, humour, tripoux.

octobre 30, 2009

Cynisme…

L’UNADEL – qui se définit sur la page d’accueil de son site comme permettant « l’expression politique du développement local auprès des pouvoirs publics et agit pour une reconnaissance du mouvement local, des acteurs et des structures de développement local au niveau national et européen » – a fait paraître – elle n’y est plus – une annonce de recrutement dont, en substance, on retiendra qu’est recherché un mouton à cinq pattes qui, travaillant sous l’autorité du Délégué général,  sera un « chargé de mission métiers du développement territorial », démontrera – c’est un pré-requis -  des « capacités d’analyse, de synthèse et de rédaction » ainsi – faut-il le préciser ? – qu’ « un esprit d’initiative et dynamisme » tout en garantissant « disponibilité », « autonomie » et « rigueur ». Il va de soi que l’impétrant sera de « formation supérieure (master 2) en développement territorial, en aménagement du territoire », disposera d’une bonne « expérience » et de « compétences en animation de réunions, développement de réseaux d’acteurs et dans la conduite de projet », sans compter qu’ « une expérience de création et d’animation de blog serait appréciée ». Bref, une pointure. Pour un poste à temps complet, basé à Paris… et dans le cadre d’un « CDD de 6 mois renouvelable (Contrat aidé CAE) ». Tant qu’à faire, le candidat devra préciser dans sa lettre de motivation son « éligibilité aux contrats aidés CAE ».

abherve

Michel Abhervé réagit vigoureusement dans un courriel de la liste de diffusion de l’ADELS : « Un CAE c’est normalement « un contrat de travail à durée déterminée, destiné à faciliter l’insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d’accès à l’emploi. » Recruter sur ce profil avec un master 2 en CAE me semble contribuer à la dévalorisation des métiers dont ce chargé de mission devra s’occuper. Je sais que les temps sont durs, mais il faut quand même raison garder, même si la situation de l’emploi incite à ce type de proposition. »

Bien vu, Michel.

Richoton…

CRS

Etre donc vigilant… c’est sans aucun doute le cas des CRS, c’est-à-dire des « clowns à responsabilité sociale » qui, à Clermont-Ferrand, multiplient des actions telles qu’une manifestation avec le slogan « moins d’assedic, plus de domestiques » ou pour le « contrat première débauche », qui se déguisent en « petits frères des riches » et qui organisent sur le modèle du Téléthon des « Richoton » pour aider les riches en chantant à tue-tête « Sarko, il est des nôtres, il aime le fric comme les autres. » Il n’y a pas que le Cantal et les tripoux (1) en Auvergne : « L’humour est une révolte supérieure de l’esprit », disait André Breton. Il en faut. Aux Auvergnats et aux autres. On peut aller sur leur site. C’est imaginatif, jouissif.

Adoption…

JEAN SARKOZY

Le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) ne manque pas d’humour non plus : il propose aux jeunes de moins de 25 ans qui éprouvent des difficultés à trouver du travail de se faire adopter par le président de la République. Ceci bien sûr en lien avec l’accession de Jean Sarkozy à l’EPAD. Les jeunes socialistes se sont rendus devant l’Elysée en brandissant des formulaires d’adoption pré-remplis au nom de N.S. Ils sont disponibles – pas les jeunes socialistes mais les formulaires – sur le site du MJS « Devenez un Sarkozy » .  Au regard du nombre de jeunes au chômage, si des suites sont données aux demandes d’adoption, il est probable que le président bénéficiera de la carte SNCF famille nombreuse.

Compte-tenu du décalage horaire « Martinique – métropole », ce sera tout pour aujourd’hui.

A suivre.

(1) Spécialité auvergnate : veau et agneau hachés et mélangés à une farce puis roulée dans une pansette d’agneau. Pour amateurs.


Chapeau DocInsert !

octobre 29, 2009


REGIS BARBIERDe Régis
: « Juste un petit mot sur la reconnaissance sans argent : c’est DOCINSERT, outil de veille unique pour le réseau (?) des Missions locales qui va prochainement s’interrompre… A titre personnel, je souhaite une mobilisation forte pour que cette initiative soit relancée et soutenue par l’ensemble des Missions locales. Après, reste à en définir les modalités. Cela ne m’appartient pas. Mais, que cela soit en termes d’efficience (multiplication des mêmes recherches) ou d’efficacité (communication interne au réseau pour diffuser une information peu ou mal connue), cet outil national a fait ses preuves. Alors ne mégotons pas sur les conditions financières de sa relance ! »

Avec l’interruption de DocInsert , Régis pointe justement ce qui constitue un problème pour ce réseau… suivi d’un point d’interrogation que l’on peut aussi assurément que malheureusement écrire en gras et souligné. Il se trouve que je connais bien son créateur et – cela peut sembler incroyable compte-tenu du foisonnement d’informations – animateur… unique et bénévole. Une fois encore, cela renvoie à l’idée d’engagement. Car le personnage qui se cache derrière DocInsert est un piou-piou de mission locale animé par ce qui est tout autant un constat qu’une conviction : un réseau ne fonctionne pas sans partage d’informations. Alors, certes, on pourra toujours dire que l’information sera là par d’autres canaux, sites officiels et institutionnels. Cependant « le medium c’est le message » disait Mac Luhan il y a déjà quarante ans, ceci signifiant que le canal est loin de n’être qu’un tuyau permettant une circulation de l’information de l’émetteur au récepteur. DocInsert, outre un travail de collecte remarquable (combien de fois ne me suis-je pas dit « mais comment fait-il, le bougre, pour trouver tout cela ! quand trouve-t-il le temps ? quand dort-il ? »), est/était une initiative personnelle au bénéfice de tous. A maintes reprises, sur ce blog mais également lors de formations, j’ai recommandé DocInsert et beaucoup d’acteurs des missions locales avaient pris l’habitude d’y fureter. Modeste pierre à l’édifice de DocInsert car, par lui-même, par sa pertinence, sa réactivité et sa fiabilité, ce site créé en mars 2008 était parvenu à s’imposer comme une source point de passage obligé de l’information sur les missions locales. Peut-être doit-on noter qu’un problème réside paradoxalement dans ce mot « information » car, bien sûr, l’ambition de DocInsert allait au-delà et visait la communication. C’est-à-dire de l’échange, de l’interaction, des contributions, de l’intelligence non pas distribuée mais partagée. Et là, bien sûr, le hiatus du saut qualitatif du lecteur à l’acteur. Comme, je l’imagine, pour d’autres sites reposant sur la volonté et la passion de leurs animateurs (Benoît avec Emploi et Création, Michel Abhervé , Christian avec Informer autrement …) ; comme, je le sais, pour ce blog car, même si à ce jour on y recense 373 articles et 383 commentaires, force est de constater que la règle de Pareto s’y applique : 20% des contributeurs représentent 80% des contributions. Le risque de l’épuisement du rédacteur est donc tapi… le seul antidote étant les signaux, même faibles, qui reviennent en feed-back, autant de petites balises Argos qui clignotent et encouragent à poursuivre sur un chemin qu’on imaginait certes pas aussi long.

GRAMSCIRevenant à DocInsert, bravo Antoine (prénom changé, comme on l’écrit dans les reportages pour préserver l’anonymat) ! Quant à une mobilisation du réseau que suggère Régis, je n’y crois guère car l’adage de Gramsci, « le pessimisme de la raison, l’optimisme de la volonté », peut tout autant s’énoncer dans l’ordre inverse.

photoUne suggestion toutefois, qui ne prendra qu’une minute à chacun :taper  docinsert78@yahoo.fr et faire briller de quelques mots une petite lueur pour au moins saluer le bonhomme. Un simple témoignage de reconnaissance, comme on dit merci à quelqu’un qui vous a rendu service. Je pense que cela lui fera du bien… même si sa boîte risque fort d’être encombrée ! Tant pis pour lui, il n’avait qu’à y réfléchir avant.

Merci pour lui.

Régis à nouveau:

“Merci Philippe déjà de reprendre ma contribution.  Sans vouloir mélanger les genres, je pense qu’on est dans le même combat que pour la reconnaissance des Missions locales et de tous leurs salariés dans les négociations avec nos financeurs ou avec nos employeurs (je n’oublie pas que je ne suis qu’un simple employé). Bien évidemment, je salue le travail de Johnny (celui qu’on pourrait mettre en cage à Médrano si les Missions locales ne se mobilisent pas pour maintenir et développer Docinsert) et, avec d’autres, nous essaierons de trouver tout à la fois les moyens de reconnaître son remarquable travail et de faire de Docinsert l’outil de veille et de communication des Missions locales…

Tiens une idée : que dans les évaluations multiples et variées, une case : participation à la communication dans le réseau soit créée…

Et une seconde : que tous ceux qui veulent travailler au maintien de Docinsert réagissent à la suite  de cet article… Car, comme l’a dit celui qui a demandé un rapport à Bertrand Schwartz : “Je me sens proche de ces utopistes qui, à force de croire obstinément à leurs rêves, finissent par leur imposer la réalité”, on ne peut, dans la période actuelle, perdre un outil de lien, d’information…

Peut-être que ton blog va exploser Philippe.”