Cohérence.

C’est un gros livre, 670 pages, signé de Vincent Fuchs et ça s’appelle rien de moins que Dictionnaire de l’emploi, de l’insertion et de la formation (Chronique Sociale, 2010). Question d’habitude et de test, on cherche « Insertion » et, page 352, on lit : « Ce terme d’ « insertion » est souvent utilisé par les acteurs locaux de l’emploi et par les décideurs publics, mais il reste un concept faible. Il laisse ainsi peu de place à la personne qui devient souvent « l’objet » d’actions d’insertion alors que c’est elle, dans les faits, qui est véritablement le sujet et l’acteur de son Parcours d’insertion. On lui préfèrera le terme d’ « intégration sociale ou professionnelle ». La notion d’intégration est plus participative, plus dynamique et elle implique une réciprocité entre la personne qui « s’intègre » et l’entreprise, la collectivité, l’association ou plus généralement la société qui « l’intègre » et ainsi s’enrichit. »

Et bien non, on ne lui préfèrera pas le terme d’intégration pour au moins deux raisons… sans compter le fait que dire de l’insertion qu’il faut lui préférer la notion d’intégration dans un dictionnaire qui s’annonce comme celui « de l’emploi, de l’insertion et de la formation » ne lasse pas d’étonner. Il eût fallu dans ce cas, appliquant son conseil à soi-même, baptiser l’ouvrage Dictionnaire de l’emploi, de l’intégration et de la formation… Question de cohérence.

Agent ou acteur.

La première est que la notion d’intégration n’implique pas nécessairement la participation. On peut être intégré dans un ensemble sans y participer autrement que par cette présence… sans bouger, comme incrusté. On peut remonter à Durkheim pour qui l’intégration d’un individu ou d’un groupe d’individus recouvre le fait que l’un ou l’autre ait trouvé sa place dans un même ensemble (collectivité, société), ce qui aboutit à la formation d’un ensemble cohérent… l’essentiel étant que tienne cet ensemble. Etre intégré peut signifier avoir intégré et – pour parler comme Pierre Bourdieu dont on célèbre le dixième anniversaire de sa mort – « incorporé » les normes dominantes, savoir se tenir à sa place – ce qui n’est pas exactement synonyme de participation et de dynamisme – comme cela peut signifier effectivement s’inclure dans un ensemble d’interactions, normes, valeurs en les faisant évoluer. Bref, l’intégration peut être active et positive, par exemple lorsque l’on parle d’une « intégration réussie en entreprise », mais aussi passive et guère signifiante d’émancipation. Résumons cette ambivalence en indiquant qu’un individu intégré peut être un agent agi par la vie comme il peut être un acteur agissant sa vie. Un engrenage ou une stratégie.

Processus – état, état – processus.

La seconde raison est qu’il ne s’agit pas d’opter pour l’insertion ou pour l’intégration, une notion se substituant à l’autre. Ce qui les distingue est que l’insertion est un « processus – état » alors que l’intégration est un « état – processus ». Que faut-il entendre par là ? Il serait sans doute plus facile et plus compréhensible de distinguer à partir de « processus » – l’insertion – et « état » – l’intégration -, le processus impliquant un début et une fin, cette dernière, si elle est heureuse, étant l’intégration. Mais les choses sont un peu plus compliquées parce que des parcours d’insertion s’allongent et, donc, deviennent un quasi-état permanent durant parfois plusieurs années (stabilité de l’instabilité) et que, d’autre part, avec la fin du modèle ternaire « formation – emploi – retraite » et les promesses de trajectoires discontinues, l’intégration devient aussi un processus (instabilité de la stabilité).

Barbecue.

On n’a donc pas à préférer l’intégration à l’insertion parce que les critiques exprimées dans les années 80-90 à l’insertion (« notion – valise », « concept fourre-tout »…) sont aujourd’hui et déjà depuis quelque temps tombées. L’insertion correspond à une période, plus ou moins longue selon les individus et leurs « capitaux » (économique, social, culturel, symbolique) mais également selon l’état du marché du travail, qui débouche sur l’intégration comprise comme une situation mieux stabilisée… même si désormais l’instabilité guette et menace les attributs symboliques de l’intégration, depuis le pavillon en zone rurbanisée avec le barbecue du dimanche jusqu’à l’appartenance solide parce durable dans des collectifs de travail.

Bis repetitas…

Cette insertion est professionnelle et sociale (« globale », « systémique », « holistique »…) parce qu’elle vise une intégration également professionnelle et sociale renvoyant aux deux piliers que sont l’indépendance économique (le Producteur qui subvient aux besoins) et l’autonomie sociale (le Sujet qui s’épanouit, l’Acteur qui se lie et le Citoyen qui s’émancipe). Mais, de tout cela, il a été maintes et maintes fois question… Au risque du rabâchage, on n’y reviendra donc pas.

Publication…

On trouvera ici un article de votre serviteur qui vient de paraître dans les ASH, ASH-27janv interview PhLabbé Insertion.

Bonne lecture.

Lectures

Posted: janvier 26, 2012 in Au gré des lectures

Télérama publie chaque jour sur son site une courte chronique d’une personnalité, souvent du monde culturel, exprimant un avis sur l’élection présidentielle. Cela dure cent jours. C’est parfois drôle – aujourd’hui, par exemple, c’est la chanteuse Juliette avec une prescription médicamenteuse de 26 mg de paracétamol hollandais, 22 mg de Sarkozine Tremulans, etc.

A J-91, c’était Marie Pezé, psychanalyste, responsable du réseau Souffrance et Travail. Extrait :

{…} Je voterai plus volontiers pour chacun d’entre nous. Pour que chacun d’entre nous se saisisse, à son niveau individuel, de la dégradation de notre société. Pour que chacun d’entre nous se délivre de ses petits silences quotidiens, de ses petites cécités, des têtes tournées ailleurs quand il faudrait regarder. Sommes-nous indemnes de petits consentements, de petits égoïsmes ? Les citoyens épuisés, isolés que nous sommes sont devenus très dociles et opposent l’efficacité du dressage à toute action critique.

La peur a été si savamment distillée partout dans notre société que nous en sommes devenues les meilleures courroies de transmission. Il règne dans ce pays une conviction étrange reposant sur la certitude qu’un Français heureux risquerait de s’endormir et qu’il faut entretenir sa « précarité subjective », l’empêcher de se stabiliser dans sa vie, spatialement, géographiquement, émotionnellement, collectivement. Le chacun pour soi, la désagrégation des collectifs, la masse grandissante des chômeurs, la vision des SDF y contribuent. Cette peur sociale organise la société du consentement, de la capitulation, l’adhésion à des mises au ban pour sauver sa peau, sa place.

Je crois pourtant que se trouvent là de puissantes marges d’action à conquérir.

Alors assez de commissions, de rapports, de recherches, de réflexions, d’expertises, d’audits, de quantification. Politiques sournoises, intentions masquées, hiérarchies complices, fatalisme se conjuguent pour transformer ce pays en un champ stratégique ne visant que des résultats financiers. La fonction symbolique des institutions, de l’Etat, devrait permettre la régulation, la répartition des places et des rôles autour du travail réel pour redresser ce pays. Son recul nous entraîne vers les seuls objectifs quantitatifs ou de savoir-être comportementaux, stratégiques.

Nous sommes mis en concurrence les uns avec les autres, avec le salarié du bureau d’à côté et celui de l’usine à l’autre bout de la planète. Et avec nous même, devenu le chef d’équipe chargé de se fixer ses propres objectifs et le subordonné chargé de les atteindre ! Auto-entrepreneur de soi-même.

L’idée d’un monde qui ait du sens est une croyance fondamentale. La perdre nous pousse tous au désespoir. Alors donnons de la voix, toutes nos voix… »

Allez, en bonus, à recommander pour sa chute ou si l’on aime les macarons : « Une bonne raison de voter Sarkozy » de Frédéric Krivine.

A suivre…

 

Choix de lisibilité : de retour de Martinique après une semaine avec une équipe de FACE chaleureuse et imaginative, les commentaires des uns-unes et des autres en front-office tant le réflexe de cliquer sur la petite bulle en haut à droite n’est pas automatique…

Saugrenue.

Régis, le 13 janvier (« Quand le bâtiment va… ») : « Dans le genre des propositions saugrenues, celle d’Yvon Gattaz, ancien Président du MEDEF et Président, entre autres, de l’association Jeunesse et Entreprise et de celle des Entreprises de taille intermédiaire (P.L. Plus exactement l’Association des moyennes entreprises patrimoniales) :
« Pour favoriser l’emploi des jeunes, les deux associations proposent que soit créé un « contrat première insertion Jeunes » (CPIJ), un véritable contrat de travail qui se substituerait au RSA. L’entreprise toucherait une subvention (équivalente aux indemnités de chômage ou RSA) pour rémunérer le jeune salarié et serait partiellement exonérée de charges. »

Si le jeune bénéficie du RSA, c’est soit qu’il a plus de 25 ans, soit qu’il bénéficie du RSA jeune dont une des conditions est d’avoir travaillé 3214 heures au cours des trois dernières années – donc ce ne peut être un contrat première insertion et, en s’appuyant sur l’analyse du blog de Michel Abhervé, on sait que ce sont moins de 10 000 jeunes qui seraient concernés -, soit qu’il est parent isolé…

Bref, une annonce qui aurait peu, très peu de portée… mais entre l’effet d’annonce et la recherche de résultats opérants, quelle est la priorité ? »

P.L. Selon Wikipédia, Yvon Gattaz serait connu pour son humour, un certain nombre de citations lui étant prêtées, certaines médiocrement hilarantes (« Vite et bien »…), d’autres effectivement pertinentes, singulièrement celle-ci : « Le malheur est dans le prêt. »

Cegète.

Jean-Philippe, le 13 janvier (« Quand le bâtiment va… ») : « Une fois n’est pas coutume … Propagande ou pédagogie, à vous de juger. Je propose aux fidèles lecteurs d’aller jeter un œil sur un tract CGT au sujet du sommet « anti social » du 18 janvier prochain et sur deux dossiers complets de la CGT finances (des connaisseurs en la matière) : le premier… et le second

Machine.

Henriette, le 17 janvier (« Vœux d’ailleurs qu’ici. 4 ») : « Ce sujet est justement le thème d’un grand colloque organisé par la Fondation ManpowerGroup pour l’emploi et Libération, ce jeudi 19 janvier 2012, entre 18h30 et 20h30, dans le grand amphithéâtre de l’ESCP Europe.

Autour des auteurs de La Machine à trier. Comment la France divise sa jeunesse, de Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de Vincent Peillon, chargé des questions scolaires dans l’équipe de François Hollande, de chefs de grandes entreprises, d’acteurs de l’insertion et de jeunes d’horizons divers, ce sera l’occasion d’un grand débat de société pour proposer aux décideurs des solutions à un problème grave.

Pour y assister et participer, inscrivez-vous – ainsi que toute personne intéressée par le sujet - ici.

Sur le Blog ou sur le site web de Libération, vous pourrez suivre le débat en live, poser vos questions et faire part de vos commentaires à distance.

Nous comptons sur votre participation ! »

Vosgien.

Sébastien Bigaut, le 18 janvier (« Annonces ») : « Bonjour. 
Je découvre ce blog aujourd’hui, après avoir vu que vous proposiez une intervention en mars prochain à Nancy (PL : une communication sur le thème de l’accompagnement à l’Université).
 Je me permets simplement de signaler, pour celles et ceux qui souhaitent le découvrir, qu’il existe, dans les Vosges, un dispositif nommé « Jeunes Prêts à Bosser ». 
Il existe, sous différentes formes, depuis une quinzaine d’années et a déjà permis à plusieurs milliers de jeunes vosgiens d’être accompagnés vers l’emploi, la formation et l’autonomie en matière de recherche d’emploi. Il propose une méthode d’accompagnement novatrice et unique dans le paysage de l’insertion pro des jeunes. 
Je vous laisse le lien Internet et suis à votre disposition pour tout autre renseignement. »

sbigaut@cg88.fr
   03 29 29 89 65 »

Les anis de mes anis sont mes anis.

Piton de Pierre, le 19 janvier (« Annonces ») : « Bonjour à vous.

Quand le chat n’est la, les pioupious chantent.

Alors pour en finir avec les rabat-joie de l’ANI, j’ai trouvé la BOM (Boite à Outil Miracle) fournie par les signataires de l’ANI.Vous y trouverez :

- Le didacticiel sur l’information à donner aux jeunes afin qu’ils adhèrent à  ce dispositif ;

- Les programmes pédagogiques sur la prise en compte du collectif dans l’accompagnement individuel ;

- Les sources de financements de l’outil qui lèvent les freins à l’insertion ;

- Les fonds d’investissements individuels pour les jeunes qui intègrent la phase II ;

- Une ressource sur l’approche globale à visée emploi durable. »

Anicalement vôtre. »

On ne naît pas homme, on le devient…

Simon de Beauvoir, le 19 janvier (« Nouvelles du front ») : « C’est si beau le chauvinisme mâle… » puis : « … Et sachez qu’on peut ne pas aimer ET la domination masculine ET la droite… Mais sans doute que votre chauvinisme – donc- vous aveugle… »

P.L. Bon, j’avoue ne pas très bien comprendre de quel chauvinisme mâle il s’agit (tropisme mâle personnel ?) mais, probablement, d’autres saisiront…

Service public.

Régis, le 23 janvier (« Annonces ») : « Principe d’égalité de traitement : c’est un des fondements de notre droit administratif… ce qui ne l’empêche pas d’être constamment remis en cause.
Un des derniers exemples de cette remise en cause : l’organisation retenue par Pôle Emploi pour assurer le « traitement » des décrocheurs, suite à l’accord national interprofessionnel pour le public qui lui revient (= tous les jeunes ne répondant pas aux critères retenus pour l’APEC et les Missions locales). Pour éviter de remettre en cause une organisation déjà saturée par la montée du chômage, le choix a été fait de déployer des moyens supplémentaires uniquement sur quelques agences… Mais qui assure cet accompagnement voulu par les partenaires sociaux sur les autres territoires ?
La notion de service public a bien mal évolué… »

Dogons.

Et pour finir, la carte de vœux de Jean-Michel, « artiste peintre martiniquais »… et directeur de la Mission Locale Nord, sous la forme d’un tableau qu’il a peint, qui s’appelle « Les gardiens de secrets Dogon » et dont le texte de présentation se conclut par cette phrase : « Ces peuplades nous apprennent que l’homme reste une œuvre inachevée qui se construit jour après jour. La vie est un long apprentissage  qui à terme nous rend sage. » Somme toute, l’altérité et la ténacité – résilience, dit-on également – pour un chemin de sagesse. Mais, si la sagesse a à voir avec l’expérience, l’expérience a à voir avec l’expérimentation.

C’est dit.

 

Ankou

Il est des évènements qui vous font penser que vous égrenez un chapelet dont chaque bille serait un ami qui disparaît. Un jour ou l’autre, bien sûr, c’est de votre bille dont il est question. En attendant, ce sont « les autres », soit un ensemble de lurons avec lesquels on conjugue le passé définitif, le présent toujours trop rare pour cause d’occupations multiples et le futur des « il faut à tout prix qu’on se voit… on s’téléphone ? »

C’est cette fois le passé avec la disparition d’un coup, sans prévenir, de Bernard Thomas : une crise cardiaque dans le TGV Quimper – Montparnasse, l’axe breton. Jusqu’au bout, Bernard aura été un homme de coeur.

Enquête.

Il y aura bientôt quarante ans, Bernard s’était présenté chez moi un dimanche matin, très tôt du moins au regard de la soirée qui le précéda. Dans sa besace journalistique du Canard enchaîné, une recommandation de May Picqueray, directrice du Réfractaire, ex-collaboratrice de Louis Lecoing (l’homme qui, par une grève de la faim, avait fait céder de Gaulle et avait obtenu la reconnaissance du statut d’objecteur de conscience) et ex-correctrice du Canard enchaîné, pour l’aider dans une enquête sur un événement qui, en son temps, fut un facteur d’accroissement significatif de la natalité en Bretagne… le plasticage du relais de télévision Roc’h Trédudon, le 14 février 1974. Officiellement, des Pieds nickelés du Front de Libération de la Bretagne en étaient responsables… en fait, c’était l’armée en manœuvre nocturne, une version inédite des Bidasses en folie . Toujours est-il que les Bretons furent privés de l’étrange lucarne et compensèrent par un surinvestissement affectueux que d’aucuns qualifient de crapuleux dès lors qu’il se produit durant la sieste.

Avec Bernard, dans son manoir d’Esquibien d’où il écrivait sa chronique « Ça n’arrive qu’aux autres » pour l’hebdomadaire palmipède « paraissant le mercredi » (avec l’angoisse chaque lundi), le monde était réinventé chaque soir autour de sa table ouverte aux quatre vents des amitiés. Ca soufflait dur : les surmoi étaient solubles dans les bulles et les alcools plutôt tourbés, les moi y proliféraient… et cela pouvait donner des résultats. C’est ainsi qu’un de ces soirs fût imaginé un beau projet qui mobilisa deux mois durant les jeunes des quartiers populaires (DSQ) brestois pour figurer dans La croisade des enfants, téléfilm que Serge Moati réalisa à partir de l’ouvrage éponyme de Bernard Thomas (éditions Fayard, Paris, 1973). Serge Moati tînt promesse: la Première se déroula à Brest et un cinéma de Recouvrance ouvrit ses portes aux jeunes et à leurs parents sur leur trente-et-un.

Bernard est né à Brest une belle année, 1936. Il est mort ce 12 janvier après un sacré bout de chemin : du Magazine littéraire à L’Idiot international, du Canard enchaîné au Masque et la Plume, une quinzaine d’ouvrages…

Nous avions dîné en tête-à-tête il y a deux-trois mois à une bonne table italienne non loin de la Tour Eiffel, près de son pied-à-terre parisien. Coup franc de fourchette et de gosier même s’il trainait un peu la patte, il avait, bien entendu, plein de projets qu’il ne réalisera pas.

Kenavo, Bernard !

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Posted: janvier 14, 2012 in Non classé
Principe de continuité.

Pour cause de déplacement professionnel sous les cocotiers antillais et, spécifiquement, martiniquais, ce blog ne sera ni actualisé, ni administré pendant une semaine, du 15 au 23 janvier. Pour certains, ce sera peut-être l’occasion de franchir le pas de lecteur à contributeur ; pour d’autres, contributeurs rôdés, leurs cogitations seront à lire dans les petites bulles en haut et à droite des articles. Pensez à cliquer s’il s’y trouve un chiffre : il n’y a rien à gagner… sinon de la réflexion ! Et c’est essentiel.

Merci aux uns et aux autres de suppléer à cette absence : il faudra bien un jour parvenir à une plateforme collaborative moins ad hominem ou intuiti personae ! Nous en prenons le chemin. Toujours est-il que je me proposais dans un précédent article d’aller un peu plus avant dans le rapport Joyandet. C’est inutile, l’ami Michel s’en étant parfaitement chargé. Rendez-vous donc sur son site pour ce commentaire… qui évite la lecture du rapport !

Lire pour être lu.

Je profite de cet article en forme d’annonce pour rappeler que la collection « Les panseurs sociaux » est preneuse de manuscrits pouvant s’inscrire dans sa thématique : social, insertion, jeunesse, politiques publiques de l’emploi et de la formation, dynamiques territoriales, développement local, innovations sociales… Il faut savoir que certaines maisons d’édition – dont de très connues – ne sont en fait que de l’impression à compte d’auteur. Or un livre c’est un auteur, un éditeur (avec une – c’est plus souvent une femme – correctrice), un imprimeur et un diffuseur : connaître et contrôler toute la chaîne, c’est se donner et donner des garanties sur la qualité de l’écriture. « Les panseurs sociaux » sont une collection des éditions Apogée , entreprise artisanale rennaise dont l’édition est le métier, qui sont diffusées nationalement par les Presses Universitaires de France.

L’écriture est une expérience passionnante, « faire un enfant, planter un arbre et écrire un livre » étant une belle trilogie existentielle.

A vos claviers !