Institut Bertrand Schwartz : J – 5

Publié: novembre 5, 2011 dans Insertion/missions locales

Jeudi prochain sera officialisée la création de l’Institut Bertrand Schwartz. Totalement acquis à son principe, j’avais communiqué à l’UNML, lors des auditions préalables, mon analyse de ce que cet institut pouvait, sinon devait, entreprendre. La lecture dont je dispose aujourd’hui sur sa préfiguration me satisfait pour partie… mais, pour une autre partie, me semble insuffisante ou du moins imprécise. J’ai donc adressé au président de l’UNML, Jean-Patrick Gille, un courrier pour exposer les motifs de ces appréciations. Le voici.

La lettre à Jean-Patrick Gille.

S’agissant d’un institut qui aurait une activité de formation et pour avoir moi-même créé et développé dix ans durant une telle structure, il manque, me semble-t-il, d’ambition et, plus prosaïquement, de  réalisme. En effet, les fonds affectés – 50 000 euros – sont d’une part très faibles, d’autre part ne paraissent pas considérer qu’un organisme de formation est, par définition sauf à ne durer que « l’espace d’un été », une structure rentable, c’est-à-dire a minima capable d’équilibrer ses dépenses et ses recettes. Les besoins que j’ai pu recenser tant en interne qu’en externe, auprès de réseaux « amis » (Fédération nationale des centres sociaux, UNHAJ), démontrent sans ambigüité qu’un tel organisme de formation pourrait sans difficulté vivre et rémunérer sur son chiffre d’affaires les personnes ad hoc, que j’imaginais issues du réseau dans une logique de promotion – mobilité professionnelle – et plus largement d’éducation populaire. De plus, un organisme de formation bien géré, avec une offre de services pointue qui sorte des catalogues de l’ordinaire tout-venant, doit dégager des bénéfices réinvestis en ressources humaines… par exemple dans la R&D. Il conviendrait donc, à mon sens, de s’émanciper du syndrome d’Astradalis.

Pour l’instant, laissons cependant de côté le volet « recherche et développement » dont, j’imagine, j’aurai l’occasion de débattre avec le conseil scientifique. Mais, par contre, parlons de priorités immédiates et concrètes – au sens de valeurs ajoutées non différées comme celles que l’on peut attendre de la R&D – pour le réseau.

Mon activité de formateur, non exclusivement mais quand même particulièrement avec la formation « Culture Commune » que j’anime depuis cinq ans pour la Branche et qui m’a permis de rencontrer in vivo environ un dixième des professionnels – 1 000 – et de connaître in situ pas loin de 200 missions locales, soit la quasi-moitié des structures, et mon métier de sociologue m’ont fait constater un glissement, plus précisément une dérive, qui ne fait que s’accentuer : de l’engagement initial quasi-vocationnel dans les métiers de l’insertion, nous en arrivons aujourd’hui au risque d’une seule considération d’« emploi » : travailler en mission locale ne pourrait être, finalement, qu’avoir un emploi, peut-être demain un job. Ce tropisme est évidemment accentué par la pression des services de l’Etat qui ne raisonnent exclusivement qu’en termes d’emploi, l’approche globale étant considérée comme une coquetterie intellectuelle, et qui conditionnent les professionnels dans une position d’agent, de simple exécutant.  Combat de la complexité contre la complication… l’Institut arrive à temps pour réinsuffler le goût de l’innovation !

Je sais, Jean-Patrick, que nous partageons une conception bien différente, mue par une obligation éthique et déontologique, de ce qu’implique le travail auprès de jeunes mis en difficulté. Il importe donc, à mon sens prioritairement et, je l’espère, au tien également, de travailler pour réhabiliter l’engagement et, refusant la logique purement instrumentale de l’emploi, de se mobiliser pour une réelle professionnalisation. Celle-ci, comme je l’ai maintes fois exposée, est l’articulation d’une triade : « profession » au sens de tout ce qui concourt à stabiliser les emplois et qui est du registre de la branche professionnelle ; « professionnalisme » pour tout ce qui recouvre les compétences cognitives, instrumentales et comportementales, toutes choses développées par les animations régionales, avec leur plans de formation, et par la CPNEF, avec ses actions nationales ; « professionnalité » comprise comme sens de l’action… dont pas grand monde ne se préoccupe.

Deux actions, très concrètement, me semblent, sinon répondre totalement, du moins  contribuer à avancer positivement sur cette voie du sens de l’action qui permet d’éviter l’écueil  de l’emploi banal.

Ainsi, je propose que, sans tarder, nous nous mobilisions pour que le réseau dispose – enfin ! – d’un référentiel qualité propre, construit par ses acteurs. A ce stade, seules sept missions locales sont certifiées ISO 9001 – sans que rien ne soit d’ailleurs fait pour en proposer un modèle déclinable – et le thème de la « responsabilité sociale ou sociétale de l’entreprise » (RSE), avec par exemple l’ISO 26000, est pratiquement inconnu des structures alors qu’il se développe à vivre allure – voir, par exemple, le dernier numéro d’Education permanente, revue dont soit dit en passant Bertrand Schwartz est à l’origine : « Responsabilité sociale des entreprises et formation » – hors des cercles sympathiques mais confidentiels de type « jeunes dirigeants d’entreprise » (3000 adhérents seulement). Les structures de l’IAE avec « Cèdre » et « Qualirei » ont depuis plusieurs années construit leurs référentiels qui ont du sens et ne sont pas une compilation de procédures. Je souhaite donc, avant qu’un « référentiel » modèle CPO soit imposé, que le réseau s’attèle à ce chantier. Dois-je le rappeler ? Les partenaires sociaux sont favorables à une modalité d’enquête auprès des jeunes, de type « enquête satisfaction », qui me semble à la fois fondé sur un légitime repositionnement des jeunes dans les structures et correspondre à « l’esprit » de ce référentiel qualité mais aussi nettement insuffisant : avec le DIIJ Hubert Peurichard, en son temps, nous avions eu beaucoup de débats sur cet outil dont l’inconvénient majeur, à mon sens, est de recueillir la satisfaction alors que les conseillers peuvent légitimement et déontologiquement insatisfaire. Ce référentiel qualité, esquissé par les derniers travaux de la DIIJ et interrompu à la dissolution de celle-ci, permettrait d’aller plus loin qu’un simple questionnaire satisfaction ; il serait également l’occasion de démultiplier de vrais projets associatifs à la fois singuliers – chaque mission est… locale – et proches – chaque mission locale appartenant à un réseau -, et aussi de mobiliser les élus des C.A. car, là également, du travail reste à faire !

Seconde action : si les intervenants sociaux ne sont pas à confondre avec les travailleurs sociaux – l’expression de Schwartz, « prendre en compte et non pas prendre en charge », est particulièrement éclairante pour cette distinction – il n’en reste pas moins que, comme les seconds, les premiers sont confrontés à des questions d’ordre déontologique. De plus, toujours dans ce souci d’inverser le glissement vers l’emploi pour promouvoir le métier, un des critères définitoires du métier, outre une formation commune, des instances propres de régulation, un corpus théorique stabilisé et transmissible et des bonnes pratiques, est de disposer d’une déontologie. Ce qui n’est pas le cas. Les missions locales, passées trop rapidement d’une période militante à une phase institutionnalisée, ne reposent aujourd’hui que sur des valeurs anciennes – j’ai peur de dire « obsolètes »… moins parce qu’elles ne signifieraient plus rien que parce que l’écart entre l’approche holistique, systémique et globale de leurs origines et la réalité quotidienne devient abyssal – avec le risque d’une muséification… c’est-à-dire d’un illusionnisme social. Je souhaite donc, également, que le chantier d’un code de déontologie, recouvrant l’éthique et le droit, soit une « priorité prioritaire » de l’Institut.

Il est raisonnable de conclure positivement. Ainsi j’indiquais introductivement que pour partie la préfiguration me satisfaisait. L’objet de cette satisfaction est la place réservée aux jeunes et, me concernant, j’y adhère sans réserve.

Je souhaite simplement indiquer que le rôle d’un tel Institut me semble moins être celui de la prolongation de la recherche-action copilotée par Bertrand Schwartz et le Synami, en-dehors même de la discussion sur la pertinence de cette démarche de recherche-action – pour en avoir conduit plusieurs, je sais que les écueils et l’enlisement sont des risques majeurs – et quelle que soit la qualité de l’implication ou la notoriété de ses acteurs, que l’incitation, par des outils, par la modélisation, par la diffusion de bonnes pratiques, de la place des jeunes en tant qu’« acteur collectif » au sein des structures. A vue de nez, si je peux m’autoriser cette expression triviale, moins de 10% des missions locales ont aujourd’hui structuré celle-ci. Faudra-t-il attendre l’élargissement contraint aux missions locales de la loi de janvier 2002 pour les structures médico-sociales ? Faudra-t-il attendre qu’une Chambre régionale des comptes, celle du Nord – Pas-de-Calais par exemple, s’étonne que, dans une mission locale, celle de Roubaix par exemple, les usagers soient insuffisamment en mesure de s’exprimer (CRC, Rapport d’observations définitives, septembre 2011) ? Je ne le souhaite évidemment pas et, depuis des années, plaide – pour ne pas dire clame – afin que des conseils consultatifs de jeunes soient systématiquement mis en place dans les missions locales. C’est a minima une question de cohérence interne vis-à-vis de la citoyenneté revendiquée, également de mutabilité puisque les missions locales ont une mission de service public. Si, sans aucun doute, nous sommes d’un point de vue général d’accord pour une meilleure place des jeunes, je tiens toutefois à préciser que cette réhabilitation ne peut consister à remplacer une subjectivité par une autre ou, formulé différemment, substituer à la subjectivité du professionnel considéré comme « tout puissant » celle des jeunes devenus « tout puissants » : la solution n’est ni dans l’une, ni dans l’autre option, mais elle est dans l’interaction entre les deux catégories. Le rôle de l’Institut me semble ainsi être dans le soutien, le conseil et l’accompagnement pour que, dans chaque mission locale, demain ou au plus tard après-demain les jeunes soient collectivement des interlocuteurs pour faire évoluer « l’offre de service » sur la base d’une dialectique avec les professionnels, d’un « agir communicationnel », car jeunes et professionnels ont ensemble une légitimité.

Espérant, Monsieur le Président et cher ami, que cette contribution servira à l’édification de cet Institut, appelé depuis des années de mes vœux, reçois mes cordiales salutations.

Précisions…

Je dois apporter une information complémentaire à ce courrier concernant la recherche-action. Celle-ci a donné lieu à un huit pages d’excellente facture, « Les jeunes acteurs de l’insertion sur un territoire » (octobre 2011). Outre, comme indiqué, le pilotage du Synami, de Bertrand Schwartz et de Gérard Sarrazin, neuf missions locales ont jusqu’ici participé à cette recherche-action soutenue par le Haut Commissariat à la Jeunesse et évaluée en tant qu’expérimentation par Vincent Merle. Je partage toutes les analyses (dont cette quasi-exclusivité de l’entretien individualisé en face-à-face dans l’alcôve, tropisme psy : « Le cadre presque exclusivement proposé aujourd’hui par les missions locales pour l’ex- pression des jeunes est individuel. ») et toutes les conclusions exposées dans ce document, et constate que les différentes démarches ont été entreprises à partir de deux invariants : la singularité de chaque mission locale et de sa « façon de faire », une posture professionnelle et même éthique du jeune comme ressource.

La dynamique même de cette recherche-action, avec sa chronologie qui a commencé par l’interrogation des professionnels, démontre que le risque de remplacer une subjectivité (celle des professionnels) par une autre subjectivité (celle des jeunes) a été évitée. On est donc bien dans une recherche de solutions sociales sur la base d’une dialectique et c’est parfait. L’avertissement vaut toutefois car force est de constater que, face à l’incertitude, un risque serait de croire que la réponse résiderait naturellement chez l’Autre… alors que cet Autre n’en sait pas nécessairement plus que vous. Si le précepte de l’éducation populaire – Schwartz préfère parler, je crois, d’éducation permanente – de « les ressources sont en vous » est une juste posture d’ouverture, les faits têtus révèlent bien souvent que l’Autre n’a pas la moindre idée de ce qu’il faut faire. Thésée, pour sortir du labyrinthe, se fierait à ceux qui s’y sont perdus et y errent encore ? Le pari méthodologique, directement inspiré de la théorie de la complexité, est que de la rencontre entre professionnels et jeunes se produiront des effets « émergents », nouveaux. En fait, l’Autre n’en sait pas plus mais il sait différemment. Il faut toutefois avertir celles et ceux qui prendront le relais pour expérimenter sur leurs terrains qu’il ne suffit pas de ne pas savoir : comme je l’ai indiqué, nombre de recherches-action se sont enlisées faute d’alchimie positive, d’effets émergents… et aussi de boussole, les convictions n’indiquant pas nécessairement le nord… sinon les savants seraient nécessairement des religieux ! Oui, le chemin se fait en avançant mais il conduit à la lumière ou à l’obscurité et, s’agissant de jeunes dont certains ont été bien cabossés, l’expérimentation ne peut prendre le risque d’échouer… et c’est bien là un paradoxe pour une démarche qui, par définition, inclut l’aléatoire – cette « chance à saisir » selon Edgar Morin – tout en devant le contraindre. S’il faut absolument se féliciter que les jeunes ne viennent pas « la tête basse » comme il est écrit, il faut également leur garantir de rester debout. C’est ici le vieux débat de l’éthique de conviction, fondée sur le pari de l’expression collective, et de l’éthique de responsabilité.

Lorsque j’indique que « le rôle de l’Institut me semble moins être celui de la prolongation de la recherche-action {…} que l’incitation, par des outils, par la modélisation, par la diffusion de bonnes pratiques, de la place des jeunes en tant qu’« acteur collectif » au sein des structures », je veux exprimer qu’il est (largement) temps de modéliser quelques scénarios d’organisation d’expression de la parole des jeunes, ceci pouvant, sinon devant, être le travail de l’Institut, et également de les diffuser afin que de très nombreuses missions locales expérimentent par elles-mêmes, mais en bénéficiant de l’expérience acquise en quatre ans, ce que j’appelle probablement par commodité un « conseil consultatif jeunes » (CCJ) mais qui, d’accord, peut recouvrir de multiples réalités et qui ne serait pas nécessairement, comme cela est écrit dans le huit pages, une forme « institutionnalisée ».

Bref, on m’aura, je l’espère, compris : ces quatre années de recherche(s)-action ont produit et bien produit, sans aucun doute continuent-elles à produire sur les neuf territoires engagés, et il est temps de considérer cette production, en la modélisant sous forme de recommandations de bonnes pratiques, comme une ressource dans laquelle d’autres missions locales, beaucoup on l’espère, vont puiser. A charge pour l’Institut, s’il en a le temps et les moyens, d’évaluer in itinere pour compléter, améliorer le corpus. C’est grosso modo « la roue de Deming » que l’on doit désormais faire tourner : concevoir, expérimenter, mesurer, développer… et diffuser. Rappelons que cette « roue » est sur une pente, signifiant l’effort, et que, pour éviter qu’elle reparte en arrière, une cale progresse avec elle : c’est la traçabilité, la mémoire, la capacité de sédimenter en expérience les expérimentations. C’est assez finalement assez proche, métaphoriquement, du passage de la jeunesse à l’adultéité.

Il y a à faire.

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commentaires
  1. Jean philippe Revel - syndiqué CGT dit :

    Pour avis,

    La contribution de la CGT lors de l’audition au sujet de l’IBS du 7 avril 2011.

    AUDITION PRÉALABLE A LA CRÉATION DE L’INSTITUT BERTRAND SCHWARTZ
    AVIS CGT – JEUDI 7 AVRIL 2011 – 9 h 30

    Introduction
    La CGT a souhaité la création d’un institut depuis plusieurs années et s’est exprimée à plusieurs
    reprises à ce sujet.C’est la raison pour laquelle elle salue non seulement la mise en oeuvre d’une réflexion préalable,mais également la méthode adoptée, celles des auditions.
    Nous vous remercions donc de l’attention que vous voudrez bien porter à nos propos ce matin.
    Si vous le souhaitez, la CGT exposera ses avis et réflexions dans un premier temps, puis répondra àvos questions.

    D’Astradalis à l’Institut Bertand Schwartz : Une nécessité ?
    La CGT reconnaît que son souhait de voir se créer un Institut a été concomitant avec la création par l’UNML de l’organisme de formation Astradalis.

    Dès lors plusieurs questions peuvent se poser :
    La création d’un Institut Bertrand Schwartz implique-t-elle la dissolution d’Astradalis ?
    Cette création répond-elle à une dissolution nécessaire d’Astradalis ?
    Autrement dit, cet institut doit-il se créer sur les fondations d’Astradalis ou en reprendre tout ou
    partie des activités ?

    Un risque : être au service de l’Etat, plutôt qu’être un outil pour les professionnels et les
    acteurs de l’insertion des jeunes ?

    Nous serons sans doute quelque peu déplaisants au sujet d’Astradalis, mais si nous nous penchons sur les formations essentiellement dispensées, nous trouvons … La CPO et Parcours 3. C’est un constat assez étonnant s’agissant d’un organisme de formation émanant de l’UNML.
    Nous souhaitons relever cet aspect des choses pour mettre en exergue ce qui relève pour nous d’un risque : Que l’Institut échappe à ses principes fondateurs.

    Un institut qui doit se fonder sur des valeurs et des principes
    C’est selon nous aux principes et aux valeurs de l’Education Populaire que nous songeons.
    Education, Culture et Citoyenneté, comme fins et moyens mutuels.

    L’éducation populaire est identifiée par tout projet de démocratisation de l’accès aux savoirs, de
    diffusion de la connaissance au plus grand nombre.Former des citoyens actifs et responsables par une pédagogie adaptée favorisant la créativité est la finalité de l’éducation populaire.
    L’éducation populaire est un moyen et une méthode de l’éducation à la citoyenneté. Elle reconnaît et associe une dimension humaniste de développement de l’individu (selon son parcours de vie, son environnement) et une dimension politique d’émancipation (place de l’individu dans la société).

    Quels axes d’intervention ? Par champs ou par missions ?
    Si institut il y a, quel sera son axe principal d’intervention ?
    Selon nous, l’Institut aura à positionner son intervention sur l’insertion sociale et professionnelle
    des jeunes. Un institut de (et pour) l’insertion sociale et professionnelle des jeunes ?
    C’est à dire qu’il aura à trouver sa place entre le strict champ délimité par l’action des missions
    locales et PAIO, et celui beaucoup plus large de l’INJEP et de ses 16 thèmes d’observation..
    Trouver sa place signifie également pour nous engager des partenariats.
    Dans le cas qui nous intéresse, il va de soi qu’il devra y avoir partenariat avec la Branche ML/PAIO, ainsi qu’avec l’INJEP. Le partenariat induisant alors la complémentarité.
    En un mot, il ne s’agit pas de recréer l’existant, mais simplement de lui donner une dimension et un relief supplémentaires du simple fait que cet institut de recherche créera des liens et cherchera à les développer.
    Dès lors, la structuration (L’organisation) de l’Institut doit correspondre à l’alternative suivante :
    Une structuration en champs d’intervention déclinés chacun en mission, ou l’inverse : Des missions déclinées en champ.

    Ainsi, nous pourrions définir 3 champs d’intervention pour l’institut :
    – La Branche Professionnelle
    – Le Réseau ML/PAIO
    – Les autres acteurs concernés par l’insertion sociale et professionnelle des jeunes

    Pour chacun de ces 3 champs d’intervention, plusieurs mission :
    – Ingénierie de formation
    – Observatoire de la jeunesse et Veille documentaire
    – Recherche et Développement

    Pour la Branche Professionnelle (partenaires sociaux):

    – Être un outil de cohérence, de mutualisation et de ressources pour les salariés des
    ML/PAIO
    – En jouant un rôle d’ingénierie, et de développement que ce soit en direction des Actions
    Nationales ou des Programmes Régionaux de Formation en lien avec la CPNEF, l’OPCA et
    les animations régionales.
    – En étant centre de ressources pour l’ensemble des salariés du réseau (Centre de formation, de Bilan, Gestion des mobilités …)
    – En constituant un point d’appui à l’OPMQ

    Pour le réseau ML/PAIO :

    – Être un outil ayant comme visée la constitution d’un véritable réseau des ML/PAIO
    – Mise en œuvre de recherches actions
    – Réflexion sur les pratiques et la déontologie et la reconnaissance de l’accompagnement
    global
    – Constitution d’un projet pour et par le réseau ML/PAIO sur les bases du Manifeste pour une
    politique ambitieuse de la jeunesse
    – Réalisation d’enquête auprès des jeunes
    – Centre ressources documentaire et observatoire de la jeunesse suivie par le réseau
    – Ingénierie en terme de réponse globalisée pour appel à projet (FSE, ou autres)
    – Capitalisation des pratiques et essaimage

    Pour les autres acteurs concernés par l’insertion sociale et professionnelle des jeunes :

    – Œuvrer aux convergences et partenariat entre l’ensemble des acteurs pouvant intervenir
    dans le champ de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes
    – Organisation de séminaires, colloques
    – Réponse à appel d’offres sur projets relatifs à la Jeunesse (ex. décrochage)
    – Ouverture sur l’international : Échanges internationaux,
    – Recueil, analyse et diffusion de données existantes sur la jeunesse

    Sur la Gouvernance … sur le statut de l’institut …?
    La CGT n’a pas poussé sa réflexion plus avant sur ces sujets.
    S’il s’agit d’une association, la composition du conseil d’administration aura son importance. Bien entendu envisager un comité scientifique paraît indispensable.
    Pour le moment il nous semble prématuré de donner un avis à ce stade des auditions préalables.

    Questions posées par l’UNML :
    I. Selon vous, en quoi cet institut pourrait apporter une plus-value pour les Missions
    Locales et/ou pour les jeunes ?
    Ø En tant que centre de ressources et de capitalisation ?
    Ø En tant que centre d’observation, de recherche et de développement ?
    Ø En tant que centre de formation et d’échanges d’expériences ?
    II.Qu’attendez-vous de l’Institut Bertrand Schwartz ?
    III.Comment envisagez-vous le fonctionnement de l’Institut Bertrand Schwartz ?
    IV.Quelles personnes sont selon vous à associer au nom de votre organisation, des
    personnes qualifiées ou des experts et universitaires:
    Ø Dans le cadre des auditions ?
    Ø Au sein de l’Institut Bertrand Schwartz (conseil d’administration, conseil
    scientifique) ?

  2. rbeaune dit :

    La RSE ou responsabilité sociale ou sociétale des entreprises ne joue-t-elle pas qu’en faveur de leurs actionnaires et ne se serait-elle pas transformée, avec la mondialisation, en RFE ou rentabilité financière des entreprises?

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