Inv(c)itation

Publié: septembre 5, 2011 dans Au gré des lectures, Inclassable

Beaucoup de choses, trop, bien trop à dire et à écrire. Et puis, face à cela, l’accélération du temps. Donc, rien d’original ce jour… sinon l’essentiel, c’est-à-dire deux recommandations pour entendre et lire un lecteur, selon ses propres dires, du Monde et du Canard enchaîné : Edgar Morin.

On passera un (très) bon moment à l’écouter en cliquant sur le site de l’émission – excellente chaque jour – Du grain à moudre.

Et puis, avec un peu de courage pour s’extraire du divertissement, avec un tout petit peu d’argent (25 euros), lire ensuite Edgar Morin, aux risques d’une pensée unique. Ca vient tout juste de sortir chez Hermès, « La Revue » (CNRS Editions). « CNRS », voilà qui peut faire peur… et l’on aurait bien tort : un peu plus de 300 pages de très nombreuses contributions de qualité, en commençant par Michel Rocard, en passant par Hervé Sérieyx (qu’on ne présente plus) et, évidemment, Edgar Morin. S’il y a nécessité d’avoir des maîtres à penser, ce dont je suis persuadé sauf vanité misérable, les acteurs de l’insertion devraient se jeter sur Morin et, également, dévorer Michel Serres (je reviendrai sur celui-ci d’ici très peu). Il y a là-dedans toute l’humanité nécessaire pour reconstruire la professionnalité et l’engagement nécessaires à ce métier qu’il ne faut pas, impérativement, laisser dériver vers l’emploi. « Plus largement, je ressens son message comme interdiction d’isolement, comme un devoir de multi-écoute et de multi-disciplinarité. On peut le traduire en obligation de communication. Bref, il est l’un de ceux qui ont le plus fermement contribué à élargir le champ couvert par l’impératif Kantien dans l’art de faire œuvre de civilisation. » Ce sont les derniers mots de Michel Rocard. Je ne pourrai faire autrement, dans d’autres articles, que de revenir sur cet ouvrage.

Coeur(s) pur(s)

Allez, bonus, quelques mots d’Edgar Morin à propos des Indignados : « Pourquoi la jeunesse est-elle une telle force ? Parce que c’est le maillon le plus faible dans la société. Ils ne sont plus dans le cocon de l’enfance ; ils ne sont pas encore intégrés ou domestiqués dans la vie adulte. Et alors, ils ont toutes les aspirations à une vraie vie : plus d’autonomie, plus de communauté ; ça fermente… » Cela rappelle « Les cœurs purs » de Jean-Roger Caussimon. Le parolier de Léo Ferré. J’ai eu le bonheur de le connaître et ça nous change de DSK.

A suivre.

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commentaires
  1. rbeaune dit :

    Aux riques d’une pensée libre…
    Alors parlons risque financier… je ne comprends pas comment une banque comme la société générale peut voir sa note dégradée pour une exposition de trois milliards sur la dette souveraine grecque… alors qu’elle a obtenu du tribunal que son trader lui rembourse les 5 milliards engloutis sur les marchés???
    Dans ce flot d’argent, il faut être cohérent…

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