Pour un engagement solidaire des missions locales auprès des jeunesses méditerranéennes aspirant à la démocratie.

Publié: mars 8, 2011 dans Actualité: pertinence & impertinence, Insertion/missions locales

Cadeaux pas gratuits.

Cette fois-ci, on ne parlera pas, ou juste un peu pour mettre en bouche, des sujets qui fâchent ou qui dépriment comme, par exemple, « Les profits du CAC 40 frôlent leur record historique » (Le Monde du 5 mars, une page entière), soit 82,5 milliards d’euros en 2010 dont on attend de voir quelle sera la part consacrée à l’investissement et ce qui reviendra aux actionnaires… (1) sachant que ceux-ci ne devraient pas être trop inquiets puisque l’Etat – tonton Cristobal va subventionner l’emploi des « séniors » de plus de quarante-cinq ans : « Les entreprises qui embauchent un demandeur d’emploi âgé de 45 ans et plus en contrat de professionnalisation bénéficieront d’une aide supplémentaire de 2000 euros par contrat. {…} Elle s’ajoutera à l’aide de 2000 euros versée par Pôle emploi pour les contrats de professionnalisation destinée aux salariés âgés de 26 ans et plus. Ces deux aides seront par ailleurs cumulables avec l’exonération de charges sociales applicable aux contrats de professionnalisation pour les demandeurs d’emploi âgés de 45 ans et plus. » (2) Voilà ce que l’on appelle de beaux cadeaux qu’il faudra cependant financer… car, contrairement à l’idée reçue, les cadeaux ne sont pas gratuits (3). Mais, rassurons-nous, tout est prévu puisque « La Cour des comptes préconise une hausse de la TVA » (Le Monde, même date), TVA dont on rappellera qu’elle est un impôt indirect, c’est à dire supporté par tous au même tarif quelles que soient les ressources. Pour l’exprimer différemment, que vous soyez conseiller à la Cour des comptes – bravo ! – ou caissière à mi-temps dans un supermarché – hélas… -, vous payez exactement la même taxe sur votre litre d’essence à la pompe : c’est ce qu’on appelle une égalité de traitement facteur d’accroissement des inégalités de départ.

Oui, enfin, il est à présent disponible… le tout nouveau L’insertion professionnelle et sociale des jeunes ou l’intelligence pratique des missions locales, plus qu’une simple réédition de l’ouvrage publié en 2005 et épuisé depuis quelques mois. Plus que réédition car nous sommes passés de 175 pages en format poche à 220 en format ordinaire, soit 50% de plus… mais il faut reconnaître que, entre 2005 et aujourd’hui, pas mal d’eau a coulé sous les ponts du fleuve – guère tranquille – des missions locales : loi de cohésion sociale, CIVIS, maisons de l’emploi, nouvelle CPO, protocole… Allez, en bonus, un « fantaisie » librement inspirée de Boris Cyrulnik, De chair et d’âme (2006, Odile Jacob), que l’on pourra lire page 174.

Toujours diffusé par les Presses Universitaires de France, cet ouvrage sera dans les bacs des bonnes librairies, selon la formule d’usage, d’ici un mois. D’ici là, le recevront directement les administrateurs de l’UNML, puisque celle-ci a soutenu financièrement cette publication par une aide à l’édition, et également les participants aux sessions « Culture Commune » : rien qu’en mars, d’abord celles et ceux de la région Aquitaine les 8 et 9, puis du Poitou-Charentes les 10 et 11, de Lorraine les 14 et 15,  de Basse Normandie les 17 et 18 mars…  Doit-on le rappeler ? Depuis cinq ans, « Culture commune » est une action nationale prioritaire de la branche des missions locales, totalement prise en charge par le national… et chaque participant reçoit deux ouvrages : la réédition du rapport Schwartz et, précisément, L’insertion professionnelle et sociale des jeunes ou l’intelligence pratique des missions locales.

Par ailleurs, le Blog Memories III. L’insertion sens dessus dessous, guère plus vieux puisqu’il n’est sorti de chez l’imprimeur que depuis trois semaines, est toujours disponible en s’adressant directement à l’éditeur : Apogée 11, rue du Noyer 35000 Rennes 02 99 32 45 95 ou apogée.rennes@wanadoo.fr Si on veut (se) faire plaisir sans attendre, on peut aussi bien sûr directement commander chez l’éditeur L’insertion professionnelle et sociale des jeunes ou l’intelligence pratique des missions locales. Pour les amateurs de dédicaces, la commande peut m’être adressée (toujours pas de droits d’auteur…) via les commentaires de ce blog.

Contre l’anthropocentrisme, pour un co-éco-développement collaboratif.

Pessimisme du présent.

Le fiasco de la diplomatie française, sur lequel il n’est guère utile d’épiloguer tant il est patent et sur-commenté, peut conduire à un pessimisme du présent mais aussi à un optimisme du futur. Le pessimisme du présent s’exprime dans ce titre du Monde du samedi 5 mars : « La Libye se déchire, les Occidentaux hésitent ». Et cela rappellera peut-être à certains une chanson de Jean Ferrat, Maria :

Maria avait deux enfants
Deux garçons dont elle était fière
Et c’était bien la même chair
Et c’était bien le même sang
Ils grandirent sur cette terre
Près de la Méditerranée
Ils grandirent dans la lumière
Entre l’olive et l’oranger
C’est presque au jour de leurs vingt ans
Qu’éclata la guerre civile
On vit l’Espagne rouge de sang
Crier dans un monde immobile…

Les Occidentaux hésitent… certes plus qu’ils ne l’avaient fait lorsque la Libye accéda à la présidence de la commission… des droits de l’homme de l’ONU en 2003 ! Bien, passons, constatons que nous sommes très loin L’espoir de Malraux et des brigades internationales de 1936, et laissons aux politologues et commentateurs attitrés des médias, ceux que Pierre Bourdieu appelaient « les maîtres du monde » (4), le soin d’expliquer les atermoiements, la « RealPolitik », les nécessaires réceptions de dictateurs toute honte bue, tous ces cocktails d’ambassade oubliant que ce n’est pas le baise-main qui fait la tendresse pas plus que les manières entre gens bien nés ne font la connaissance des aspirations populaires. Certes, nos diplomates ne lisaient pas Lettres à un jeune marocain (5) et, aujourd’hui, tout en s’ébaudissant de la révélation d’un idéal démocratique, s’étonnent de n’avoir rien vu venir. Et pour cause… Ah, zut, on avait dit « pas les sujets qui fâchent »…

Optimisme du futur.

L’optimisme du futur c’est peut-être de commencer le réenchantement d’une époque qui n’a plus rien d’épique en imaginant qu’avec tous ces pays en aspiration de démocratie il y a quelque chose à concevoir d’intelligent et d’humain pour et avec une jeunesse qui, d’un bord et de l’autre de la Méditerranée est un « devoir d’avenir »… Et c’est là que l’expertise du quotidien des missions locales pourrait à profit s’exercer. Il ne s’agit pas d’importer des programmes tout ficelés qu’on plaquerait au Caire, à Marrakech, Tunis, Alger ou Tripoli mais ce qu’il est possible d’appeler le « modèle » ou le « concept » des missions locales présente toutes les caractéristiques de plasticité pour être approprié par des territoires culturellement et économiquement contrastés parce que chaque mission est… « locale ».

On sait que les enjeux sont immenses dans ces pays où les 18-30 ans représentent le tiers de la population et où la moitié de ces jeunes hittistes n’a pas de travail (6). Selon une logique d’essaimage et de projet (ascendant, porté par les acteurs locaux…), il serait par exemple possible d’associer les jeunes diplômés et les jeunes non diplômés, les premiers au mieux déclassés et souvent sans emploi comme encadrants, dans des chantiers d’éco-développement, de tourisme durable, c’est à dire d’aménagement des sites existants et de valorisation de nouveaux sites remarquables. Un travail à conduire avec les professionnels du tourisme, des tour operator aux chaines hôtelières qui trouveraient là un argument « publicitaire » à partir de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), du « ne pas bronzer idiot »… tout en valorisant un patrimoine paysager et culturel aujourd’hui sérieusement mis à mal pour qui pratique un peu le tourisme dans ces contrées (7). A conduire avec les acteurs de la branche professionnelle, occidentale et maghrébine, mais aussi, parce que la formation est une condition point de passage obligé du développement de ces pays, avec ceux de l’éducation populaire : souvenons-nous des chantiers internationaux de jeunesse conduits par la Ligue de l’enseignement à la fin de la seconde guerre mondiale, des jeunes Français reconstruisant l’Allemagne et des jeunes Allemands faisant de même en France (8). Mobiliser les techniciens des missions locales, les acteurs économiques des deux rives méditerranéennes et les militants de l’éducation populaire – ceux-ci étant bien plus pertinents et adaptés pour préserver la laïcité que les inévitables crispations provoquées par des discours explicites sur « l’héritage chrétien » et subliminaux sur le danger islamiste et les « migrations incontrôlées » (9) – selon le juste principe du « prendre en compte » et non du « prendre en charge », avec un projet « durable » au sens complet du concept (environnement – social – économique), s’appuyant sur l’insertion par l’activité économique… voilà un exemple de ce que quelques utopistes pourraient proposer pour un « éveil citoyen » : « La politique écologique concourt à la politique de civilisation, laquelle concourt à la politique écologique, et l’une et l’autre constituent des voies réformatrices qui se conjuguent nécessairement aux autres voies (dont la réforme de l’éducation, le réforme de la consommation, la réforme de la vie). {…} la Voie doit substituer à l’hégémonie de la quantité l’hégémonie de la qualité, à l’obsession du plus l’obsession du mieux. » (10)

Authenticité de l’hommage.

Utopistes, réellement ? Absolument, comme Bertrand Schwartz dans une partie de la conclusion de son rapport fréquemment oubliée au bénéfice de ce qui lui succède, la création des missions locales : « Un programme de solidarité internationale » (11). Toujours comme Bertrand Schwartz qui concluait Moderniser sans exclure par ces mots : « Attendons-nous que la société devienne invivable pour la majorité pour prendre les mesures qui s’imposent ? Ma conclusion d’aujourd’hui est une réponse : non, je suis, je l’avoue, de plus en plus révolté à la vue de tant d’existences qui se consument. Je ne me résigne pas à la résignation collective. D’où mon utopie ; mais est-ce une utopie ? Certainement, mais quel beau rêve ! Un rêve socialiste, je crois. » (12) Si, de toute évidence, le projet de l’UNML de création d’un institut Bertrand Schwartz doit être encouragé parce qu’il va doter la profession de ce qui lui manque, une cohérence déontologique, un corpus théorique, une innovation s’appuyant sur de la recherche-développement, etc., il me semble que l’hommage le plus authentique et anticorps d’un risque de muséification serait, précisément, une mobilisation citoyenne et professionnelle des acteurs du réseau, dont d’ailleurs certains par leurs origines ont à voir avec l’aspiration démocratique de la jeunesse maghrébine et moyenne-orientale. Bref, une philosophie de l’action et en action. Une philosophie de la liberté, donc de la responsabilité : « Je ne peux me cacher derrière rien, je ne peux esquiver ma responsabilité dans le sens que je donne au monde, à mon existence et à mes gestes », dirait Jean-Paul Sartre.

Tuyaux.

Pour tous les pioupious…

Un appel à projets de la Fondation de France, « Initiatives solidaires, territoires et emplois », pourrait intéresser des missions locales. Plutôt que recopier, voici la page 2 avec les objectifs de cet appel (qualité très médiocre, certes), les initiatives concernées et des exemples, les répondants potentiels dont « Une association, une coopérative et plus généralement un organisme à but non lucratif ou à gestion désintéressée. »

Le reste du document, que l’on peut télécharger sur le site de la fondation, est à consulter avec, en particulier, des critères de sélection (utilité sociale, ancrage territorial, dynamique collective, dimension économique et création d’emplois), la possibilité d’une subvention pluriannuelle, le financement d’un accompagnement externe, etc. Attention ! 1ère date de dépôt des candidatures le 25 mars prochain, 2ème date le 9 septembre.

Exclusivement pour les pioupious qui marchent la tête en bas…

Le fonds d’expérimentation pour la jeunesse vient de faire paraître (22 février) son appel à projets n° 2 spécifique pour l’Outre-Mer avec trois programmes : « Prévention santé : « L’implication des jeunes et de l’ensemble des acteurs locaux dans la prévention santé et l’accès aux soins », « Prévention et lutte contre l’illettrisme » et « L’insertion professionnelle des jeunes par la valorisation des ressources locales, tant culturelles que naturelles ». J’en connais qui pourraient faire des choses… Délai un peu moins contraint : projet déposé en ligne sur le site http://www.experimentationsociale.fr le 24 mai 2011 à minuit… heure métropolitaine !

Copinage.

Anne Le Bissonnais, auteure de l’ouvrage Les missions du possible. Avec et pour les jeunes en parcours d’insertion, paru aux « Panseurs sociaux » chez Apogée et que j’ai eu le plaisir de préfacer, participe à une rencontre – débat au Centre Sèvres Faculté Jésuite de Paris (35 bis rue de Sèvres, dans le VIème) sur le thème « Dynamique territoriale et insertion des jeunes sur le territoire : regards croisés ». Interviendra également Anne Olivier, sociologue du cabinet TessitureS qui a dirigé un ouvrage paru chez L’Harmattan en 2009, L’expérience d’un observatoire de la jeunesse… un peu évoqué ici, quoique cette « expérience » soit médiocrement convaincante… ou, plus exactement, que l’on est face à des échanges de pratiques écrits qui ne justifient pas une édition d’ouvrage. Mais il est vrai que, d’une part,  L’Harmattan c’est le Canada Dry du compte d’auteur et que, d’autre part, toutes les opinions sont dans la nature. Ah oui, c’est le 24 mars à 18h et c’est 20 € pour les non-adhérents de l’APSE (Association des professionnels sociologues en entreprise) et gratuit pour les étudiants et chômeurs. C’est dit.

Claviers.

Bon, un de ces jours il faudra parler de ce déferlement d’articles et de dossiers consacrés à la jeunesse : d’Alternatives économiques de ce mois avec en couverture « Emploi, revenus, logement… Génération galère » à CFDT Magazine qui, après avoir consacré son dossier de novembre 2010 à « Emploi, logement, autonomie. Des jeunes en quête d’avenir », titre dans son numéro de mars 2011 « Emploi des jeunes. Le grand gâchis », dans lequel on pourra lire une interview d’Enrico Riboni, directeur de la mission locale de l’Ardèche méridionale : « Dans un contexte de chômage de masse et de baisse des pensions de retraite, l’appauvrissement des revenus des familles est tel qu’elles ne peuvent plus soutenir les jeunes. Ils doivent choisir entre la voiture et le logement, alors que les deux sont essentiels pour leur insertion professionnelle. » Nous reviendrons donc plus tard sur la signification de tous ces articles, qui semblent s’accorder pour caractériser la jeunesse actuelle par la « galère » (13), car à chaque jour suffit sa peine… et c’est bien le mot adapté tant la question jeunesse renvoie désormais systématiquement à des problèmes critiques. Juste deux données issues d’enquêtes rapportées par Patricia Loncle dans son ouvrage Politiques de jeunesse (2010, Presses Universitaires de Rennes) : seuls 26% des jeunes Français sont d’accord avec l’affirmation « Mon avenir est prometteur », contre 60% pour les Danois, 54% pour les Américains, 43% pour les Chinois, etc. Et, face à l’affirmation « Je suis prêt à payer les impôts nécessaires pour verser les retraites des générations plus âgées », les jeunes Français sont les moins enthousiastes, 11%, le double en Espagne, le triple aux Etats-Unis, le sextuple en Chine. Ca promet.

Comme indiqué avec le périple des sessions « Culture Commune » d’Aquitaine en Lorraine et de Poitou-Charentes en Basse-Normandie, il est plus que probable que ce blog soit, sinon silencieux, du moins peu alimenté durant les deux semaines à venir. Raison de plus pour que vos contributions soient nombreuses. A vos claviers !

(1) Nul besoin d’attendre trop longtemps d’ailleurs, l’investissement (qui crée des emplois) est inversement proportionnel aux profits. Ainsi « Il a été mesuré qu’entre 2000 et 2005, les profits des entreprises du CAC 40 avaient augmenté de 26% alors que leur investissement avait baissé de 41%. Entre 2000 et 2007, la tendance n’a pas changé, les profits des entreprises du CAC 40 ont gagné 97% mais l’investissement a reculé de 23%. » Vincent Drezet, « L’impôt, les riches, la crise et la justice fiscale », Mouvements, octobre-décembre 2010, La Découverte, pp. 46-47.

(2) Nicolas Sarkozy, « Formation et emploi », 1er mars 2011, Bobigny (dossier de presse, p. 14)

(3) Selon l’expression d’Hervé Kempf, L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, 2011, Seuil, p. 78.

(4) Pierre Bourdieu, Sur la télévision, 1996, Liber.

(5) « La crise que connaît le monde actuellement est aussi une crise morale. Le Maroc a lui aussi été contaminé par cette fièvre de l’argent, de la richesse ostentatoire, du faux et de l’usurpation. Cette faille dans laquelle s’engouffrent les médiocres et les cyniques est grande. Elle nous mine et piétine nos principes. C’est de cette faille, dans cet état de dépravation des valeurs, que l’extrémisme religieux a puisé ses raisons. Il y a aussi la faillite des partis politiques traditionnels qui n’ont pas su parler à la jeunesse… » Tahar Ben Jelloun, « De l’ambition et de la rigueur », in Lettres à un jeune marocain, textes choisis et présentés par Abdellah Taïa, 2009, Seuil, p. 20.

(6) « … hittiste, mot désignant en Algérie les jeunes désœuvrés qui passent le temps le dos collé contre un mur. » Lire « La grande déprime de la jeunesse algérienne », Alternatives économiques, mars 2011, p. 19.

(7) Parlons franc : la dégradation des sites touristiques par le manque d’entretien et, surtout, par le déficit de formation des populations locales est tout simplement une façon pour ces pays, dont les revenus du tourisme représentent une part conséquente du budget national, de scier la branche sur laquelle ils reposent. Inévitablement, sans une action énergique et de grande ampleur, les lieux de destination touristique changeront… Les amoureux d’Essaouira, le Saint-Malo marocain, feraient bien de s’écarter de la plage – qui bénéficie pourtant d’un label de propreté – pour faire le tour de la citadelle par les rochers… et constater le déversement des égouts directement dans la mer à cent ou deux cents mètres de la baignade. De même, pour accéder aux nombreuses plages à côté de Casablanca, il vaut mieux être solidement équipé de chaussures montantes et ne pas trop regarder par terre.

(8) « Nous vivons dans une société mondiale. C’est une réalité incontournable. La mondialisation s’accélère, avec ses conséquences, tant à l’échelle internationale que locale. Désormais, le niveau local et le niveau global sont interdépendants et indissociables.  Dans cette logique, il nous faut multiplier les possibilités d’échanges et de développement des coopérations internationales comme autant de chances objectives de mieux comprendre le monde qui nous entoure et de transformer cette mondialisation. » CEMEA in L’éducation populaire : pour un engagement solidaire, ouvrage collectif coordonné par le Conseil Général de Loire-Atlantique, 2009, éditions du Temps, p. 107.

(9) Discours de Nicolas Sarkozy le 3 mars à la cathédrale du Puy-en-Velay dont on rappellera qu’elle est un point de départ du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. « Nicolas Sarkozy, qui avait déjà visité la basilique de Vézelay en octobre 2010, s’est vu confier un bâton de pèlerin, « peut-être pour que je sois à mon tour le pèlerin de cette Europe qui puise si profondément ses racines dans l’histoire. » La prochaine étape devrait se dérouler à Rome, le 1er mai, pour la béatification de Jean Paul II. » (Le Monde, 5 mars 2011). Rappelons que le 1er mai est (en principe) la fête du travail en mémoire d’une grève aux abattoirs de Chicago sévèrement réprimée…

(10) Edgar Morin, La Voie. Pour l’avenir de l’humanité, 2011, Fayard, p. 93.

(11) Bertrand Schwartz, Rapport sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, {1981} réédition 2007, Apogée, pp. 135-138.

(12) Bertrand Schwartz, Moderniser sans exclure, {1994} réédition 1997, La Découverte, p. 247.

(13) Pour parvenir à la « génération galère », on est parti de la génération des baby-boomers (devenus aujourd’hui papy-crashers), à laquelle succéda la « génération X » exposée au chômage au début des années 1980, qui céda sa place à la « génération Y » marquée par la précarité, avant la génération des « baby-losers » (Keeley G., « After the Boomers, Meet the Children Dubbed « Baby Losers », The Observer, 11 mai 2008). Lire Patricia Vendramin, « Connivences et dissonances entre générations au travail », (sous la direction de) Jacques Hamel et alii…, La jeunesse n’est plus ce qu’elle était, 2010, Presses Universitaires de Rennes, pp. 330-33

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