CPO, CIVIS PADE : la nouvelle circulaire.

Publié: janvier 16, 2011 dans Au gré des lectures, Insertion/missions locales

CPO : encore un effort pour pondérer !

Lors du Bureau du CNML le 7 décembre 2010,  la Mission Insertion des Jeunes de la DGEFP a présenté un diaporama où il était indiqué au chapitre « Evolution du conventionnement avec les missions locales pour 2011 » que la nouvelle CPO permettrait « la poursuite de la démarche de performance », qu’elle comporterait « des indicateurs mettant en lumière l’ensemble de l’action des ML en 5 axes, au regard des financements reçus », qu’elle permettrait « d’améliorer la lisibilité des actions menées par la structure sur la base d’un dialogue de gestion plus abouti » et qu’ « une extraction nationale facilitera les interprétations et comparaisons entre les ML et niveaux territoriaux ».

Rénovation.

Le dialogue de gestion – que certains ont vécu comme un monologue – devrait être (sic) « rénové » afin de « Mieux allouer les moyens en fonction du contexte des structures (marché du travail, public, offre d’insertion….)  et de leurs résultats », ce qui constituerait, si tel est le cas, une avancée sans toutefois que cela soit la panacée puisque, s’il est nécessaire de pondérer les résultats par des indicateurs de contexte (c’est à dire caractéristiques du territoire), il ne faut oublier les indicateurs de ressources (les moyens propres de la mission locale) très variables suivants les structures : de 80 à 500 – oui, 500… j’ai le nom – dossiers actifs par conseiller. La question qu’on peut se poser, sans mauvais esprit ou presque, est « comment ces pondérations vont-elles être calculées ? » puisque, par définition, on ne pourra faire ce calcul que sur la base du recueil de tous les indicateurs de contexte et de ressources de telle façon à définir une valeur standard à partir de laquelle les écarts pourront  être calculés ?

Indicateurs de contexte

Indicateurs de ressources

Ensemble ML

DEFM

ETP en offre directe

Etc.

Etc.

Indicateur synthétique : valeur moyenne nationale (1)

ML X

DEFM

ETP en offre directe

Etc.

Etc.

Indicateur synthétique : valeur moyenne ML X (2)

Valeur de pondération pour ML X (2/1)

Autrement dit, les valeurs de pondération pour la mission locale X ne pourront être effectives qu’après un premier « tour de piste » de toutes les missions locales… et cette meilleure allocation en fonction du contexte et des ressources ne sera possible qu’à ce moment. A suivre.

CIVIS 2, rénové ou PADE…

Même date, même instance, même diaporama… et le nouveau CIVIS – prière de dire « CIVIS 2 » ou « CIVIS rénové » – qui arrive. Théoriquement jeudi prochain, une fois les signatures griffonnées. Ensuite, il est prévu une « montée en charge progressive jusqu’en juin 2011 ». « Les grands principes du CIVIS ne changent pas, l’accompagnement se renforce, tirant les enseignements de la période précédente. » Quels enseignements et quels « axes de progrès » ?

« La priorité doit être maintenue sur les bas niveaux de qualification mais la distinction des publics bénéficiaires par le seul niveau de qualification (CIVIS renforcé / de droit commun) ne suffit pas et ne permet pas de prendre en compte l’ensemble des difficultés des jeunes : Confier le positionnement au conseiller ML. » Observation de bon sens : un jeune quittant l’université après une année, soit niveau IV, n’est certainement pas mieux armé pour s’insérer professionnellement qu’un jeune avec un CAP, niveau V. Le renforcement du CIVIS ne peut effectivement se fonder sur le seul indicateur de niveau de qualification et confier son positionnement au conseiller référent correspond à une reconnaissance de son professionnalisme.

« Au-delà de 18 mois, les sorties positives baissent significativement et un quart des jeunes en CIVIS ne bénéficient plus d’un entretien au cours des 3 derniers mois de parcours : il apparaît pertinent de raccourcir le parcours, de le rendre plus intensif afin d’augmenter son efficacité et d’augmenter les points de bilan. » On le sait : sinon tout du moins beaucoup se joue lors des premiers mois, la première cause du chômage étant le chômage… ou plus on reste au chômage, plus il est difficile et long d’en sortir. Il y a donc une sorte de renoncement qui s’installe et, sans doute, une usure du côté du conseiller qui ne voit plus très bien que proposer. De ce constat, on en déduit l’objectif de raccourcir le parcours. Cela peut sembler spontanément de bon sens : en effet, éviter l’enlisement est aussi légitime… que guère nouveau puisque c’est le cas pour tous les jeunes et depuis toujours, sauf à imaginer que les conseillers aspirent à conserver leurs usagers captifs… histoire de se garantir un volume d’activité et, subséquemment, leur emploi !

« Le parcours CIVIS n’est pas suffisamment formalisé et actualisé (au moment de la contractualisation et en cours de parcours)… » Comme telle, la formulation est un peu étonnante… Que signifierait plus de formalisation ? Pour la DGEFP, le CIVIS rénové…

« renforce la densité et l’intensité de l’accompagnement (suivi plus régulier, contacts plus fréquents) » ;

« s’appuie sur un diagnostic de positionnement (avant l’entrée) qui permet de déterminer le parcours le plus adapté à la situation du jeune (notamment selon la maturité du projet professionnel) » ;

– inclut des « bilans intermédiaires {qui} conditionnent les renouvellements successifs et une suspension du parcours est possible (adaptation à la situation du jeune) ».

Bon, soit : on va plus structurer le parcours… encore que « renforcer la densité et l’intensité de l’accompagnement » pose inévitablement la question des moyens… d’autant plus que, sous la rubrique « Préconisations de mise en œuvre », une diapo indique « 1 contact régulier/15 jours » et « 1 actualité/semaine », et que ce « diagnostic de positionnement » n’est qu’une reformulation de ce qui est systématiquement fait tout comme (on imagine difficilement l’inverse) « déterminer le parcours le plus adapté ».

Si l’on comprend bien, ce CIVIS « parcours d’accès direct à l’emploi » – parions sur l’acronyme CIVIS « PADE » – vise à mobiliser les ou des (dédiés ?) conseillers pour des jeunes à l’employabilité plutôt bonne (sauf à ce que le recentrage « sur une durée plus courte » – six mois et une possibilité de renouvellement de trois mois – soit incompatible avec l’objectif de résultat) selon une logique de gestion de flux, les jeunes entrant et sortant le plus rapidement possible grâce à un « portefeuille réduit » et une « prospection ciblée ».

Deux observations peuvent être faites…

Frontières…

– Les conditions de réussite de ce dispositif sont évidemment surdéterminées par l’état du marché du travail : on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, pas plus qu’on fait embaucher un employeur qui peine à maintenir son activité. Feed-back, donc, sur la corrélation attendue « contexte + ressources + résultats » pour un traitement équitable de la « performance » recherchée. Cependant, hormis cette variable exogène, de ce qui dépend de la mission locale on retiendra qu’outre la qualité diagnostique l’efficacité repose sur une organisation interne avec grosso modo le travail d’une équipe emploi dédiée. En écrivant « Le renforcement de la relation avec l’entreprise contribue à une insertion plus rapide du jeune dans l’emploi et doit continuer à être développé », la DGEFP reprend d’ailleurs la proposition n° 10 du rapport de l’IGF (p. 29). Cela pose les questions de sa formation, de ses modalités propres de fonctionnement, depuis la prescription interne jusqu’aux conditions de suivi (CIP référent et/ou conseiller dédié ?) et aux temps dégagés pour la stabilisation dans l’emploi en passant par le système de veille puisqu’une prospection ne se fait pas comme cela, d’un claquement de doigt, mais s’appuie sur une stratégie : donc et entre autres, un diagnostic socioéconomique du territoire, des coopérations (équipe emploi dédiée et mutualisée avec Pôle emploi ?), une gestion interne des offres qui ne se limite pas à la réception et à l’affichage, etc. Il va falloir, pour certaines missions locales, un peu de temps, les « portefeuilles d’entreprises » étant loin d’être systématisés. Bref, structurer ainsi le CIVIS recouvre nécessairement une dimension systémique pour l’organisation de la mission locale (et, en amont, pour la définition des emplois repères de la CCN) : les frontières vont bouger.

Lumpen et aristocratie…

– La seconde observation, on s’en doute, est l’effet pervers du risque de sélection en amont, c’est à dire la file vers laquelle le jeune sera orienté sur la base d’une employabilité plus ou moins élevée : CIVIS plan-plan, ordinaire, ou CIVIS PADE, le premier pour les jeunes éloignés et le second pour les jeunes proches du travail : lumpen juvénilité ou aristocratie juvénile… Ce n’est pas tant cette sélection en tant que telle qui est problématique, car, oui, les jeunes sont pour de multiples raisons plus ou moins prêts à intégrer les contraintes et les exigences d’un emploi, que la tentation d’une mobilisation des ressources humaines sur le CIVIS qui sera valorisé par l’évaluation… c’est à dire celui qui fournira des résultats en termes d’accès à l’emploi. On pense, une fois n’est pas coutume, à Denis Castra qui écrivait dans L’insertion professionnelle des publics précaires (2003, PUF) : «  Les agents des services de l’emploi, bien qu’en contact permanent avec l’offre, n’intègrent sur ce marché qu’une petite partie des demandeurs, dits prioritaires, ceux qui satisfont aux critères du « tri » dont parle Bennarosh : motivés, autonomes, actifs dans la recherche d’emploi autour d’un projet précis. Ce tri désigne ceux qui sont les plus proches de l’emploi, et qui peuvent donc être intégrés sur ce marché, et ceux qui en sont « encore éloignés » et qui seront orientés vers le marché de l’aide. » (p. 185)

Une fois la circulaire en main, si elle est plus explicite, on reprendra tout cela avec plus de précisions. A suivre donc…

Pub emploi.


Dans Le Monde, Paris Match, etc. Pôle emploi fait parler de lui sur un autre registre que celui, habituel depuis la fusion, de ses difficultés d’organisation… Ainsi un site a été créé sur lequel on trouvera par exemple un article « Les jeunes face à l’intégration dans l’entreprise » (9 décembre 2010).

Les premières lignes de cet article…

« La guerre des générations aura-t-elle lieu ? Les deux tiers des Français estiment que les jeunes doivent faire plus d’efforts pour s’intégrer dans le monde de l’entreprise, selon une étude réalisée par BVA pour l’Afpa.

Plus on est âgé, plus on pense que les jeunes ne font pas tout ce qu’il faut pour s’intégrer dans l’entreprise (48% des moins de 25 ans, 82% des 65 ans et plus). Les résultats de cette étude* réalisée par BVA pour l’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) et publiée le 29 novembre trouvent un écho dans une autre enquête menée deux mois plus tôt auprès des DRH et des jeunes. A l’heure où le chômage des jeunes n’a jamais atteint un tel niveau depuis 1975 (plus de 17% des moins de 30 ans n’ont pas d’emploi), nombre d’entreprises affirment pourtant avoir du mal à recruter, à manager et à fidéliser cette population. »

Décidemment, Edgar Morin a le vent en poupe et c’est tant mieux : il sera « le grand invité d’emploiparlonsnet » à partir du 17 janvier prochain : « … durant toute la semaine, Edgar Morin, au rythme d’une interview par jour, nous donnera sa vision sur quelques unes des problématiques clés d’aujourd’hui. Il reviendra bien sûr particulièrement sur son approche du travail, et évoquera les axes majeurs de La voie, le  livre qu’il fait paraître le 19 janvier chez Fayard. Trois personnalités, Jean Daniel, écrivain et journaliste, Philippe Lemoine, Président directeur général de LaSer et animateur du think tank Modernité et François L’Yvonnet, professeur de philosophie et éditeur, dresseront son portrait en images. » A écouter donc.

Dans Le Monde du 15 janvier, « Le chômage des jeunes a augmenté de 27% en 2009 » Selon le quotidien, qui s’appuie sur l’enquête Emploi de l’INSEE (Insee Première n° 1331, janvier 2011), 500 000 personnes supplémentaires par rapport à 2008 se sont retrouvées au chômage en 2009 et, comme à l’accoutumée, les jeunes ainsi que les 50 ans et plus ont payé le plus lourd tribut, respectivement + 27% et + 26%. « Fin 2009, le taux de chômage des jeunes était presque trois fois plus élevé que celui des 25-49 ans : 23,7% contre 8,2%. » Outre le chômage, « les 15-24 ans restent aussi les premiers concernés par la précarité de l’emploi : près d’un jeune sur deux (49,7%) est en contrat court {…} contre seulement 12,6% pour l’ensemble des salariés. » En 2009, le sous-emploi concernait 1,4 million de personnes et les secteurs qui emploient le plus de jeunes sont le commerce et la réparation d’automobiles, la construction et l’hôtellerie-restauration.

Clou.

Tout cela ne décourage pas les Français qui sont en tête de l’Europe des 27 pour la natalité avec un indicateur conjoncturel de fécondité de 1,99 enfant par femme, variant considérablement selon le milieu social : 2,5 par femme sans diplôme contre 1,8 pour les bachelières et diplômées du supérieur (toujours Le Monde du 15 janvier). En résumé, on fait plus d’enfants que nos voisins européens alors que nous sommes les champions du monde du pessimisme et que l’avenir de notre progéniture est, selon l’expression de Louis Chauvel, « mal parti ».

Il est des fois où comprendre quelque chose, trouver une cohérence, est aussi difficile que de planter un clou dans un jet d’eau. Mais ça occupe.

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commentaires
  1. Romain CISP dit :

    Il est toujours étonnant de voir que l’évaluation des ML et surtout de la performance sont au cœur des préoccupations de l’État. Je suis conseiller en insertion SOCIALE et PROFESSIONNELLE (cf. convention collective) et pas l’un ou l’autre.
    Il ne faut pas oublier notre cœur de métier : le jeune sans qualification et/ou sans expérience. Recevoir un jeune DE tous les 15 jours… Nous sommes déjà étouffés par le poids des procédures administratives (P3 et bientôt P4 en fin d’année).

    Ah, j’aimerai tant qu’un de ces décideurs viennent me remplacer dans mon bureau pendant 1 mois afin d’intégrer le concept de « réalité » de l’accompagnement : jeune résidant en ZUS, RSA, jeune sous main de justice…Les conseillers travaillent sur de l’humain et pas un jeune modèle (le jeune parfait avec diplôme(s), expériences, le permis B et la voiture) qui accepte toutes les propositions qui lui sont faites.

    « Construire ensemble une place pour tous les jeunes » cela devient une nostalgie…
    Je dirai plutôt « Construire ensemble une place pour tous les jeunes EMPLOYABLES » et surtout rapidement si possible.

  2. legrand joseph dit :

    Philippe,
    Comme de coûtume tes propos sur ce civis PADE sont pertinents et nous refont posr la question récurrente,
    A Quoi servent les MissionsLocales ou plutot qu’attend t-on de nous ?
    Nous savons tous la réponse mais elle n’est pas avouée….

  3. OUEDRAOGO Mahamane dit :

    La nouvelle circulaire contenait déjàen elle les germes de cette seconde…J’écrivais en Juin 2008 ceci…

    LA CPO : NOUVELLE ORGANISATION DU FINANCEMENT DU RESEAU ML ET PAIO

    Le Grenelle de l’insertion, la CPO, la fusion ANPE-ASSEDIC, le Plan Banlieues, etc… Voilà un ensemble de projets ou de programmes qui caractérisent l’année 2008 pour ce qui concerne l’insertion des publics dits en difficultés. Tous, peu ou prou, ont les mêmes objectifs ou visent les mêmes publics. Je m’intéresserai dans ce qui suit du public jeunes, celui dont je crois connaître les problématiques.

    Le plan banlieues et le financement des structures jeunes sont de ce point de vue éloquents. En effet, le plan banlieues ne vise exclusivement que les jeunes des quartiers dit sensibles et ces mêmes jeunes sont un public cible dans des rubriques spécifiques de la CPO. Comment les structures d’accueil de ces jeunes vont pouvoir faire la part des choses pour s’y retrouver ? Si le financement des structures répond à une volonté de clarification, et de simplification, il faut reconnaître que cette situation crée plutôt de la confusion.

    Pourtant le Grenelle de l’insertion à lui tout seul aurait été suffisant pour mettre à plat un système de financement qui pose question dans le réseau des missions locales. S’il est vrai que la CPO permet une stabilisation financière du réseau pendant une durée déterminée à l’avance, une telle précipitation se justifiait-t-elle réellement? N’aurait on pas pu attendre une année supplémentaire, financer le réseau sur une rallonge budgétaire le temps des conclusions du Grenelle ? Associer réellement les salariés du réseau à la définition des indicateurs mesurables? La concertation d’une instance du réseau en l’occurrence l’ UNML ne semble pas avoir aplani ces questionnements et sa récente réaction après son Assemblée Générale ne fait que les renforcer au contraire.

    Dorénavant, la performance du système de l’insertion des jeunes ainsi que l’efficacité des acteurs se mesureront en résultats quantifiables. Ce principe semble désormais acquis aux yeux des principaux acteurs puisqu’ils ont été « associés » à sa mise en place par leurs instances représentatives, de salariés cadres et de piou-piou* ( CFDT-SYNAMI, CGT, CFTC, ANDML) et d’ employeurs (UNML ou CNML) y compris. Mais parler de performance reviendrait à parler d’évaluation : en d’autres termes, l’état qui décide de la mise en place d’un tel dispositif de financement a clairement défini les indicateurs qu’il souhaite dorénavant évaluer. L’accord de l’organisme représentant les structures d’accueil qu’est l’ UNML engage chacune d’entre elle.

    Les indicateurs à évaluer qui semblaient satisfaire ces instances risquent de poser bientôt problème au niveau national comme au niveau local. Lorsque ce sera le moment de décrire et de présenter ses résultats, chaque structure ira se défendre de manière isolée. De même quid des structures qui, supposons-le, ne viendraient pas à atteindre les objectifs chiffrés qu’elles sont sensées avoir contribué à définir : pour ces structures là, il faudra bien qu’elles continuent de garantir la rémunération de leur personnel. Si nous acceptons ou laissons faire un scénario de ce type, nous aurions participé à la mise en place d’un système de recrutement des conseillers au projet. Nous serons ainsi au début du démantèlement de la Convention collective nationale des Missions Locales. Toutefois, nous avons maintenant l’habitude d’entendre que ce genre de propos est alarmiste et que ce ne serait qu’un moindre mal.

    *L’expression piou-piou est de Philippe LABBE

    Mahamane OUEDRAOGO
    Juin 2008

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