Propos sur le bonheur et la solidarité.

Publié: novembre 19, 2010 dans Corpus

Ci-dessous, le texte d’une contribution le 18 novembre 2010, à l’occasion de « Une idée pour plus de solidarité », un appel à projets lancé pour la deuxième année consécutive par le Conseil Général de Loire-Atlantique. Cette dynamique originale de la collectivité vise l’émergence de projets nouveaux et collectifs améliorant le vivre ensemble, l’engagement bénévole, la solidarité. Presque synchroniquement, une exposition est organisée par cette même collectivité, « Une histoire des solidarités » : du triptyque républicain on retient bien plus souvent les deux premiers termes, d’ailleurs en les opposant parfois (la liberté étant captée par la droite et l’égalité par la gauche)… Ici c’est la fraternité qui est sous les sunlights. Et c’est bien.

Trois « projets témoins » furent présentés qui ont inspiré cette contribution.

« Les toutous câlins »

Les personnes âgées en milieu médicalisé ne peuvent plus s’occuper d’animaux de compagnie. Pour leur permettre de retrouver un contact avec ces animaux, un réseau de visiteurs, accompagnés de chiens se met en place à l’EHPAD des Trois Rivières de Fégréac, à Hôpital la Roche Foucaud  de Plessé ou à la Perrière à Héric. Ces visites permettent de nouer des contacts et d’échanger plus facilement, pour lutter contre la solitude des personnes âgées.

« Lien ElémenTerre »

La ville de Saint-Nazaire est un territoire à cultiver. Ou, en tout cas, un espace où les jardins citadins sont sous-exploités. Mal entretenus, pas assez mis en valeur, ou complètement cachés, ils ne s’intègrent pas assez dans la vie urbaine. Pour y remédier, l’association Lien ElémenTerre s’est fixé un objectif simple : mettre en relation des gens qui possèdent un jardin dont elles ne s’occupent pas avec d’autres personnes, souhaitant elles pratiquer le jardinage. En constituant ces binômes, l’association nazairienne redonne vie à des lieux abandonnés, au goût du jardinage et à la notion de produits du jardin.

« L’outil en main »

Menuisier, ébéniste, électricien, pâtissier, paysagiste… Tous ces gens de métier ont décidé de transmettre leur savoir-faire et leur expérience à des enfants de 9 à 14 ans, pour leur montrer les gestes et la richesse des métiers manuels. Dans un local de la commune de Riaillé qui permet d’accueillir toutes ces activités, les adolescents viendront chaque mercredi pour pratiquer un vaste éventail d’exercices et éventuellement choisir une filière et une profession à leur convenance.

Propos sur le bonheur et la solidarité.

Le risque de l’évidence.

La question de départ peut sembler incongrue : en quoi les associations contribuent-elles à plus de lien social, plus de solidarité, plus de citoyenneté ? Incongrue parce que les réponses flirtent avec le risque de l’évidence. Mais, comme toujours, l’évidence est un paravent et il faut aller derrière pour voir ce qui s’y passe. La curiosité est un bon défaut car elle déconstruit et même flagelle le sens commun. Elle permet d’entreprendre de penser autre chose que ce que l’on pensait auparavant.

Voici exposées trois actions, « Toutous câlins », « Lien ElemenTerre » et « L’outil en main », décrivant ce qui se fait et pour qui : des personnes âgées, des résidents et des jeunes. Des premières, les personnes âgées, on retient une problématique d’isolement : rupture avec les conditions ordinaires de la vie, perte des repères familiers… Pour les résidents, à partir du partage d’un jardin, c’est l’interconnaissance, le lien et le partage qui sont au centre : moins que la lutte contre l’isolement c’est de combat contre le repli individualiste – un binôme ce n’est pas 1 et 1 mais 2 ensembles – mais il y est aussi question d’ancrage à partir de cette matière hautement symbolique qu’est la terre-mère (cultivée, ensemencée, féconde, nourricière…). Pour les jeunes, c’est à la fois l’intergénérationnalité et l’ébauche – parce qu’ils sont encore très jeunes – d’un projet professionnel… et c’est bien que l’on parle de « profession » tant aujourd’hui celle-ci tend à disparaître au profit du simple emploi, voire du job. Avoir l’ambition de ce mot de profession pour des jeunes, c’est résister à ce grand mouvement tendanciel qui affecte ce que l’on hésite de plus en plus à appeler « la vie active »… le chômage étant l’état normal d’un jeune en train d’entrer dans cette dernière.

Cette incongruité apparente me rappelle une drôle de situation vécue il y a quelque temps. C’était dans une Chambre régionale d’économie sociale où je formais quelques participants à l’évaluation du social. Parmi ceux-ci, une femme directrice d’un service de soins palliatifs. Elle me demandait comment évaluer la valeur ajoutée du travail de son service. Lui répondant très sérieusement (peut-être même doctement), je me suis surpris à me dire intérieurement : « Mais dans quelle société vivons-nous pour que des personnes aidant d’autres personnes à mourir sans trop souffrir soient contraintes de démontrer que leur travail est utile ? » Ainsi, qu’il s’agisse des « Toutous câlins », de « Lien ElemenTerre » ou de « L’outil en main », avec lutter contre l’isolement, favoriser la rencontre ou socialiser les jeunes, c’est incontestable, on est face à des initiatives humaines productrices de valeurs ajoutées. Mais où cela intervient-il ? A quelle(s) finalité(s) cela répond-t-il ?

Le bonheur dans le pré et à sa porte.

La réponse est à la fois simple et complexe. La simplicité, c’est de constater que tout cela rend plus heureux, que cela apporte du bonheur : le bonheur est à portée de main, un coquelicot dans le pré. La complexité, c’est de se dire que chacun trouve le bonheur à sa porte et qu’être heureux répond à des histoires toujours singulières et renvoie donc à des registres, des échelles de valeurs, différents.

Toutefois il me semble que, si le bonheur est une notion plurivoque, il recouvre toujours une ou plusieurs des quatre dimensions qui cohabitent et interagissent en chacun d’entre nous, que l’on soit une personne âgée dans un EHPAD, un citadin partageant un jardin ou un adolescent découvrant gouges et ciseaux. Chacun d’entre nous est un individu multiple, contrasté et même contradictoire (1) : homo sapiens, demens et ludens, personne bio-culturo-socio-économique, fils ou fille de… et père ou mère de…, agent hétéronome et acteur autonome, yogi introverti et commissaire extraverti, etc. (2) Toutes ces personnages et leurs multiples rôles sociaux respectifs sont présents dans chaque personne et, selon les évènements, occupent le devant de la scène ou attendent leur tour en back-office. Quatre personnages (« idéaux-types ») ressortent du lot et, en tout cas, permettent de comprendre là où les innovations sociales apportent des valeurs ajoutées. Ce sont le Sujet, l’Acteur, le Citoyen et le Producteur. Chacun d’entre eux s’épanouit dans une sphère et chacun d’entre eux y poursuit une finalité.

Le Sujet évolue dans le monde de l’intime, dimension micro, qu’on appelle l’individuation. Il y est question de sa santé, de son équilibre psychologique, de ses relations avec ses proches, de son logement. Le Sujet aspire à l’accomplissement. (3)

L’Acteur navigue dans l’archipel des relations, dimension méso, qu’on appelle la sociabilité. L’acteur est un être social et communiquant ; il rencontre les autres, se lie d’amitiés mais aussi de sympathies brèves ; il participe, fait avec les autres et s’associe ; il investit son quartier, constitue le voisinage ; il reconnaît, est reconnu. L’Acteur aspire à l’altérité.

Le Citoyen regarde haut et loin jusqu’à la société ; il retrousse ses manches et plonge ses mains dans les enchevêtrements institutionnels et politiques, dimension macro, qu’on appelle le sociétal. N’opposant pas les éthiques de conviction et de responsabilité, le Citoyen est convaincu et se veut responsable ; il veut jouir de ses droits ; il respecte aussi ses devoirs… du moins en théorie ; il constate que la société ne fonctionne pas comme elle le devrait et il agit pour la changer. Le Citoyen aspire à l’émancipation.

Le Producteur gagne son pain en travaillant mais, comme l’exercice du travail ne se résume pas à un lieu de production, il s’affirme dans un espace de socialisation fait de codes, de signes de reconnaissance, d’appartenance et de distinction, dimensions micro – méso – macro, qu’on appelle l’économique. Le Producteur aspire à l’autosubsistance.

Reprenons les trois exemples.

– Les « Toutous câlins » s’inscrivent dans la dimension de l’individuation : on apporte de l’affection – « calinothérapie » et même, ici, « caninothérapie », entre autres avec ce que Françoise Dolto aurait appelé un « objet transitionnel » ou, en l’occurrence, un « animal transitionnel ». Ainsi « lutter contre la solitude des personnes âgées » c’est faire de telle sorte que celles-ci, malgré la perte des repères spatiaux (le logement) et historiques (les souvenirs), parviennent à un équilibre psychoaffectif, qu’elles puissent, autant que possible, s’accomplir dans un milieu médicalisé qui, par la force des choses, hygiénise et lisse les faits saillants d’une vie. C’est au Sujet que l’on s’adresse.

– Avec le « Lien ElemenTerre » à Saint-Nazaire, on est de plain-pied dans la dimension de la sociabilité où ce qui est important est la rencontre avec l’Autre différent que l’on reconnaît et qui vous reconnaît, définition de l’altérité. La différence repose sur ce système de relations par opposition : l’un dispose d’un jardin mais ne l’entretient pas ; l’autre ne dispose pas de jardin mais souhaite jardiner. La force de ce projet c’est de réunir ce qui est différent, relier ce qui est épars, avec ce que l’on imagine être sous-jacent, un pari sur l’émulation par la coopération et une relation qui progressivement débordera du seul cadre du jardin pour s’intéresser à l’humain que chaque partie du binôme voudra bien mettre sur la table. C’est l’Acteur qui est en jeu.

– Enfin, à Riaillé, « L’outil en main » se situe dans la sphère économique avec, comme indiqué, le pré-projet professionnel qui s’inscrit dans la tradition du compagnonnage (introduite désormais au patrimoine immatériel de l’humanité !) : ce sont des gens dits « de métier » qui transmettent leur savoir-faire et leur expérience… Ces notions fortes – métier, profession, savoir-faire, expérience, peut-être même chef d’œuvre et Tour de France – s’opposent point par point au triste marché du travail où l’on parle d’emploi, d’opérateur, de produit, de flexibilité et où l’expérience est désormais synonyme d’obsolescence. Les trois dimensions du rapport au travail sont là : « instrumentale » pour gagner sa vie, « sociale » pour appartenir à une communauté humaine (reconnue par un métier) et « symbolique » pour s’épanouir dans le travail (« à leur convenance »). C’est le Producteur qui est ici présent.

Valeurs ajoutées…

Le temps de cette contribution ne permet pas de plus développer l’intérêt de cette typologie de la cohabitation de ces quatre personnages, dimensions et finalités, mais indiquons cependant que, face à l’enjeu de construire une évaluation complète, holistique, des innovations sociales, ce modèle ouvre des perspectives… et, en tout cas, évite que l’utilité sociale s’exprime de façon trop imprécise et floue ou, plutôt que s’engager dans une évaluation systémique, qu’elle cède aux injonctions d’un contrôle économétrique (4). Ainsi quasi tautologiquement, si l’utilité sociale des associations de « solidarité » réside dans le fait même de produire de la cohésion et donc de prévenir nombre d’ « externalités négatives » plus que probables lorsque le vivre ensemble est en mauvais état, le chemin à faire est de préciser quelles sont les valeurs ajoutées de cette utilité sociale :

– Des valeurs ajoutées individuelles directes : se sentir mieux alors que, isolé et malade, on a reçu la visite d’une personne avec un toutou…

– Des valeurs ajoutées collectives directes : un territoire dynamisé par l’action d’associations qui organisent des manifestations festives, qui agissent pour la paix sociale, qui sont de véritables « panseurs sociaux » (5) …

– Des valeurs ajoutées indirectes : ce sont celles qui permettent de poser une hypothèse plus que probable d’effets positifs dès lors qu’un dispositif a été mis en place. Par exemple, il n’est pas déraisonnable de songer qu’un médiateur évite des conflits qui pourraient dégénérer…(6)

Réciprocité, usage et engagement.

Cet enjeu de l’évaluation n’est pas une intériorisation de normes dominantes selon lesquelles tout, absolument tout, devrait être évalué… car l’abus d’évaluation nuit gravement à la santé morale, en particulier en déshumanisant la gratuité de l’engagement, voire même en tentant de la monétiser (7). Des exemples proposés, toutous, jardins et transmission de gestes professionnels, on retiendra aussi qu’ils sont marqués par trois qualités qu’il serait intellectuellement absurde et moralement pervers de vouloir calibrer dans des cases à critères et indicateurs : la réciprocité, l’usage et l’engagement.

La réciprocité…

Le bonheur est réciprocité : ce n’est pas seulement la personne âgée malade, le citadin ou le jeune qui sont heureux dans les actions présentées ; ce sont les visiteurs avec leurs animaux, les possesseurs de lopins, les artisans. L’anthropologie appellerait ici à la rescousse Mauss et son « don – contre-don » :

« Les hommes généreux et valeureux

Ont la meilleure vie ;

Ils n’ont point de crainte.

Mais un poltron a peur de tout;

L’avare a toujours peur des cadeaux. » (8)

L’usage…

Toutes ces actions – et bien d’autres actuelles et anciennes issues du grand mouvement solidariste – s’inscrivent dans une logique de rapports non marchands… qui pourtant ont de la valeur. Cela interroge sur ce qu’est ou devrait être, précisément, la vraie valeur des choses. Avec les associations de solidarité elle est, selon les termes mêmes des économistes, dans une valeur d’usage (est-ce que ça sert ?) bien plus que dans une valeur d’échange (combien ça vaut ?). Imaginons ce que serait un monde où l’intime et la passion seraient passés au tamis de l’intérêt marchand : une norme ISO du management de la qualité de la conjugalité ? Pire que l’imagination d’Orwell avec 1984 !

L’engagement…

Le bonheur n’est pas un donné mais il se conquiert et, là, il faut souligner que le regard sur ces actions ne doit pas exclusivement se porter sur les résultats ou les bénéficiaires (malades, jeunes, etc.) mais également sur les réalisations et leurs acteurs. Car toutes celles et tous ceux qui innovent socialement se retrouvent derrière cette image de « … l’homme heureux et qui n’attend pas pour l’être, ici et non ailleurs, que l’événement lui donne raison, acteur enfin et non spectateur de soi-même. » (9). Ils sont donc, d’une part, heureux et, d’autre part, exemplaires du comment être heureux soi-même nécessairement avec les autres. Or, par les temps qui courent, si chacun peut faire le constat d’une double crise de l’exemplarité des élites et d’un repli individualiste, peut-on faire l’économie de cette invitation à l’engagement qui ne s’appuie ni sur la compassion, ni sur le sacrifice mais sur  la production de bonheur ? Comme le disait Michel Denis le 7 mai 1996 pour son dernier cours (10) : « Nous avons sur cette terre le devoir de contribuer, tous, activement, au bonheur des hommes. Cela va bien au-delà de la recherche du bonheur individuel, cher au philosophe radicalisant Alain. C’est la recherche du bonheur commun, de ce bonheur présenté par l’article premier de la Déclaration montagnarde de 1793 comme le but de la société. » (11) Tous, nous avons ce devoir… mais bien peu le remplissent. Alors chérissons ce qui le font !

A (pour)suivre…

Et c’est à partir de cette interrogation que l’on peut conclure car, tant en économie que dans le social, il n’y a pas de « main invisible » qui permettrait magiquement que tout s’ordonne par homéostasie pour le meilleur des mondes possibles… sinon celui d’Huxley (12). Ce qui renvoie à une autre interaction, celle des acteurs et des institutions. De toute – là également – évidence, les institutions représentant l’intérêt général doivent encourager, soutenir, développer et essaimer ces innovations sociales. Mais elles aussi ont leurs démons, fort bien exprimés par le titre de l’ouvrage de Michel Chauvière, Trop de gestion tue le social. (13)

Les démons s’épanouissent lorsque…

– La technostructure se substitue au politique : « Plus la politique devient technique, plus la compétence démocratique régresse » (14) ;

– L’économisme galopant est le seul gouvernail, comme si le social était accessoire, comme une coquetterie accordée faute de mieux ;

– L’évaluation est vidée de son sens, qui est celui de l’objectivation de la valeur, au profit du rationalisme étriqué… « à l’euro près » ;

– L’intérêt – pourtant – général est découpé en autant de morceaux qu’il y a d’institutions, chacune d’entre elles raisonnant de façon sectorielle : une pensée disjonctive alors qu’il faudrait une pensée complexe, du latin complexus signifiant « relier ce qui est dispersé ».

Les démons deviennent des anges (ce qu’ils étaient à l’origine, souvenons-nous) lorsque…

– Technostructure, politique et citoyens débattent et gouvernent ensemble (15) et que le pari est celui de l’empowerment ;

– Plutôt que le programme, rigide et descendant, le projet, ascendant et plastique, est l’outil du changement ;

– L’innovation sociale est inscrite comme un objectif de veille, de recension et de valorisation pour reconnaître ses acteurs et favoriser l’essaimage (16) ;

– Les institutions représentant l’intérêt – encore une fois – général s’associent pour soutenir les initiatives solidaires et citoyennes par la fongibilité des aides et subventions.

« Vaste programme ! », aurait dit le Général. Nous dirions plutôt « Beau projet ! »

(1) Edgar Morin parle de « dialogique ».

(2) « Chacun contient en lui des galaxies de rêves et de fantasmes, des élans inassouvis de désirs et d’amours, des abîmes de malheur, des immensités d’indifférence glacée, des embrasements d’astre en feu, des déferlements de haine, des égarements débiles, des éclairs de lucidité, des orages déments…. » Edgar Morin,  Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, 2000, Seuil.

(3) L’accomplissement n’est pas nécessairement l’atteinte d’une cime. Il peut être la congruence : ne pas boiter, marcher sur ses deux pieds, être en cohérence pensées/pratiques, aspirations/réalisations…

(4) Sur ces perspectives d’évaluation systémique, Philippe Labbé, Evaluer l’utilité sociale de l’économie sociale (et solidaire »), 2008, CRES des Pays de la Loire (216 p.).

(5) Du même nom que la collection aux éditions Apogée.

(6) Bertrand Schwartz appelle cela « l’indispensabilité ». En entreprise et avec le vocabulaire qualiticien, on parlerait d’ « assurance de la qualité ».

(7) Monétiser : « Réduire à sa seule valeur monétaire » (Centre national de ressources textuelles et lexicales).

(8) Poème scandinave rapporté par M. Mauss, Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques, 1923-1924, L’Année Sociologique, seconde série.

(9) Liminaire de Propos sur le Bonheur, (Alain, 1928, Gallimard).

(10) Document photocopié de onze pages. Michel Denis était professeur d’histoire du monde contemporain à l’Université de Haute Bretagne.

(11) « Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles. » Déclaration du 24 août 1793, dite « Montagnarde ».

(12) Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, {1932}, 1953, Plon.

(13) Michel Chauvière, Trop de gestion tue le social : Essai sur une discrète chalandisation, 2007, La Découverte.

(14) Edgar Morin, La tête bien faite, 1999, Seuil.

(15) Il y aurait beaucoup à dire sur l’usage intempestif mais obligé parce que moderne de la notion de « gouvernance » qui, dans bien des cas, travestit sémantiquement des modes  décisionnels tout à fait traditionnels. A l’inverse, on pense à « l’agir communicationnel » d’Habermas… (Jürgen Harbermas, Théorie de l’Agir communicationnel, 1987, Fayard).

(16) A l’échelle des USA, une opération de ce type, recensant les initiatives solidaires, fût organisée au début des années 80, A million points of light.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s