Les missions locales (encore) au rapport.

Publié: septembre 23, 2010 dans Insertion/missions locales

Tout frais.

En juillet, l’Inspection générale des finances avait remis son rapport sur les missions locales aux ministères en charge du Budget et de l’Emploi. Peu de choses avaient filtré, tout au plus savait-on que le réseau s’en sortait assez bien. Ouf ! L’excellente source qu’est l’Agence Emploi Formation, a réussi à mettre la main sur ce rapport et vient de publier une dépêche (n° 137830 du 22 septembre, tout frais) titrant « Insertion des jeunes : l’efficacité du réseau des missions locales reconnue mais sa gouvernance doit être rénovée ». En substance…

Couverture.

En termes de réalisations, l’IGF « reconnaît aux missions locales des taux de couverture de la population jeune « élevés » ». Il n’est pas précisé ce que sont ces « taux de couverture » mais, en principe, on peut mobiliser trois indicateurs : le taux proprement dit de couverture, le taux de renouvellement et le taux de pénétration.

Le taux de couverture est le rapport entre le nombre de premiers accueils de la mission locale et la DEFM jeune. En 2009, il était de 75,3% pour la France entière.

Le taux de renouvellement est le rapport entre le nombre de 1ers accueils et le nombre de jeunes suivis (une actualité au moins dans l’année). Il permet d’apprécier la dynamique de la mission locale dont les usagers se renouvellent régulièrement c’est un indicateur sensible aux caractéristiques sociologiques et culturelles des territoires, en particulier le fait que la population jeune soit plus ou moins sédentaire ou au contraire mobile. Toujours en 2009 et pour toute la France, le taux de renouvellement était de 40,0%.

Le taux de pénétration est le rapport entre le nombre de jeunes suivis de la mission locale et la population DE jeunes. Compte tenu que les suivis durent plusieurs mois ou années (stock), il est logique que leur nombre soit supérieur à celui des DE jeunes dont une très grande partie, DELD exceptés, se renouvellent (flux). En 2009, le taux de pénétration national atteignait 188,3%.

A vos calculettes !

Peuvent mieux faire mais pas chères…

En termes de résultats, « Sans résoudre la question du chômage des jeunes, {le modèle des missions locales} produit des résultats qui témoignent d’un réel potentiel pour des coûts inférieurs à ceux des dispositifs comparables. » On le savait, cela avait déjà été dit et répété… mais c’est encore mieux quand cela vient de l’Inspection générales des… finances !

– Côté accès à l’emploi, c’est à dire « efficacité » si l’on raisonne évaluation… « de même, si le taux d’accès à l’emploi des jeunes suivis par les misions locales est qualifié de « faible » (28 % en moyenne), l’IGF souligne qu’il est « comparable aux performances des autres dispositifs d’accompagnement des jeunes en difficulté d’insertion (contrat d’autonomie : 22 %, Centres Défense Deuxième Chance : 14 %, Ecoles de la Deuxième Chance : 19 %). »

– Côté coûts,  c’est-à-dire « efficience » si l’on raisonne évaluation… « Les coûts des missions locales sont moins élevés que ceux d’opérateurs comparables ». Ainsi, le coût moyen par jeune suivi en mission locale est de 417 euros en 2008, alors que dans le cadre du contrat d’autonomie, ce coût est de l’ordre de 1 860 euros, hors allocation d’autonomie versée au jeune (1 800 euros) et aides matérielles spécifiques. Pour ce qui est des centres Défense deuxième chance et des écoles de la deuxième chance, l’IGF souligne que ces dispositifs « reposent par principe sur des taux d’encadrement élevés qui en font des dispositifs coûteux : plus de 30 000 euros par jeune (hors allocation) pour les premiers, plus de 7 000 euros par jeune pour les deuxièmes ».

Originales. Le pompon.

En termes d’effectivité, c’est à dire méthode de travail toujours si l’on raisonne évaluation, on décroche le pompon puisque « les performances des missions locales « tiennent au caractère doublement intégrateur qui fait leur originalité ». Les structures d’accompagnement des jeunes sont présentées en tant qu’ « intégrateur de moyens », du fait de leur cofinancement par l’État et les collectivités locales, et « intégrateur de services », de par leur objectif d’accompagnement global des jeunes (emploi, formation, logement, santé, mobilité, culture, sport) (1). L’inspection générale note que « la force de ce modèle repose largement sur l’autonomie des structures », ce qui induit en contrepartie le risque de voir le réseau couvert par une « offre inégale ». D’où la nécessité de construire un « réseau efficace ». Moins à proprement parler d’efficacité, c’est de cohérence interne dont il faudrait parler : plus le fonctionnement est réticulaire, se fondant sur des entités à la fois autonomes et co-impliquées, plus il faut stabiliser les règles du jeu, le vocabulaire. Qu’est-ce qui, dans les flux de ce réseau, est stabilisé, transmissible, partageable, communicable ?

Sujet sensible n°1. Gouvernance.

Ici, le doigt se pose où ça fait mal. « L’IGF considère en effet que si le réseau des missions locales est structuré (autour d’une convention collective nationale, du protocole des missions locales, de la présence d’associations régionales des missions locales…), sa consolidation est « indispensable ». En effet, tant la CCN, signée en 2001, que le protocole, qui date de 2005, sont jugés « en partie obsolètes ». S’agissant de cette obsolescence, précisions toutefois que, pour la CCN, un rapport a été remis il y a un an (Diagnostic RH, prospective emplois métiers, compétences formations, et préconisations, Circé Consultants et Groupe Amnyos) et, pour le Protocole, un nouveau est en cours de (difficile) accouchement.

Pour l’IGF, la gouvernance nationale du réseau des missions locales, est « essentiellement assurée par la DGEFP, le CNML et l’UNML. Cette dernière  – l’Union nationale des missions locales – est jugée « peu claire »… je renvois le lecteur au rêve « Emelles » de l’article « Un jour parmi d’autres » (20 septembre). Mais « ce sont principalement les deux premières institutions qui sont montrées du doigt par l’IGF : la DGEFP car la MIJ (mission pour l’insertion des jeunes), son service en charge de la définition de la politique de l’État en direction des missions locales, « reste insuffisamment active dans l’animation interministérielle de cette politique ». Cette mission relève en pratique du CNML, mais le Conseil national « ne dispose pas des moyens nécessaires à cette mission ». La représentativité de ce dernier est d’ailleurs mise en question du fait de sa composition définie par décret. »

Propositions…

L’IGF formule vingt-cinq propositions destinées à « améliorer la performance du dispositif » des missions locales et à atteindre trois objectifs principaux : « Renforcer le potentiel fédérateur des missions locales tout en consolidant leur orientation vers l’emploi, développer des incitations à la performance et dynamiser le réseau. » L’inspection générale propose également de « préserver l’autonomie des missions locales vis-à-vis de l’État, des collectivités locales et de Pôle emploi ». Une proposition jugée « fondamentale » par l’IGF pour « préserver le modèle original des missions locales, qui a fait la preuve de son potentiel fédérateur ». « Des aménagements sont cependant nécessaires pour consolider » ce modèle, note le rapport. Il faut en particulier que les missions locales aient des relations financières « particulièrement claires » avec toutes les collectivités. »

Sujet sensible n°2. L’emploi, l’emploi, l’emploi…

Parmi ces propositions, on notera la « réorientation de l’offre de service vers l’emploi ». Ainsi, « les analyses menées par l’IGF « montrent que les performances des missions locales en termes d’accès à l’emploi sont meilleures lorsque leur offre de service est orientée vers l’emploi et qu’elles s’impliquent dans la prospection d’offres auprès des employeurs ». La mission précise que, « tout en maintenant la pratique de l’accompagnement global des jeunes, il faut conforter l’orientation des missions locales en direction de l’emploi, qui est un facteur de performance ». Pour cela, il est recommandé de « structurer clairement » l’activité de prospection d’offres d’emploi auprès des employeurs car il est nécessaire « d’en préciser les objectifs pour lui allouer des moyens appropriés, tout en garantissant la coordination des missions locales avec Pôle emploi dans ce domaine d’intervention récent ». Il semble évident que, dès lors qu’une mission locale s’organise, par exemple avec une équipe emploi dédiée, ses résultats dans ce champ seront meilleurs. Il semble tout aussi évident que ce travail doit être conçu selon une logique territoriale – j’ai avancé le concept de « Pacte territorial pour l’emploi et l’insertion » – avec les autres acteurs en place, dont Pôle emploi mais également les Maisons de l’Emploi – non citées dans le résumé AEF de ce rapport – lorsqu’elles existent. Il semble par contre moins évident de tenir ces deux bouts, réorientation vers l’emploi et approche globale… pas impossible mais certainement sensible et « à manier avec précaution » à défaut de consommer avec modération : on est là, typiquement, dans une « dialogique » – articulation de deux notions à la fois complémentaires et antagonistes… sur laquelle une « doctrine » étayée du réseau ne serait pas superfétatoire. Ceci concerne par exemple – le débat est dense dans plusieurs missions locales – la question des expertises (axes 3, 4 et 5 de la CPO) et de leur lien et compatibilité avec la polyvalence (fondée sur l’approche globale). Plus en amont – mais ce serait à ce moment une réelle vision anticipatrice de GPEC – est posée la question de la formation initiale des CIP, autoadministrée ou du moins contrôlée, mix d’IRTS et de Sup de Co… Enfin bref, il y a du grain à moudre.

Sujet sensible n°3. Algorithme.

En complément à cette orientation d’une partie de l’activité des missions locales vers l’emploi, « l’IGS recommande d’« intensifier l’utilisation » des CPO (conventions pluriannuelles d’objectifs), qui contractualisent les relations (objectifs et moyens) entre les missions locales et l’État. L’inspection générale propose notamment de consolider toutes les CPO sur une base nationale pour permettre à la DGEFP d’être en capacité de faire évoluer le dispositif. La principale proposition de l’IGF par rapport aux CPO est toutefois de « moduler 5 % des financements en fonction des résultats » des missions locales. » Après tout, pourquoi pas… sauf que on est bien ici dans l’évaluation des résultats et que, pour la énième fois, il faut rappeler qu’on ne peut raisonner toutes choses étant égales par ailleurs : les résultats d’une mission locale en zone économique atone ne seront évidemment pas les mêmes que celle d’une mission locale bénéficiant d’un bassin d’emploi dynamique. Ceci renvoie donc à la corrélation entre les indicateurs de contexte (environnement) et de ressources (moyens disponibles). Or, à ce jour, aucun modèle n’a été conçu permettant de calculer cette corrélation, autrement dit on ne dispose pas des modalités de calcul des facteurs, traduits en indices, de pondération : les données de contexte, parfois fournies par les SEPES, parfois par les missions locales lorsqu’elles ont réalisé leur diagnostic territorial socioéconomique, sont exposées au verso de la première page de la CPO puis laissées de côté ou vaguement, pifométriquement, prises en compte pour le volet des résultats. « Voir, observer, mesurer, modéliser, mesurer encore, modéliser à nouveau est une démarche de clarté qui dans le foisonnement du réel met le peu d’ordre dont nous sommes capables. » (1)

Par ailleurs, on peut regretter qu’au chapitre de la CPO ne soit pas recommandée une CPO interinstitutionnelle… a fortiori puisqu’il préconise « des relations financières « particulièrement claires » avec toutes les collectivités. »

Sujet sensible n°4. Le Mecanno institutionnel.

Sous le titre « Rénover la structure institutionnelle », l’IGF suggère de rénover l’architecture institutionnelle du réseau des missions locales en établissant une « distinction claire entre les dimensions stratégiques (dialogue entre collectivités publiques, synthèse interministérielle de la position de l’État, représentation des missions locales) et dimensions techniques (administration de Parcours 3, mutualisation des bonnes pratiques) de la gouvernance du réseau ». Dans ce cadre, le rapport propose de « renforcer la MIJ afin de consolider son rôle de chef de file interministériel de la DGEFP en veillant à intégrer à la politique de l’emploi les autres problématiques de la jeunesse ».

« Pour sa part, le CNML se verrait « recentré sur une fonction d’orientation stratégique en revoyant sa composition dans le sens d’une meilleure représentativité des missions locales ». Les collectivités locales et l’État conserveraient neuf représentants chacun, tandis que le nombre de présidents de missions locales serait ramené de 38 à 18. Ces derniers seraient nommés pour moitié par décret et pour l’autre moitié par ou au titre de l’UNML. » Il restera à étudier, sur la base du rapport complet, ce que l’IGF appelle « les dimensions techniques de la gouvernance du réseau » et qui, loin de là, ne se résument pas à l’administration de P3 et à la mutualisation des bonnes pratiques : on pense à la formation, à la R&D, etc.

Changer de perspective.

Ajoutons à cette thématique de la gouvernance que l’on pourrait être tenté de ne traiter que d’un seul point de vue institutionnel… alors que l’esprit des missions locales souffle (en théorie) dans un autre sens, la proposition de Régis : partir des jeunes.

Régis : « Un long article dont je ne reprendrai qu’un élément, la participation des jeunes. Elle m’apparaît de plus en plus comme essentielle, même avec toutes les difficultés que pose sa mise en oeuvre… mais j’irai plus loin et je pense que ce serait un facteur de développement, d’entraînement si cette participation était organisée au-delà de chaque mission locale, c’est à dire au niveau départemental, régional et national. La notion de réseau en serait aussi accrue autour des Présidents, des Directeurs et des jeunes… Mais c’est vrai que ce serait un facteur de mobilisation de cette jeunesse pour de grandes causes nationales ou en réaction aux politiques qui sont « conçues » pour elle. Mais n’est-ce-pas une véritable forme de citoyenneté ? »

Serpent de mer.

L’IGF propose également de « lancer le développement d’une marque par la protection de l’identité du réseau et l’adoption d’un visuel commun ». Une démarche qui pourrait être menée « tout en étudiant le changement de nom des missions locales ». Une nouvelle fois mais cette fois en évitant au lecteur de le rechercher, un extrait du même article cité d’il y a trois jours : « … cela faisait une trentaine d’années qu’il existait des émèlles et que leurs bien plus jeunes cousines, les emdéeuhs, avaient toutes le même logo, mais, bon, c’était un rêve. » Rassurons-nous : le prochain Protocole prévoit un « label graphique commun à l’ensemble du réseau ». S’il est signé.

(1) Les mêmes choses avaient été dites, par exemple dans le rapport annuel 2005 de l’IGAS, L’intervention sociale de proximité, qui plaidait « Pour une intervention globale centrée sur les personnes ».

(2) Pierre Léna, « Notre vision du monde : quelques réflexions pour l’éducation », (coordonné par) Edgar Morin, Relier les connaissances. Le défi du XXIè siècle, 1999, seuil, p. 45.

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commentaires
  1. Sénat dit :

    Bonjour,

    Le Sénat a auditionné les partenaires sociaux (UPA, MEDEF, CFE-CGC, CGPME, CGT, CFDT et FO) en vue du débat sur la réforme des retraites.

    Le but était avant tout de savoir ce que les partenaires sociaux attendaient du débat parlementaire au Sénat.

    De la « la prise en compte du message des organisations syndicales » (CGT) jusqu’à la poursuite « du relèvement des bornes d’âge » (MEDEF) en passant par « la résorption du déficit » (UPA), les réponses ont été pour le moins diverses.

    Voici la vidéo compilant les réponses des partenaires sociaux : http://www.dailymotion.com/video/xewwzy_retraites-auditions-des-partenaires_news

    N’hésitez pas à reprendre ces informations si vous le souhaitez,

    Nous restons à votre disposition pour vos éventuelles questions.

    Bien à vous,

    La Rédaction Multimédia du Sénat.

  2. pitondepierre dit :

    Des parcours sans Parcours et des insertions sans connexion

    Comme c’est facile je vais me laisser tenter par Esope et dire que P 3 est la meilleure et la pire des choses ». Oui je sais comparer P3 à une langue reste osé, mais on parle bien de langage informatique.

    Alors comme ca et pour François, « s’il y a bien un outil florissant qui ne sert ni à évaluer les parcours des jeunes, ni d’aide à la décision pour les conseillers, ni de performance dans les pratiques d’accompagnement, c’est bien le logiciel phare des Misions Locales « parcours ». C’est un outil de gestion qui ne sert qu’à justifier des crédits alloués au regard des flux de jeunes accueillis. » ! La messe est dite, et donc mon serment et le style qu’il faut parfois suivre comme le dirait de manière quelque peu condescendante le propriétaire des lieux, ne va certainement servir qu’à m’autopersuader du bienfondé d’un tel outil et peut être ramené dans le pré quelques utilisateurs égarés.

    Trois exemples et un enterrement.

    Once upon a time in the South : 3 parcours de jeunes Pierre, Paul et Marc accompagnés par une ML. Le premier écrit aux plus hautes sphères de l’Etat pour se plaindre du manque de professionnalisme de l’équipe de la ML qui « ne fait rien pour lui ». Et de Matignon au sous préfet d’arrondissement en passant par notre ministre de tutelle et le député maire de la circonscription il nous est demandé de détailler les actions que nous avons mises en place pour amener ce jeune à une « insertion durable ». Cliquez n’est pas jouer : En quatre ans d’accompagnement 71 actualités (contacts avec le jeune par courrier par téléphone ou de visu), 33 entretiens et 18 mises en relations vers une solution d’insertion (formation, contrat en alternance, contrat aidé). Je laisse au lecteur cauteleux le classement de ce cas dans les trois catégories de François : Évaluer les parcours des jeunes, Aider à la décision pour les conseillers, Performer dans les pratiques d’accompagnement.

    Le second, celui de Marc, ni saint ni évangéliste, juste jeune catégorisé « demandeur d’emploi non inscrit » qui en plus d’être demandeur est aussi rechercheur emploi. Nous sommes contacté par un employeur lui aussi rechercheur d’un jeune avec expérience avérée, avec une formation de boulanger et titulaire d’une attestation de « Premiers secours en équipe niveau 1 » et cerise sur le gâteau habitant chez ses parents et dont les parents pouvaient se porter garants. Une classique des employeurs friands de « cabris à trois oreilles » (déclinaison insulaire du mouton cinq pattes continental). Je vous passe la procédure de recherche liée à notre « SI », mais sachez que nous avons pu mettre Marc et relation avec l’employeur.

    Le dernier, enfant de la DRASS placé en foyer, avec le parcours que l’on imagine et qui se retrouve accompagné par la ML dès ses 16 ans. A 19 ans il met fin à ses souffrances. Une enquête est ouverte par la même DRASS pour chercher le chainon qui a fait que ce jeune soit passé à l’acte. Arrive le tour de la ML, en fouillant dans notre « système d’information », nous retrouvons que pour ce jeune, nous lui avons « prodiguée » à quatre reprises ces derniers mois, une « proposition » désolé c’est le langage P3 ou encore pire et plus commercialement appelée « offre de services » intitulée « Écoute active ». Derrière ce vernaculaire de parcours3 se cache un service dispensé par un professionnel de l’insertion et défini comme tel : « Posture professionnelle adoptée par un conseiller quand un jeune débordé par une situation complexe et/ou un isolement social, vient rencontrer son conseiller pour rompre son isolement et pour parler. Technique d’entretien basée sur l’écoute, la relation d’aide et l’empathie ».

    Ces trois cas sont certainement trouvables dans toutes les bases de données des ML de France et de Bretagne et ils donnent corps et vie à Parcours 3.

    Reste maintenant le coté obscur de la force aux mains de certains Palpatine qu’ils soient directeurs du travail ou de mission locale ou d’autres Dark Vador qui ne veulent pas qu’une seule tête dépasse et qui veulent transformer les missions locales en mission régionale.
    Ce n’est pas contre Parcours 3 qu’il faut se battre mais contre sa gouvernance. Régionaliser ou pire Nationaliser Parcours 3 c’est vouloir faire une flammenkuche basque, une bouillabaisse bourguignonne, un aligot normand ou un carry breton. Les utilisateurs de Parcours 3 doivent être les artificiers de l’évolution de ce logiciel et non les cibles le cas échéant Parcours 3 mutera en DUO 3 (logiciel de Paul emploi) !

    • pitondepierre dit :

      Désolé pour les lecteurs, j’ai inséré, eh oui même les mots sont insérés en ML, ce commentaire au mauvais endroit. En fait il vient en échos d’une contribution de François : « Sentinelle. La contribution du jour » faisant partie de l’article « Un jour parmi d’autres. »

      Acceptez s’il vous plait mes plus rondes excuses.

  3. pioupiou44 dit :

    On peut lancer un concours pour le futur nom des missions locales ! Chouette !
    Non, chouette n’est pas le nom que je propose, Philippe.

    Voici mes propositions :

    Bienvenue à pioupiouland (ça, c’est uniquement pour faire plaisir à Philippe)

    Djeun’s-namik (pour faire dynamique …)

    Emplois Jeunes (pour les souvenirs !)

    Pôle Jeunes Emploi (non, je ne l’ai pas écrit, on m’a forcé, je vous le jure !!!)

    …………………………………….

  4. rbeaune dit :

    Couverture…. c’est de saison…
    Pourquoi ne pas imaginer de prendre en compte (le retour) le JDI (jeunes en demande d’insertion)… il devait être l’indicateur de surchauffe des missions locales et avoir le même écho que la DEFM… et le comparer (surtout son évolution) avec cette dernière…
    Autre indicateur qui pourrait être intéressant quand certains parlent d’un réseau pas encore assez connu : rapporter le nombre de jeunes suivis à l’ensemble de la population des jeunes… certes, les données de l’INSEE sont classées pour les 15-25 ans, mais cela donnerait un bon ordre d’idée…
    Enfin, semble-t-il car je n’ai pas lu le rapport, il n’est pas fait mention du délai entre la sortie du système scolaire et le premier accueil en mission locale… cette donnée de Parcours 3 souffre d’un grave défaut car elle ne prend pas en compte ce qui se passe entre : le jeune peut avoir travaillé, s’être lancé dans une action humanitaire, être parti à la découverte d’un pays étranger, bref avoir exercé sa liberté individuelle de citoyen…

    Des indicateurs oui, mais à manier avec précaution (comme les sondages)… je pourrai revenir sur l’un d’entre eux, qui fait beaucoup parler, alors que sa valeur est, à mes yeux, très très relative… je garde le suspens…

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