Lectures

Publié: septembre 8, 2010 dans Au gré des lectures, Insertion/missions locales

La citation du jour…

Nouvelle « rubrique »… Pour chaque nouvel article, je tenterai de partager une citation, un adage, une réflexion que j’aime bien. Ceci sans rechercher dans le Dictionnaire des citations, juste en piochant au gré des lectures… ou de vos suggestions. Aujourd’hui, cela n’étonnera personne et risque de se reproduire, Edgar Morin : « Connaître et penser, ce n’est pas arriver à une vérité absolument certaine, c’est dialoguer avec l’incertitude. » (La tête bien faite, 1999, Seuil, p. 66).

Baisser La( ?)garde.

Les perspectives budgétaires pour 2011 sont sombres : interruption des crédits du Plan de relance, diminution de 12% voire plus des subventions structurelles. Au total, par exemple pour la Bretagne, 80 emplois en moins dans les 17 missions locales. Il faudra donc faire autant sinon plus avec moins : enfin, on sait ce que signifiaient ces fameux « gains de productivité » attendus des missions locales ! Voilà donc concrètement les résultats d’une politique de rigueur qui considère que 0,2% de chômeurs en moins (Enquête Emploi du second trimestre 2010, INSEE) justifient – on hésite le pluriel avec une telle décimale – qu’on baisse la garde (en deux mots). Ajoutons que la diminution des crédits d’Etat pose la question des clés de répartition et, inévitablement, met en place les conditions d’une concurrence entre structures : lorsque le gâteau diminue, l’instinct de survie reprend le dessus… Il faut espérer que les associations régionales seront suffisamment fortes pour négocier en préservant la solidarité inter-structures…

Dans Alternatives économiques, Guillaume Duval décrypte ces 0,2%… « amorce progressive d’un cercle vertueux lié au retour de la croissance », selon l’inoxydable optimisme souriant de Christine Lagarde :

« Mais si on analyse les raisons qui expliquent ce recul, on se rend compte que la nouvelle n’est en réalité pas aussi bonne qu’elle en a l’air. En effet la proportion de la population âgée de 15 à 64 ans qui occupe un emploi n’a pas progressé depuis le premier trimestre 2010. Et elle a baissé de 0,4 % par rapport au deuxième trimestre 2009, au moment pourtant le plus aigu de la crise. La seule raison pour laquelle le chômage a diminué depuis le début de l’année, c’est que la part des 15-64 ans qui sont actifs, c’est-à-dire qui occupent ou recherchent un emploi, a baissé de 0,2 %. En un an, cette proportion a même diminué de 0,4 %… Il n’y a là rien de réjouissant : le chômage baisse uniquement parce que de plus en plus de personnes, découragées, renoncent à chercher un emploi…

Si on va plus loin dans l’analyse et qu’on cherche comment ces paramètres ont évolué pour les différentes tranches d’âge, la situation apparaît encore plus sombre. Si le chômage des jeunes a un peu reculé depuis un an comme s’en réjouit le gouvernement, malgré une baisse de 0,4 % de leur taux d’emploi, c’est uniquement parce que leur taux d’activité, déjà très bas en France, a plongé de presque un point de pourcentage. Pour les 25-49 ans, si le recul du taux d’emploi de 0,4 %  ne s’est traduit que par une hausse de 0,2 % du taux de chômage c’est parce que là aussi le taux d’activité a significativement reculé. Il a même baissé de 0,4 % chez les hommes. Chez les plus de 55 ans par contre, ce taux d’activité a bondi de 0,4 %. C’est aussi la seule catégorie pour laquelle on observe une hausse du taux d’emploi depuis un an. Ce qui n’empêche pas cependant une hausse parallèle du taux de chômage chez les plus de 55 ans. Cette hausse de l’emploi et de l’activité chez les plus de 55 ans résulte des réformes antérieures des systèmes de retraites et du durcissement des conditions de dispense de recherche d’emploi. On peut s’en réjouir du point de vue de l’équilibre financier des systèmes de retraite mais on ne peut s’empêcher d’établir également un lien entre cette forte hausse des taux d’activité des plus de 55 ans malgré la crise et la baisse significative de ces mêmes taux d’activité chez les moins de 50 ans. Et se demander si, pour l’avenir du pays, une telle évolution est véritablement optimale… »

On se souvient d’un raisonnement à l’identique avec le projet de loi de finances présenté à l’Assemblée nationale à l’automne 2008 : sur la ligne bleue des Vosges le plein emploi montrait pour certains extra-lucides le bout de son nez ; le chômage diminuant, les crédits pour l’emploi devaient suivre… et patatras, la crise. Subprimes Outre Atlantique, récession ici… l’effet papillon. La technostructure devrait lire René Thom et sa théorie des catastrophes. Mais non, la technostructure a une seule lecture et une seule culture, la circulaire.

Trans-position…


En lisant le tout dernier (août 2010) ouvrage d’Edgar Morin, Ma gauche (François Bourin éditeur), on peut « s’amuser » à une double lecture : une en suivant la pensée de l’auteur, une autre de transposition en mettant derrière ses mots leurs significations pour les missions locales. Exercice pratique :

« Nous sommes dans une phase de grande régression, dont nous ne pourrons sortir qu’en prenant conscience de cette régression et des périls mortels qu’elle fait courir aux peuples {jeunes}, aux démocraties {missions locales}, à l’humanité (devoir d’insertion}. Alerte donc ! Il est temps de sortir du somnambulisme. La situation exige une résistance qui préparerait une renaissance. Une régénération de la pensée, et singulièrement de la pensée politique, pourrait préparer le futur. Il ne s’agit nullement de formuler un programme-catalogue, d’essayer de concevoir un « modèle de société » (qui ne pourrait qu’être statique dans un monde dynamique), voire de chercher quelque oxygène dans l’idée d’utopie. Il nous faut établir une Voie, qui ne pourra se former que de la confluence de multiples voies réformatrices, et qui amènerait progressivement la décomposition de la course folle et suicidaire à la croissance {de la triste réduction du projet d’autonomie et d’émancipation} que nos politiques {institutions} estiment réaliste. Pour cela, il faut réapprendre à apprendre, il faut se rééduquer pour pouvoir éduquer. Ce sont des sine qua non… »

Pierre à l’édifice…

C’est Pierre et, comme toujours, un style qu’il faut parfois suivre. Il faut dire que cet homme marche la tête en bas. Question d’hémisphère.

« T’as le look coco.

Ouf, j’ai eu peur que les commentaires soient impossibles, voire interdits ! Alors assister techniquement pour les lecteurs commentateurs il faut pour pouvoir commenter « cliquer » d’abord sur le titre de l’article et ensuite aller en son terme pour pouvoir en tout bien tout  honneur saisir son commentaire.

L’air des marquises a donné une cure de jouvence à ce blog. Tu sais celle des deux abbés normands Soury et Delarue qui, encore une fois, coiffent les bretons sur le fil. Celle-là, je la laisse mais elle a failli être censurée pour préférence celtique. Donc félicitations pour ce lifting. Restylage pour notre ami et non moins normand Régis.

Comme dans le titre de l’article figure « autres considérations », et que la période est propice aux annuités, je viens jeter ma Pierre à Woerth (il n’y a qu’au scrabble que son nom rapporte) avec une entrée maison bien sur.

Ainsi, après une recherche-action du café du commerce, plus communément appelée une observation empirique, une forte proportion (plus des deux tiers in situ) de notre corporation à mis ses pieds dans l’univers impitoyable du monde du travail vers le quart de siècle. Soit 25 ans plus ou moins dix pour cent – (une licence par ci ou une maitrise par là ou un passage en CREAI (ex-IRTS) et une année d’amour et d’eau fraiche et nous voila rendus à notre quart de siècle) – Ainsi, avec nos 41, voire 42 anuités de cotisation cela nous ramène à exercer nos fonctions sur la route des 66 ans.

C’est le jour du conseil des ministres, ils seraient bien inspirés d’avoir un influx RSS et de venir pénétrer ton blog. Ainsi, ils toucheraient du doigt les réalités d’un CISP, et pourraient se rendre compte de ce que voudrait dire « Repérer, Accueillir, Informer, Orienter et Accompagner » des jeunes à plus de soixante ans.

En plus d’être assaillis de procédures, d’injonctions et d’avoir en face de nous des jeunes sans repères et avec un avenir à construire, nous sommes dans une profession où les gratitudes et les reconnaissances sont rares, car nous travaillons non pas à monter des 206, mais à insérer les jeunes. Avec, comme cerise sur le far breton, une rémunération qui est suspendue à une CPO où il faut faire rimer « rentabilité » avec « réduction » et « efficacité » avec « équilibre ».

Les fonds de pension et les retraites complémentaires des amis du CAC nous font les yeux doux, non pas pour proposer des solutions d’insertion aux jeunes des missions locales mais plutôt pour attirer nos euros.

Je te vois venir avec ta trousse à outil Facom et tes propositions d’évolution pour notre profession. Les opportunités sont rares d’autant plus si l’on veut « vivarem al peis »… et je préfère garder son silence la privatisation des SAO.

Voila donc, entre deux trains et entre deux styles, ce sur quoi peu porter ta réflexion et celle de nos coreligionnaires. Comme pierre à l’édifice, tu devrais essayer de te procurer une pyramide des âges des salariés des ML afin de voir l’étendue des dégâts. Nous concernant,  c’est 36 la moyenne d’âge des salariés de la ML. On se donne donc rendez vous dans trente ans. »

Votre projet de vie : être à Pôle emploi ?

C’est aussi une autre contribution mais d’un autre acteur du réseau. Je préserve son anonymat par des {…}, version écrite des « bip-bip » de la censure cinématographique. Dans sa perception de la situation, oscillant entre dépit,  engagement, aussi modeste qu’indispensable travail de terrain et révolte, il se croit isolé… mais c’est une erreur.

« J’ai consulté ton blog avec bonheur, belle présentation (j’ai cru m’être trompé!). Heureux de te voir persister, ravi et jaloux du style, de la densité et de la richesse. Trop difficile pour moi, je suis trop paresseux sans doute. {…} Tu me rassures, et je me sens moins seul. La lucidité est à la fois une source de force mais aussi de découragement quand elle est isolée. Elle déclenche mon indignation, ma révolte, et donc mon action continue dans mon travail {…}. Je n’achète plus le Canard enchainé qu’une fois par trimestre… de peur de devenir terroriste ! J’avoue ne pas comprendre pourquoi personne n’est dans la rue, à tout casser, pour revendiquer une place due justement à chacun. {…} Toutes ces lettres à l’élu (Maire, député, président de communauté urbaine) arrivent à la {…}. Et il faut répondre, mesurer le degré de misère, prioriser les plus démunis, proposer un CAE et surtout tenter d’obtenir l’accord de Pôle Emploi ! Qui peut opposer des refus sans aucune explication, sauf à dire que le projet n’est pas défini ou le poste en inadéquation avec le profil… {…} A bout, je finis toujours par utiliser la seule parade possible « l’effet miroir »: « Et vous, madame, votre projet de vie étant enfant, c’était d’être à Pôle emploi ? »… Imagine la suite, les justifications minables, le règlement, le système, « c’est pas ma faute… mon chef… les chiffres… l’informatique… » L’axe emploi de ma mission est tout aussi complexe, mais je sais nager dans ce milieu complexe : apnée et prise de respiration contrôlées. Les directeurs restent repliés sur leurs missions {…} certains devenant élus eux-mêmes ou choisissant d’autres réseaux plus ésotériques. Les autres cadres se crispent, pris entre deux feux : le chef et la base !

Merci pour ton blog, pour l’énergie qu’il me donne, pour la source d’inspiration {…}

Amicalement.

PS. De conclusion, je te cite : « Le pessimisme de la raison, l’optimisme de la volonté. ». »

Alpinisme…

Précision : le pessimisme de la raison, etc. n’est (malheureusement) pas de moi. Je l’attribuais jusqu’alors à Gramcsi mais une vérification sur wikipedia m’apprend qu’elle serait de Romain Rolland. Après tout, les deux sont des géants sur les épaules desquels on peut se jucher pour voir plus loin.

Protocole 2010.

Rythme quinquennal, succédant à celui de 2000 et à celui de 2005, le protocole 2010 est en gestation au CNML. Il va être publié peu de temps avant la prochaine CPO triennale que plusieurs indicateurs – baisse des crédits, « gains de productivité » – laisseraient présager resserrée sur le volet emploi. L’identité des missions locales, qui part de loin (l’éducation populaire, permanente), réfute cette logique d’un des quatre préceptes cartésiens du Discours de la Méthode, « découper le tout en autant de parties… » : le « tout », c’est-à-dire le jeune, n’est pas sécable… pas plus que l’économie ou le professionnel ne doit être dissocié du social. Il faut le rappeler. Sans cesse. Lutter pas à pas contre la pseudo simplification d’une réduction à la complication de la richesse de la complexité. Il est vrai que tout serait tellement plus facile si l’individu était unidimensionnel… (1)

Vilain petit canard.

Un ouvrage de Boris Cyrulnik, De chair et d’âme (Odile Jacob, 2006), commence par une fable, une histoire de boiteux. Seconde transposition.

J’étais l’année dernière dans une mission locale. J’attendais à l’accueil lorsque le directeur et un responsable de secteur sont arrivés. Etonnamment, l’un et l’autre boitaient du pied gauche. Et, si je me souviens bien, tous ceux que j’ai croisés dans les couloirs boitaient du pied gauche. « Bizarre », me suis-je dit. Nous avons longuement discuté. Ils m’ont expliqué que, Pôle emploi remplissant à merveille sa fonction, leur choix avait été de ne pas développer la relation aux entreprises, qu’il fallait prioritairement traiter les problèmes sociaux. J’ai tenté de leur parler de la centralité du travail dans la construction identitaire, de la nécessité de faire feu de tout bois pour permettre aux jeunes une indépendance économique sans laquelle il ne peut y avoir d’autonomie sociale… sans guère d’effets. En fin d’après-midi, nous nous sommes quittés avec le sentiment d’un désaccord. Aimables mais silencieux.

Six mois plus tard, j’étais dans une autre mission locale, toujours à l’accueil. La directrice et son directeur adjoint sont arrivés. Etonnamment, l’un et l’autre boitaient du pied droit. Et, si je me souviens bien, tous ceux que j’ai croisés dans les couloirs boitaient du pied droit. « Bizarre », me suis-je dit. Nous avons longuement discuté. Ils m’ont expliqué que les jeunes venaient à la mission locale pour un emploi, qu’ils n’étaient pas des assistantes sociales, etc. J’ai tenté de leur parler de la globalité du social, qu’on ne pouvait viser l’indépendance économique sans poursuivre l’autonomie sociale, que l’emploi sans que soient résolus les problèmes de logement, de santé, de droits, etc. ne durerait inévitablement que ce que durent les roses… sans guère d’effets. En fin d’après-midi, nous nous sommes quittés avec le sentiment d’un désaccord. Aimables mais silencieux.

Il y a une quinzaine de jours, lors de journées nationales, j’ai revu à moins d’une heure d’intervalle le directeur du pied gauche et la directrice du pied droit. L’un et l’autre, étonnamment, m’ont posé la même question sur ma santé : cela allait-il mieux ? Je les ai rassurés : si aucun d’entre eux n’avait remarqué que je boitais, c’était parce que je boitais des deux pieds, gauche et droite. Nous avons pris rendez-vous. Je ne suis plus un vilain petit canard.

Le conseiller : chirurgien intrusif ou bureaucrate borné ?

C’est un article de six pages de Frédérique Elsa Giuliani, « Les conseillers face à la norme des parcours d’insertion : entre expérimentations et stratégies de survie » qu’on peut télécharger sur CAIRN-INFO. On peut rejoindre certaines conclusions de l’auteure, en particulier lorsqu’elle écrit « Or, toute cette activité relationnelle de soutien justifiée par la confrontation à des problèmes émergents reste tacite, quasiment clandestine. En effet, il est frappant de voir combien les professionnels du front se censurent lorsqu’ils ont à rendre compte de leur activité auprès de leurs supérieurs hiérarchiques et dans les comptes rendus officiels. C’est que, d’une part, seuls des résultats chiffrés ont droit de cité. Toute l’activité déployée à soutenir l’expérience des individus dans les épreuves d’insertion est systématiquement occultée car elle ne rentre pas dans les catégories de l’évaluation. » Toutefois l’analyse de Frédérique Elsa Giuliani tentant la démonstration de deux types d’attitude parmi les conseillers, celles de l’expérimentation et de la bureaucratie, m’apparaît simplificatrice à l’extrême, donc contestable.

La première attitude s’appuierait sur tout le référentiel commun (projet, approche globale, etc.) mais, ne prenant pas en compte que « l’amorce d’un parcours d’insertion expose souvent l’usager au sentiment d’une « perte du monde », en tant qu’il lui impose de rompre avec les objets et les personnes auxquels il tient, avec des ressources qui lui sont familières, à portée de main », cette stratégie ne serait opérante que « face à des individus qui possèdent déjà une stratégie d’insertion. Ce n’est, en revanche, pas le cas de ceux qui sont fraîchement sortis sans qualifications du système scolaire et dont on attendrait qu’ils se socialisent entièrement à travers les parcours proposés par la MLJ. Ni d’ailleurs celui de jeunes sollicitant les conseillers en insertion dans l’espoir de trouver rapidement un emploi qui leur permette de survivre, sans en passer par la réalisation d’un parcours de formation. Dès lors que ce dispositif ne permet pas d’intégrer ce type de situations, l’interaction sur le mode de la relation de service atteint ses limites et la coprésence entre jeunes et conseillers devient problématique. »

La seconde recouvrirait – caramba ! – des « stratégies de survie professionnelle ». Pour aller vite, les conseillers, « accablés par le sentiment d’alimenter un puits sans fond {…} se replient sur le protocole d’une relation administrative, alors que se tiennent face à eux des jeunes dont ils savent pourtant qu’ils n’ont pas les ressources pour s’engager réellement dans un parcours d’insertion. »

En résumé, les conseillers oscilleraient d’un côté entre le chirurgien intrusif des âmes, jouant d’autant plus les apprentis sorciers qu’ « il y a un déficit du langage de la pratique pour dire ce qui est réellement à l’œuvre dans ces pratiques d’accompagnement {et que} le registre discursif de l’éducatif {…} paraît inapproprié pour décrire la confrontation à des situations sociales « sans qualités ». » (2) et, d’un autre côté, le « fonctionnaire « bureaucrate » appliquant une règle indiscutée et tenue pour indiscutable ».

Je ne sais pas pourquoi mais ceci me renvoie à la fable des boiteux. La compréhension de la complexité de ce que sont les accompagnements – et non l’accompagnement (3) – s’accommode mal de ce type de relations tranchées, par opposition, où le conseiller n’aurait d’autre choix que de boiter du pied intrusif ou du pied bureaucrate.

Guide Ressources

C’est un opuscule de 47 pages édité en partenariat avec le CCAS par la MLA… qui n’est pas l’acronyme mal orthographié d’une compagnie d’assurance mais qui signifie « Mission Locale Angevine ».  Bonne pratique : recension de toutes les aides nationales, régionales, départementales et locales, qu’il s’agisse de santé, de logement, de mobilité, etc. J’imagine qu’en téléphonant à la MLA, son affable directeur se fera un plaisir de vous l’adresser : on peut partir du socle national et poursuivre selon sa région, son département, sa commune…

(1) En référence à Herbert Marcuse, L’homme unidimensionnel, Essai sur l’idéologie de la société industrielle avancée, 1968, Minuit.

(2) Cela rappelle Denis Castra qui, tout de délicatesse, écrivait sous le titre « La dictature du projet » : « Les acteurs sociaux, et en particulier ceux de l’insertion en quête permanente de nouveaux modèles, concepts (si ce n’est de nouvelles recettes), se sont appropriés une notion qu’ils ont bien sûr dissociée de ses origines (d’ailleurs multiples : du siècle des lumières à Sartre et Heidegger)… » L’insertion professionnelle des publics précaires, 2003, PUF, p. 83.

(3) Au même titre qu’il n’y a pas « un parcours idéal {qui} s’articulerait autour d’étapes graduées telles que : l’inséré débuterait son parcours par un stage de « mobilisation autour d’un projet », réaliserait ensuite un stage de « mobilisation autour d’un projet d’insertion », s’inscrirait ensuite dans une formation préqualifiante, avant d’enchaîner avec une formation qualifiante, pour ensuite s’insérer dans la toile des contrats de travail aidés du marché de l’emploi. » Il y a des parcours et, bien évidemment, tous les jeunes n’ont pas besoin de commencer par une mobilisation, tous n’ont pas plus besoin de passer par la case formation, etc.

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commentaires
  1. pitondepierre dit :

    Sans vouiloir te faire suivre mon style mon introduction faisait juste référence à l’impossibilité de laisser un commentaire « instinctivement » sur tes articles. Ce qui était possible sur l’ancienne version. il faut donc maintenant cliquer sur le titre pour avoir accés aux commentaires.
    Mon étourderie a fait sauter le mot pour entre alors et assister ce qui rendait la phrase difficilement compréhensible. je veux dire plus que les autres.

    Longue vie donc à ce blog qui apporte inspiration et préserve de la conspiration.

  2. Claude Labbé dit :

    Ouahhhh ! Trop classe ce blog ! J’en kiffe grave !

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