Des fonctions sociétales et autres considérations.

Publié: septembre 3, 2010 dans Actualité: pertinence & impertinence, Insertion/missions locales

On est les rois…

Dans la lignée de ce qui précède, c’est une interview de Julien Damon sur le site du Sénat concernant le RSA avec comme titre « Le système du RSA jeunes est brinquebalant ». C’est court. J’ai retenu la réponse à la dernière question : « La politique d’insertion des jeunes est-elle toujours le parent pauvre des politiques d’insertion ? » J.D. : « A force de considérer que c’est le parent pauvre, on invente un petit dispositif chaque année ; au final, c’est le parent riche, mais sans logique ni clarté pour le bénéficiaire. On est les rois de la création de trucs incompréhensibles en termes de prestation sociale. »

Rebond chiche…

Une contribution de David : « Le rSa dit « Jeunes » n’est qu’une pure illusion, un élargissement tellement verrouillé qu’il ne restera qu’un symbole à la hauteur finalement de ce qui l’a vraisemblablement motivé, la crainte de l’Etat français de se voir alpagué par la justice française ou européenne pour discrimination. Suivons la proposition pleine de bon sens de Julien BAYOU !

Sur le même thème et le petit air d’on se fout de votre g…. : avez-vous bien lu la notice du plan Rebond communiqué aux ML par le CNML juste avant les vacances ? Noir sur blanc, le CIVIS (sous entendu l’allocation qui lui est associée) est assimilé aux systèmes d’indemnisation ou d’allocation (ARE, ASS, RSA, AAH…) compensant l’absence de revenus du travail et justifiant ainsi l’inéligibilité du bénéficiaire à l’allocation spécifique créée spécifiquement dans le plan Rebond. Une véritable fumisterie quand on connaît le niveau très insuffisant des enveloppes allouées aux ML pour dispenser chichement cette allocation CIVIS. Résultat on se demande sérieusement, parfois le(la) jeune lui(elle) même, s’il ne faut pas « sortir » du CIVIS. Génial non ? »

Ou Rebond kangourou ?

Le RSA, un sujet intarissable : autre contribution, cette fois de Denis : « rSa : petit « r » pour petit « revenu », grand « S » parce que c’est beau la « Solidarité », petit « a » pour petite « activité »…

Le plan REBOND et sa mise en place dans les missions locales : avec mes collègues, nous avons compris pourquoi ils le nomment « REBOND ». Il faut que le jeune ait de sacrées capacités à sauter les obstacles : faire le dossier ASS, être refusé, faire la simulation RSA, être refusé, venir en entretien, accepter les offres de formation ou de contrat aidé mais si il n’y en a pas, peut-être accéder à l’indemnisation exceptionnelle accordée … Ils auraient pu l’appeler « Kangourou », ça aurait mieux reflété les compétences demandées aux jeunes pour l’obtenir ! Et ça aurait été dans l’air du temps : pour cette rentrée, nous avons « CERISE », « ESPADON »… dans nos petits papiers. »

Hirondelle.

Succédant aux satisfecit sur la progression moins rapide du chômage (globalement le syndrome du « plus du pédales moins vite, moins t’avances plus doucement »), Christine Lagarde s’étant félicitée de « l’amorce progressive d’un cercle vertueux lié au retour de la croissance », cela n’aura échappé à personne : le taux de chômage a baissé de 0,2 point – sapristi ! – pour s’établir à 9,3 % en métropole et à 9,7 % avec les départements d’outre-mer. Mais « La vérité est un fruit qui ne doit être cueilli que s’il est tout à fait mûr », disait Voltaire. Concernant les chiffres du chômage, l’hirondelle de 0,2% de DEFM en moins n’annonce pas nécessairement, loin de là, le printemps de la croissance et l’été du plein emploi. C’est d’ailleurs ce que prévient sur lemonde.fr le Cassandre Eric Heyer, directeur adjoint au département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) : la définition très stricte du chômage selon le BIT exclut un nombre important de chômeurs de ces chiffres officiels. En effet, à partir du moment où vous avez travaillé ne serait-ce qu’une heure au cours du mois, vous n’êtes plus considéré comme chômeur. « Cela enlève donc toute une partie des travailleurs qui a un tout petit peu travaillé mais cherche toujours un emploi. Et on sait qu’en période de crise, il y a beaucoup de petits boulots, avec des contrats d’une semaine, d’une journée. Ces personnes-là sont donc exclues des statistiques du BIT. Bien sûr, c’est mieux que le chômage baisse légèrement, mais il ne faut pas crier victoire pour autant. Si on prend une définition plus large du chômage, celui-ci continue d’augmenter. »

Bref, le chômage diminue et augmente. Deux certitudes cependant : la précarité gagne du terrain et les subventions diminuent (1).

CAC 40.

Lu aujourd’hui toujours sur lemonde.fr … qui, faut-il le préciser, n’est pas le média relayant les analyses du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste)… Illustrations ici et là : Le Monde, 3 septembre 2010.

« La dichotomie du CAC 40.

La planète finance a parfois des subtilités qu’il est difficile de comprendre. Comment explique-t-on de façon rationnelle que le CAC 40 recule de 8 % depuis le début de l’année, alors que dans le même temps les entreprises qui le composent, affichent à seulement mi-parcours de l’exercice 2010, 41,58 milliards d’euros (selon nos chiffres) soit un bond de 87 % par rapport aux 22,2 milliards d’euros enregistrés l’an dernier sur la même période ? Quarante et Un Milliards ! C’est seulement 7 milliards de moins que la totalité des profits engrangés sur l’année 2009. Mieux encore ! Seulement deux ans après la plus grave crise économique et financière depuis celle de 1929, à 80 milliards d’euros de bénéfices attendus par projection sur l’ensemble de l’année 2010, les grands mastodontes de la cote tricolore ne sont plus qu’à quelques encablures du record historique de 100 milliards de profits engrangés en 2007 ! En deux ans seulement… Alors qu’en moyenne le CAC 40 s’est établi en 2007 à 5.700 points, celle-ci n’est que de 3.700 points depuis le début de l’année. »

Barouin.

Résumons-nous : en six mois, avec une seule « logique » de spéculation, les entreprises du CAC 40 ont raflé 41 milliards d’euros. Synchroniquement, le gouvernement annonce tout azimut un régime sec ergépépéiste avec baisse des subventions, diminution du nombre de fonctionnaires (les enseignants des classes de vos enfants, les soignants de l’hôpital où vous allez, etc.), « gains de productivité » à impérativement obtenir à Pôle emploi et dans les missions locales, non-renouvellement des conventions avec les maisons de l’emploi, etc. 10 milliards seraient à économiser sauf de quoi on ne répondrait pas aux critères de Maastricht (3% de déficit)… bref, le chaos. Ce n’est pas au titre de successeur de Robert Galley à la présidence de la mission locale de Troyes mais à celui de ministre du Budget que François Barouin est en charge de cette pêche miraculeuse dont la logique est qu’il est plus rentable de ponctionner un peu sur beaucoup gagnant peu (les petits poissons) que beaucoup sur un peu gagnant beaucoup (les gros requins). Sachant que ces 41 milliards (ne) sont (que) le fruit de la spéculation et qu’ils iront très rapidement (si ce n’est fait) dans les poches des spéculateurs, pas dans cet investissement des entreprises dont on dit qu’il créée « les emplois de demain », comment se contenter d’absorber cette information – et les nombreuses similaires qui, quotidiennement, nous parviennent – sans révolte ? Magazines et émissions ne sont pas avares de reportages sur la misère du monde – personne ne peut l’ignorer – et les inégalités croissent jusqu’à la cote d’un inévitable naufrage.

Warhol.

Je n’ai de cesse d’écrire et de dire que l’histoire des missions locales s’appuie sur une généalogie dont le paradigme est celui de l’éducation populaire qui, par définition, fait le pari de l’éducation pour le changement plutôt que celui de l’éradication et de la table rase. Autrement dit, un pari qui s’inscrit dans une dynamique réformiste et non révolutionnaire. Or c’est en 1792 – année de la chute de la royauté – que Condorcet expose son rapport L’organisation générale de l’instruction publique, considéré comme l’acte de baptême (laïque)  de l’éducation populaire : en 1792, la révolution est en théorie déjà faite et il s’agit, dans un pays d’analphabètes, d’éduquer le peuple pour qu’à la monarchie de droit divin succède une démocratie impliquant que le peuple comprenne et puisse débattre. Dans les faits, la révolution va se poursuivre – la première période de la Terreur commence cette même année, en août 1992 – et la voie soft de l’éducation populaire et de ce qui deviendra la social-démocratie devra patienter. On peut se demander si, aujourd’hui, la cupidité et l’égoïsme des spéculateurs, que ne parvient pas à pondérer une simple – évidente – vision stratégique (ne parlons ni d’éthique, ni de culpabilité), ne va pas conduire notre société dans le gouffre tant les profits d’un côté et les sacrifices de l’autre construisent une image irréelle, surréaliste et comme violemment surexposée à la Andy Warhol. En d’autres termes, la Terreur économique contre la démocratie. Exagéré ? Ouvrons La démocratie au péril de l’économie (sous la direction de Marc Humbert et Alain Caillé, 2006, Presses Universitaires de Rennes). On peut y lire « les cinq fonctions permanentes d’une société en situation et en actes » :

« La fonction génésique permet la perpétuation biologique (reproduction sexuelle) et sociale (formation de membres individuels ayant leur place dans la société) ; elle assure ainsi la VIE de la société ;

La fonction économique, à l’aide de la production par le travail, fournit à tous les membres de la société les biens matériels et les services nécessaires ; elle permet, par là, la SURVIE des membres de la société et, au-delà, son confort matériel ;

La fonction politique constitue l’organisation des actions, des relations pour qu’elles s’inscrivent dans un tout cohérent, elle est donc la condition de la COHESION pour la société ;

La fonction culturelle peut être définie comme la transmission entre tous les membres de la société, au travers du temps, des informations, de la connaissance ; elle est le ciment qui assure la CONTINUITE de la société ;

La fonction éthique exprime l’adhésion à des représentations collectives, à des échelles de valeurs qui vont donner un sens communément admis à toutes les actions et relations ; elle permet ainsi définition et poursuite d’un idéal-projet commun, condition de la DYNAMIQUE de la société. »

Force est de constater deux choses. D’une part, ces cinq fonctions sont en théorie interdépendantes et reliées… sauf que le système actuel isole la fonction économique réduite à n’être plus que le mécanisme de circulation des marchandises sur le marché et des gains spéculatifs possibles à chacune des stations possibles : comme on le disait pour l’Empire du Levant, le soleil ne se couche jamais… ici sur les Bourses. D’autre part, le fonctionnement de la société est réduit à sa seule fonction économique : de la fonction génésique avec les brevets sur le vivant à la fonction politique qui oscille entre les doigts dans le pot de confiture et l’impuissance (« Les caisses sont vides… ») ; de la fonction culturelle désormais nécessairement rentable, audimatée et virtuelle (les « amis » sur Facebook…) à la fonction éthique pure coquetterie de rêveurs et rétrécie à l’échelle d’une morale strictement individuelle. Je laisse aux acteurs des missions locales le soin de vérifier, puisqu’ils oeuvrent en théorie sur la base d’un principe holistique et systémique, l’approche globale, quelles réponses se distribuent sur ces cinq fonctions… avec le pari que la fonction économique ne remplit pas son rôle (« à tous les membres de la société » ?) tout en parvenant à assujettir les autres fonctions. Tiens, au fait, où et quand parle-t-on d’éthique lors des journées d’octobre ?

Madmax.

Lorsque l’on voit dans l’étrange lucarne les agressions de plus en plus violentes de policiers et de pompiers, la réaction immédiate est celle de la condamnation des auteurs de ces faits… d’autant plus que chacun est renvoyé à son imaginaire et à ses peurs : menacé, qui ne souhaiterait être protégé par les pandores ? Ce qui signifie que, quelles que soient les critiques partagées sur les « institutions disciplinaires » pour reprendre les termes de Michel Foucault, sans celles-ci la société ne serait plus société mais une jungle à la Madmax. Mais, contrairement au diktat des émotions impactées par les images qui conduit à la condamnation immédiate de la nouvelle classe dangereuse, chômeuse et probablement jeune, un minimum de logique devrait rechercher en amont les raisons de la colère… et sans peine les trouverait dans cette violence instituée et même plus : respectée, saluée, présentée en modèle, honorée de rosettes… qui n’ont jamais autant été « ce ruban malheureux et rouge comme la honte » que brocardait Léo Ferré.

Judas.

Exemple de cette violence. « HP », c’est Hewlett Packard, chacun le sait. Mark Hurd, c’est le PDG de HP, ce que tout le monde ne sait pas. « Le  redresseur de HP tombe pour harcèlement », c’était dans Libération du 9 août. L’affaire de harcèlement n’a pas à vrai dire une importance majeure en elle-même (« … des avances à une cliente » dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’était pas exactement une oie blanche), sinon en tant que facteur de la chute de ce PDG. Au fait, que lui vaut d’être qualifié de « redresseur » ? « Hurd était célébré par les milieux financiers pour avoir imposé des réductions drastiques de coûts, supprimant 15 000 postes (10% de l’effectif) et réduisant leurs salaires. En 2008, il avait été le roi des bonus aux Etats-Unis, encaissant 34 millions de dollars pour un salaire de base de 1,4 million, tandis que la rémunération de ses employés était gelée. » Tout est dit en quelques mots. Ce Hurd, qui reconnaît sa faute en ce qui concerne le harcèlement, avance « Je n’ai pas été à la hauteur des standards et principes de confiance, de respect et d’intégrité que j’ai adoptées chez HP et qui m’ont guidé durant toute ma carrière. »

Voilà un bonhomme, que l’on peut qualifier de vrai salopard, qui parle de principes, de respect et d’intégrité alors que, s’il avait une seule infime partie de ceux-ci, il aurait sur sa conscience 15 000 chômeurs et leur cortège de drames humains, familiaux… un fossoyeur de vies qui, pour son œuvre funeste, reçoit bien plus que les trente deniers d’argent de son ancêtre Judas avec lequel il partage l’inhumanité (Illustration ici : toujours Le Monde, 3 septembre 2010.)

Expérimentations…

Allez, on ne va pas rester sur la colère, c’est mauvais pour l’estomac. Sur le site des expérimentations du ministère de la Jeunesse et des Solidarités actives, on peut télécharger le 4ème appel à projets, « Favoriser le parcours des jeunes vers l’autonomie par les pratiques artistiques et culturelles », composé de trois programmes :

– Mettre en cohérence les activités culturelles scolaires, péri et extra scolaires et réduire les inégalités relatives à l’accès aux offres culturelles (Programme 1) ;

– Favoriser les pratiques artistiques et encourager l’expression des jeunes (Programme 2) ;

– Favoriser l’insertion professionnelle par l’activité artistique et culturelle (Programme 3).

Il s’agit « d’identifier des expérimentations favorisant l’autonomie des jeunes par la culture. Les projets soutenus contribueront à mettre en évidence le rôle des pratiques artistiques et culturelles des jeunes comme levier de construction de leur projet personnel et professionnel. » Remise des copies le 5 novembre.

A vos claviers !

(1) « Le gouvernement a engagé la réforme des retraites. Il a également annoncé sa volonté de réduire les dépenses publiques. Notamment les crédits d’interventions, c’est à dire les aides économiques et sociales : – 10% sur trois ans, soit 4 milliards d’euros dès 2011. » Le Monde, 3 septembre, « Le modèle social freine-t-il la reprise économique en France ? », p. 10.

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commentaires
  1. pitondepierre dit :

    T’as le look coco.

    Ouf j’ai eu peur que les commentaires soient impossibles voires interdits. Alors assister techniquement pour les lecteurs commentateurs il faut pour pouvoir commenter « cliquer » d’abord sur le titre de l’article et ensuite aller en son terme pour pouvoir en tout bien tout honneur saisir son commentaire.

    L’air des marquises a donné une cure de jouvence à ce blog. Tu sais celle des deux abbés normands Soury et Delarue qui encore une fois coiffent les bretons sur le fil. Celle la je la laisse mais elle a failli être censurée pour préférence celtique. Donc félicitations pour ce lifting. Restylage pour notre ami et non moins normand Régis.

    Comme dans le titre de l’article figure « autres considérations », et que la période est propice aux annuités, je viens jeter ma Pierre à Woerth (il n’y a qu’au Scrabble que son nom reporte) avec une entrée maison bien sur.

    Ainsi, après une recherche-action du café du commerce, plus communément appelée une observation empirique, une forte proportion (plus des deux tiers in situ) de notre corporation à mis ses pieds dans l’univers impitoyable du monde du travail vers le quart de siècle. Soit 25 ans plus ou moins dix pour cent –(une licence par ci ou une maitrise par la ou un passage en CREAI (ex IRTS) et une année d’amour et d’eau fraiche et nous voila rendus à notre quart de siècle)- Ainsi, avec nos 41 voire 42 anuités de cotisation cela nous ramène à exercer nos fonctions sur la route des 66 ans.

    C’est le jour du conseil des ministres, ils seraient bien inspirés d’avoir un influx RSS et de venir pénétrer ton blog. Ainsi, ils toucheraient du doigt les réalités d’un CISP, et pourrait se rendre compte de ce que voudrait dire Repérer, Accueillir, Informer, Orienter et Accompagner des jeunes à plus de soixante ans.
    En plus d’être assaillis de procédures, d’injonctions et d’avoir en face de nous des jeunes sans repères et avec un avenir à construire, nous sommes dans une profession où les gratitudes et les reconnaissances sont rares, car nous travaillons non pas à monter des 206, mais à insérer les jeunes. Avec comme cerise sur le far breton une rémunération qui est suspendue à une CPO où il faut faire rimer rentabilité avec réduction et efficacité avec équilibre.

    Les fonds de pension et les retraites complémentaires des amis du CAC nous font les yeux doux, non pas pour proposer des solutions d’insertion aux jeunes des missions locales mais plutôt pour attirer nos euros.

    Je te vois venir avec ta trousse à outil FACOM et tes propositions d’évolutions pour notre profession. Les opportunités sont rares d’autant plus si on veut « vivarem al peis » et je préfère garder son silence la privatisation des SAO.

    Voila donc entre deux trains et entre deux styles ce sur quoi peu porter ta réflexion et celle de nos coreligionnaires. Comme pierre à l’édifice, tu devrais essayer de te procurer une pyramide des âges des salariés des ML afin de voir l’étendue des dégâts. Nous concernant, c’est 36 la moyenne d’âge des salariés de la ML. On se donne donc rendez vous dans trente ans.

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