qDc (queues de cerises)… ou l’épistémologie du cari zourites.

Publié: septembre 2, 2010 dans Actualité: pertinence & impertinence, Insertion/missions locales, Politiques d'emploi
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Promo…

« A compter du 1er septembre 2010, le Rsa est étendu, sous certaines conditions, aux jeunes âgés entre 18 et 25 ans. » C’est écrit noir sur blanc sur le site dédié au RSA. Le dossier de presse de la conférence de presse du gouvernement du mercredi 25 août annonce : « Le rSa {il semblerait qu’il faille orthographier ainsi l’acronyme, avec un « S » majuscule} pour les moins de 25 ans, c ’est : une mesure du Plan Agir pour la Jeunesse, annoncée par le Président de la République, le 29 septembre 2009 en Avignon ; la fin d’une discrimination entre les jeunes de moins de 25 ans et ceux de plus de 25 ans qui jusqu’alors n’avaient pas les mêmes droits, même s’ils exerçaient le même emploi et disposaient de la même rémunération ; une nouvelle étape dans la politique d’insertion professionnelle des jeunes : un accompagnement aux jeunes qui en ont besoin afin de renforcer leur autonomie et de réussir leur insertion. »

Rappelons que le RSA comporte deux volets : le « socle », qui n’a fait que remplacer automatiquement le RMI, et le « complément d’activité », dit « chapeau », qui apporte un complément de revenus aux personnes qui ont des petits salaires. Jusqu’ici, comme le RMI, il n’était ouvert qu’aux plus de 25 ans. A partir du 1er septembre, il sera ouvert aux jeunes qui auront travaillé au moins deux ans au cours des trois dernières années. Ils devront aller déposer un dossier à leur caisse d’allocations familiales. « Par exemple », a cité le ministre Marc-Philippe Daubresse au cours d’une conférence de presse, « un jeune qui perçoit 500 euros de revenu d’activité par mois recevra 215 euros de RSA. » Le gouvernement a prévu « une campagne d’information ciblée » via des affichettes dans les agences Pôle Emploi ou les Missions locales et via la radio et internet. Elle coûtera « un petit peu moins de 500 000 euros », selon Marc-Philippe Daubresse… qui a aussi reconnu qu’il pourrait être difficile pour les jeunes de rassembler tous les justificatifs de leurs différents emplois passés. Alors que l’Elysée avait prévu que ce dispositif pourrait concerner 160 000 jeunes, M. Daubresse s’est montré aussi sceptique qu’il l’avait été peu de temps auparavant pour les objectifs du Service Civique (1) : « Je récuse cette idée qui consiste à annoncer des faux objectifs qui ne sont pas atteignables », a-t-il affirmé, ajoutant que ce n’était « pas un chiffre cible. » (source AFP).

Un test d’éligibilité a été conçu sur le site dédié mais, patatras, pas de chance, la technique ne suit pas et, passée la première question « Dépendez-vous du régime agricole ? », un message s’affiche : « Un incident technique s’est produit. Vous ne pouvez pas poursuivre le test. Nous vous prions de nous excuser pour cet incident. Merci de  renouveler votre demande ultérieurement. » Cela commence bien… Error System n°2010.

Mesurette…

Autre son de cloche… à partir de ces trois mots « sous certaines conditions »… car c’est bien là où le bât blesse pour un certain nombre d’acteurs dont, par exemple, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) qui s’est fendue d’un communiqué pour le moins guère favorable à ce qu’elle appelle une « mesurette » :

« Une mesurette pour la jeunesse mais rien pour l’emploi des jeunes.

Les jeunes devront repasser pour espérer sortir de la précarité et accéder à l’autonomie. L’entrée en vigueur du RSA jeunes ne devrait toucher qu’une infime partie des moins de 25 ans au chômage ou en précarité. Les heureux bénéficiaires pourront survivre mais rien n’est proposé pour leur permettre d’accéder à un emploi stable, condition indispensable à l’autonomie. Pour la JOC, il est urgent de développer en France une véritable politique d’insertion sociale et professionnelle pour les jeunes.

Des centaines de milliers de jeunes sont oubliés par cette mesure. Combien d’entre eux peuvent prétendre avoir travaillé à plein temps plus de 24 mois au cours des trois dernières années ? L’immense majorité des jeunes en précarité devront continuer à se débrouiller seuls, souvent sans aucune aide financière, sinon celle de leurs parents lorsqu’ils le peuvent. Le RSA ne peut pas être présenté comme la seule réponse à la situation critique que connait la jeunesse aujourd’hui.

Contrairement à l’image d’assistés qui leur est souvent associée, les moins de 25 ans ont envie de travailler afin d’accéder à l’autonomie. Les propositions du Livre vert pour une politique jeunesse laissaient présager une action volontariste de l’état en faveur de l’emploi des jeunes. Mais plus d’un an après, rien n’a été fait. L’emploi des jeunes est dans une situation alarmante et menace l’avenir de toute une génération.

Des solutions concrètes existent. La JOC continuera à porter ses propositions pour l’emploi des jeunes : la lutte contre les contrats précaires, la formation des jeunes à leurs droits, la sécurisation des parcours professionnels et le développement de l’accompagnement vers l’emploi. Les jeunes de milieux populaires ne peuvent pas se satisfaire de mesurettes. »

Le RSA étendu aux moins de 25 ans « exclut énormément de jeunes », a déploré dans un communiqué Julien Bayou, conseiller régional d’Ile-de-France (Europe Ecologie) et fondateur de Génération précaire, enjoignant les jeunes de saisir le tribunal administratif pour violation de l’égalité des citoyens devant la loi.

Le RSA « jeunes » est une preuve de « mépris » envers la jeunesse tant son montant est peu élevé avait pour sa part estimé la CGT en juin tandis que FO dénonçait une « mesure inadaptée » et « insuffisante ».

Il semble évident que les conditions d’accès à ce RSA limitent déjà factuellement son impact… à tel point qu’on peut se demander si, en provisionnant 20 millions d’euros, le gouvernement  ne prend pas aussi peu de risques que ce distributeur qui promettait le remboursement du téléviseur acheté… si les Bleus gagnaient la finale de la Coupe du monde de football !

Effet d’annonce…

La rhétorique est là sur le mode de la grenouille se gonflant en bœuf, singulièrement lorsqu’il est dit que ce RSA serait « une nouvelle étape dans la politique d’insertion professionnelle des jeunes : un accompagnement aux jeunes qui en ont besoin afin de renforcer leur autonomie et de réussir leur insertion. » Même en cherchant très-très finement, bien malin qui pourra démontrer en quoi il s’agit d’une « nouvelle étape » et en quoi cela va-t-il impacter de façon significative l’accompagnement des jeunes vers l’autonomie. Bien plus avisé aurait été de concevoir une fongibilité d’aides déjà existantes mais dont les conditions d’accès, chacune se présentant comme ne devant intervenir qu’après épuisement des autres et du droit commun (comprenez : lorsque les autres financeurs se seront acquittés). « En l’état actuel, le RSA jeunes ne constitue pas une politique de jeunesse, encore moins une politique d’insertion, mais une politique sociale ciblée, destinée à couvrir le chômage frictionnel des jeunes travailleurs. », estime justement Cécile Van de Velde, maître de conférences en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Rappelons que le chômage frictionnel résulte du temps d’ajustement entre l’offre et la demande. Petite cible, petite ambition… tout cela contrastant avec l’effet d’annonce s’inscrit dans un système de l’illusionnisme social dont on peut espérer qu’il ne trompe personne. En premier lieu, les piou-piou.

Cependant deux points méritent réflexion.

Sédimenter en expériences les expériences…

Ainsi, lorsque le ministre craint qu’« il pourrait être difficile pour les jeunes de rassembler tous les justificatifs de leurs différents emplois passés », on a là, selon moi, quelque chose qui devrait alerter les missions locales et vis-à-vis de quoi, selon la formule consacrée, « des marges de progrès peuvent être conquises ». Car on ne peut se contenter de constater la fin du modèle ternaire – linéaire (formation – emploi – retraite) auquel se substitue la discontinuité (périodes d’activité et d’inactivité) sans prendre à bras le corps la question de la capitalisation des expériences professionnelles, formatives et sociales, bref le concept de « formation professionnelle tout au long de la vie » (FPTLV) ou lifelong learning (LLL) promu par le papa de Martine Aubry (en photo ci-dessus). Apparue pour la première fois dans le Livre blanc, Croissance, compétitivité, emploi : les défis et les pistes pour entrer dans le XXIème siècle (1993), la FPTLV est née de l’ « idée du développement, de la généralisation et de la systématisation de l’éducation permanente et de la formation continue » pour répondre au besoin croissant de recomposition et de construction permanente des connaissances et des savoirs. L’apprentissage tout au long de la vie, qui appelle « une posture face aux savoirs plutôt qu’un contenu ou des méthodes de formation » (2), concerne :

– L’acquisition et la mise à jour de toutes les capacités, d’intérêts, connaissances et qualifications depuis l’enseignement préscolaire jusqu’après la retraite. Il promeut le développement de connaissances et compétences qui rendront chaque citoyen capable de s’adapter à la société de la connaissance et de participer activement dans toutes les sphères de la vie économique et sociale, maîtrisant ainsi davantage son avenir.

– La valorisation de toutes les formes d’apprentissage, y compris « l’apprentissage formel », tel qu’un cursus diplômant suivi en formation initiale ou continue, « l’apprentissage non formel », tel que les compétences professionnelles acquises sur le lieu de travail, et « l’apprentissage informel », tel que l’apprentissage intergénérationnel, par exemple lorsque les parents apprennent à utiliser les TIC grâce à leurs enfants.

Bref, sauf erreur ou méconnaissance, nombre de missions locales n’ont pas conçu de système et d’outils pour « tracer » les multiples expériences des jeunes et les traduire en compétences professionnelles. A leur décharge, voilà assurément quelque chose que pourrait produire une entité nationale de R&D… actuellement introuvable. Peut-être, lors des journées nationales de l’UNML en octobre, l’atelier « Les jeunes sortis du système scolaire : orientation et plates-formes d’accompagnement », annonçant un « Débat autour des modalités d’accompagnement des jeunes sortant du système scolaire, autour des enjeux de l’orientation et de l’accès des jeunes à la formation professionnelle et à l’alternance », abordera-t-il cet « enjeu » qui me semble bien valoir celui des formes traditionnelles – et poussives dans bien des régions – de l’alternance…

Il n’est pas inutile de rappeler une des propositions du Manifeste pour une politique ambitieuse pour la jeunesse qui, daté de juin 2009, n’est quand même pas frappé d’obsolescence (3). Rappelons que ce manifeste a été rédigé conjointement par l’UNML et les organisations syndicales de salariés de la branche professionnelle, des missions locales (CFDT, CFE-CGC, CFTC et CGT).

« Une allocation d’autonomie permettant aux jeunes de devenir des adultes citoyens.

La diversité des phases d’autonomisation des jeunes, en particulier la succession d’emplois presque pérennes, de formations, de petits boulots, de périodes de latence ou d’attente, voire la poursuite d’autres objectifs que l’insertion professionnelle, génère des parcours qui ne sont pas linéaires. C’est pourquoi, dans ces périodes charnières, seules sont envisageables des dispositions qui permettent à la fois de maintenir la motivation des jeunes tout en leur garantissant une autonomie financière.

Nous proposons le versement d’une allocation d’autonomie potentiellement mobilisable pour tous les jeunes accompagnés par les missions locales. Pour tenir compte de la diversité et de la réalité des parcours des jeunes de 16 à 25 ans en recherche d’autonomie, ce « revenu d’accès à l’autonomie » obéirait à quelques règles :

– Il serait stable afin de ne pas engendrer une succession de séquences de précarité.

– Il couvrirait l’ensemble des besoins élémentaires d’un jeune citoyen (alimentation, logement, …), ceci en fonction de sa situation personnelle et familiale (hébergé par les parents, en logement autonome, seul ou en colocation, avec ou sans enfant…).

– Il serait assujetti à un véritable engagement du jeune dans un parcours garanti par sa mission locale. Les contreparties demandées aux jeunes peuvent être de diverses natures : formation, activité salariée, service civil volontaire, mais aussi période de soin ou de résolution d’une difficulté sociale passagère ; redéfinition d’un projet professionnel… ceci dans le cadre d’un contrat passé avec la mission locale.

– Il serait délivré par contractualisation entre le référent et le jeune pour des durées variables, chaque fois pour une période équivalente à celle d’une étape dans le parcours (parfois un mois, ou six mois, ou un an…).

– Il serait simple à comprendre et rapide à délivrer, le jeune (citoyen majeur et pénalement responsable à compter de 18 ans) serait le destinataire direct de ce revenu.

– Il serait conditionné par l’accompagnement mis en place par un professionnel, garant de l’engagement du jeune et mobilisant les actions, outils et prestations nécessaires à l’élaboration de son parcours. L’intervention des accompagnateurs autorise l’attribution de l’allocation à des jeunes en risque de marginalisation ou très éloignés de l’emploi.

L’allocation et l’accompagnement peuvent ainsi avoir un pouvoir motivant pour ce public en l’aidant à s’engager et à se maintenir dans un parcours dynamique. »

Entre ce projet d’allocation d’autonomie (même si l’on peut s’interroger sur le choix entre une allocation conditionnelle comme celle-ci et un revenu de citoyenneté non conditionné par un contrat obligatoire avec la mission locale)  et ce RSA jeunes et, quel écart, quel abysse ! Reste que si le réseau ne veut ou ne peut rappeler cet écart, on pariera sur les capacités réactives de la jeunesse : « C’est en ce sens que nous devons repenser les politiques de la jeunesse, qui sont d’abord des politiques éducatives, des politiques d’investissement dans l’avenir, autour de droits individuels garantis et gérés collectivement dans la perspective d’un bien commun. A partir de ce socle dédié aux jeunes d’aujourd’hui, les générations de demain pourront rebâtir une action publique qui ne soit pas seulement collée à la conjoncture, au temps présent, l’œil vissé sur la norme ou le modèle d’hier, et toujours en retard d’une mutation, bref passer du réactif au structurel. » (4)

Ah oui, j’entends d’ici les exégètes: « quid de l’épistémologie du cari zourites »? Etant entendu 1) que les zourites sont une variété de pieuvre 2) que le cari est un mode de cuisine  aussi commun que vernaculaire à La Réunion (où j’étais la semaine dernière) et 3) que l’épistémologie est la science des sciences, la combinaison de ces trois mots n’est finalement pas plus incongrue que ne l’est le RSA ou rSa. Du moins, à mon avis.

(1) Selon Le Monde du 5 août 2010, si les objectifs de 2010 sont conservés (10000 jeunes en service civique et 40 millions d’euros de budget), ceux de 2011 seront ramenés de 25 000 à 15 000 volontaires, pour un budget de 97 millions d’euros, sans la rallonge de 50 millions d’euros attendue par Martin Hirsch. En outre, le ministre de la Jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, a conseillé à son prédécesseur Martin Hirsch, qui dirige l’Agence du service civique, « de ne pas se tirer une balle dans le pied » en affirmant que les crédits étaient insuffisants pour atteindre les objectifs de l’agence. « Si je veux donner un bon conseil à mon ami Martin Hirsch, il faut faire la promotion du service civique, expliquer qu’on va mettre 100 millions d’euros en 2011 et faire attention de ne pas se tirer une balle dans le pied. », a déclaré sur RMC Marc-Philippe Daubresse. La semaine dernière, Martin Hirsch avait estimé que les crédits alloués à l’Agence du service civique étaient insuffisants. (AFP, 3 août 2010)

(2) Vincent Merle, « La formation tout au long de la vie : un projet pour les sociétés démocratiques », (sous la direction de) Yves Morvan, La formation tout au long de la vie. Nouvelles questions, nouvelles perspectives, colloque Rennes Métropole 6 et 7 mars 2006, PUR. Vincent Merle rappelle d’ailleurs dans ce texte que « dès 1978, Bertrand Schwartz avait posé ce principe : un adulte ne se formera que s’il trouve dans la formation des réponses à ses problèmes, dans sa situation. » V. Merle fait référence à un rapport présenté par B. Schwartz au Conseil de l’Europe, peu connu car considéré comme un brulot il n’est disponible que depuis peu d’années, Education permanente, Conseil de la coopération culturelle, 1978, Strasbourg. Dans l’ouvrage de 2006, on lira avec intérêt la communication de Nicolas Sadoul (Ligue de l’Enseignement, Fédération des Œuvres Laïques), « La formation tout au long de la vie, un enjeu pour l’éducation populaire » (pp. 189-199).

(3) Même si l’accélération du temps produit une obsolescence rapide… A ce propos, Le Monde Magazine n°50 du 28 août titre en couverture « Rentrée. Tout va trop vite ! L’accélération de la vie selon le sociologue Hartmut Rosa ». Ce sociologue allemand vient de publier aux éditions de la Découverte Accélération, un essai présenté comme « majeur ». Les six pages de l’hebdomadaire, à vrai dire, relativisent ce qualificatif : il y a bien longtemps que des Paul Virilio (Vitesse et Politique, 1977, Galilée), Ulrich Beck, (La société du risque, 1986, Alto Aubier), Philippe Engelhard (L’homme mondial, 1996, Arléa), etc. ont analysé cette accélération. Durkheim, en son temps, disait qu’une des conditions de l’acculturation était le temps sauf de quoi on produisait de l’anomie (maladie sociale). Pour résumer, notre rapport au temps s’est radicalement transformé : le temps passé, autrefois expérience, est synonyme d’obsolescence ; le temps présent, « on ne le voit plus passer » ; et le temps futur est incertain. Dans Jeunesse, le devoir d’avenir, on peut lire page 188 : « Le rapport au temps se transforme. Le temps de l’économie se raccourcit, celui de la communication ou de l’information privilégie l’instantané. Ainsi se développent dans les mentalités comme dans les pratiques sociales la montée de l’urgence et la préférence pour le présent. Vivre dans l’immédiateté les mouvements de fond qui changent la société renforce le sentiment de la fin des stabilités et la nécessité, pour la collectivité, de penser l’avenir davantage en termes de développement qu’en termes de protection et de reproduction, pour les individus, d’apprendre à gérer leurs trajectoires de vie dans et malgré les incertitudes et donc à développer leurs capacités propres d’innovation. » (La documentation Française, 2001, p. 188).

(4) C’est toujours Jeunesse, le devoir d’avenir et c’est à la page 346, en conclusion.

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commentaires
  1. JL44-35 dit :

    Julien Damon, professeur associé à Science Po, sociologue spécialiste de l’insertion : « Le système du RSA jeunes est brinquebalant » – Public Sénat (02/09/2010)
    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/systeme-rsa-jeunes-brinquebalant-34072
    [Extrait] : « La politique d’insertion des jeunes est-elle toujours le parent pauvre des politiques d’insertion ?
    A force de considérer que c’est le parent pauvre, on invente un petit dispositif chaque année, au final, c’est le parent riche, mais sans logique ni clarté pour le bénéficiaire. On est les rois de la création de trucs incompréhensibles en terme de prestation sociale. »

  2. David dit :

    Le rSa dit Jeunes n’est qu’une pure illusion, un élargissement tellement verrouillé qu’il ne restera qu’un symbole à la hauteur finalement de ce qui l’a vraisemblablement motivé ; la crainte de l’Etat français de se voir alpagué par la justice française ou européenne pour discrimination. Suivons la proposition pleine de bon sens de Julien BAYOU !
    Sur le même thème et le petit air d’on se fout de votre g…. : avez vous bien lu la notice du plan Rebond communiqué aux ML par le CNML juste avant les vacances ? Noir sur blanc, le CIVIS (sous entendu l’allocation qui lui est associée) est assimilé aux systèmes d’indemnisation ou d’allocation (ARE, ASS, RSA, AAH…) compensant l’absence de revenus du travail et justifiant ainsi l’inéligibilité du bénéficiaire àl’allocation spécifique créée spécifiquement dans le plan Rebond. Une véritable fumisterie quand on connaît le niveau très insuffisant des enveloppes allouées aux ML pour dispenser chichement cette allocation CIVIS. Résultat on se demande sérieusement, parfois le(la) jeune lui(elle) même, s’il ne faut pas « sortir » du CIVIS. Génial non ?

  3. David dit :

    Sympa la nouvelle présentation ! Ceci étant t’aurais pu prévenir, j’ai cru que je m’étais trompé de page !

  4. pioupiou44 dit :

    rSa : petit r pour petit revenu, grand S parce que c’est beau la Solidarité, petit a pour petite activité…

    Le plan REBOND et sa mise en place dans les missions locales : avec mes collègues, nous avons compris pourquoi ils le nomment REBOND. Il faut que le jeune ait de sacrées capacités à sauter les obstacles : faire le dossier ASS, être refusé, faire la simulation RSA, être refusé, venir en entretien, accepter les offres de formation ou de contrat aidé mais si y en a pas, peut-être accéder à l’indemnisation exceptionnelle accordée … Ils auraient pu l’appeler Kangourou, ça aurait mieux refléter les compétences demandées aux jeunes pour l’obtenir ! Et ça aurait été dans l’air du temps : pour cette rentrée, nous avons CERISE, ESPADON … dans nos petits papiers.

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