Rude (mais juste) épistémologie de trip(l)ette.

Publié: juillet 16, 2010 dans Non classé


Poulpe…

Toute honte bue, robe de bure, cendres sur la tête, chaine au cou, poitrine exposée et pieds nus… voilà ce qu’il me reste face à la – malheureusement – trop pertinente sagacité de Pioupiou 44. Je bats donc ma coulpe, pas mon poulpe (1), ou, comme l’exprime l’hebdomadaire palmipède paraissant le mercredi et qui fait son miel par les temps qui courent du naufrage des élites, « Pan sur le bec ! ». Hélas, cent fois hélas…

Tripes…

Pioupiou 44. « Je suis choqué par le fait que personne n’ait encore réagi sur le titre du premier paragraphe : Triplette avec l’expression « ne vaut pas triplette ». Je sais que nous sommes ici tous des admirateurs de Philippe mais quand même, on ne peut pas tout laisser passer ! Je le soupçonne d’avoir voulu nous faire un clin d’oeil pendant la période estivale… Explication.

Triplette : « La triplette est une bicyclette pour trois personnes. De la même manière qu’un tandem, les trois protagonistes sont l’un derrière l’autre et pédalent de manière synchrone. C’est un cycle très peu courant, et principalement fabriqué sur mesure ou commande.

Le film Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet reprend le nom de ce fabuleux cycle.

À la pétanque, la triplette définit une équipe constituée de trois joueurs. Les trois boules que chaque joueur possède au début de chacune des mènes. » (sur wikipedia)

Philippe veut nous inciter à jouer aux boules dans la mission locale ou à délaisser nos bureaux envahis par les jeunes pour faire du vélo (en triplette, 1 jeune devant, 1 jeune derrière et 1 pioupiou au milieu) en période estivale… mais l’expression est « ne vaut pas tripette »« Ca ne vaut pas tripette » : ça ne vaut rien.

« Tripette » est le diminutif de « tripe ». Ce mot existe depuis 1460 environ. Signifiant au début « petite tripe », il a pris depuis 1743 le sens de quelque chose « sans valeur ». En effet les tripes – les quatre morceaux d’un estomac d’herbivore ruminant – ne désignent pas quelque chose de forcément agréable, même si ce plat est très bon quand il est bien accommodé (comme les tripes à la mode de Caen par exemple).

Il est à noter que l’expression « ça ne vaut pas tripette » se retrouve dans beaucoup de patois dont le patois lorrain et ardennais sous la forme: « ça n’vaut mi tripette ».

Une origine moins certaine relie cette expression au champignon comestible et assez prisé le « clavaire », dit aussi « tripette » ou morille. Peut-être en effet qu’un plat peu agréable « ne vaut pas tripette » du fait de son mauvais goût… mais rien n’est sûr dans cette origine. Il me semble plus vraisemblable de rester sur la première explication en supposant simplement que ce champignon porte ce nom à cause de sa ressemblance avec les tripes (2.)

Vivre en intelligence avec les tripettes et en révolte contre leurs conséquences… »

PL. Ca sent les vacances… a good trip ! Ou « tripes »?

(1) Encore que tout pêcheur ou agent du contre espionnage sait qu’il faut battre le poulpe avant de le cuisiner.

(2) Sur http://www.mon-expression.info/ca-ne-vaut-pas-tripette

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