S’engager dans une société de défiance. Le casse-tête.

Publié: mai 30, 2010 dans Non classé

Quittons pour une fois (pas tout à fait cependant, on le verra) l’aussi petit que charmant monde de l’insertion. Je viens de lire deux communications dans 16 nouvelles questions d’économie contemporaine (1), l’une avec le titre de « La société de défiance » (2), l’autre avec celui de « Promouvoir la réciprocité dans le travail » (3). Inspiration.

Grandes oreilles…

Cette « société de défiance » commence (mal) par une malheureuse citation d’Alain Peyrefitte (dont, mémoire adolescente, je me souviens qu’il avait de grandes oreilles décollées – 4) : « La société de défiance est une société frileuse, gagnant-perdant : une société où la vie commune est un jeu à somme nulle, voire à somme négative (si tu gagnes, je perds) ; société propice à la lutte des classes, au mal de vivre national et international, à la jalousie sociale, à l’enfermement, etc. » Mettre dans le même tajine  la lutte des classes et la jalousie ou l’enfermement, c’est faire un couscous avec du jarret de porc. Entendons-nous bien : on peut être pour ou contre la lutte des classes, le problème n’est pas là et, s’il fallait considérer la position des missions locales, force serait de constater que celles-ci ne s’inscrivent pas dans un courant qui la porterait en flambeau. Comment pourrait-il en être autrement pour des structures institutionnalisées et dont le fondateur écrivait dans le Rapport de 1981 « Agir dans le sens des priorités décidées par le gouvernement » ? (5) Ce qui exclut la tabula rasa. La lutte des classes a été historiquement un concept central d’une religion laïque à partir duquel le prolétariat, dont il faut se souvenir des conditions abominables de travail, a pu espérer dans un mieux-vivre avec des grèves « défensives » et « offensives » (6).  Les luttes ouvrières n’ont jamais été synonymes de « société frileuse » (la frilosité et la peur étaient du côté des possédants, usines et châteaux) mais d’espoir (« le grand soir ») et d’utopie (passer « de la préhistoire à l’histoire de l’humanité », pour reprendre les termes de Marx). Plutôt que l’antagonisme, aurait-il mieux valu la soumission et, dans ce cas, fallait-il compter sur de Wendel et consorts pour organiser les protections sociales dont nous bénéficions (encore) aujourd’hui ? Et si, amnésiques et/ou cyniques, certains taxeraient volontiers le concept d’obsolescent, la prudence devrait leur être recommandée car l’accroissement des inégalités – « jeunes dans la galère, vieux dans la misère et scandaleux milliardaires », entendait-on dans la rue pour peu qu’on s’y rende – pourrait fort bien lui donner un coup de jeune. « L’injustice sociale est criante. Tandis que des milliards ont pu être débloqués pour sauver les banques d’une catastrophe qu’elles avaient elles-mêmes fabriquée, les travailleurs, les citoyens européens sont maintenant sommés de payer l’irresponsabilité et la cupidité des agents financiers d’hier et d’aujourd’hui, à travers des mesures d’austérité qui vont davantage plomber des pouvoirs d’achat déjà réduits. Ces mesures d’austérité réduisent la croissance et minent la consommation, elles aggravent le chômage, affectent la capacité productive et, enfin, dépriment les recettes fiscales et sociales qui se sont effondrées : moins de 200 milliards d’euros en année pleine (2009). Les risques de hausse du chômage et de réduction importante du bien-être social sont extrêmement grands. » (7)

Râleurs, indisciplinés et défiants…

Bon, ceci étant, le Français, connu pour être râleur et indiscipliné, est en tout cas défiant puisqu’il est client de la voiture-balai parmi un panel de milliers d’individus de quinze pays industrialisés (8) quant aux questions concernant la confiance  dans les élites et les institutions : « 52% des Français considèrent que « de nos jours on ne peut arriver au sommet sans être corrompu »… Près de 20% sont près à déclarer n’avoir aucune confiance en la justice. Ils ne sont précédés que par les Turcs et les Belges (9)… Presque un quart des Français déclarent « ne faire « absolument » pas confiance au Parlement… », etc. Selon les auteurs, Yann Algan et Pierre Cahuc, un des facteurs de la défiance serait la concurrence dès lors que les règles du jeu ne sont pas clairement établies car, dans ce cas, peut-on coopérer avec le voisin si celui-ci est un perçu comme un rival susceptible de vous porter préjudice ? « La concurrence n’est pas une panacée. Elle est génératrice de souffrances, surtout pour les personnes les plus fragiles, susceptibles d’être évincées à tout moment par l’arrivée de rivaux plus efficaces ou plus puissants. » Ainsi, pour Yann Algan et Pierre Cahuc, lutter contre cette défiance nécessiterait « une redistribution plus universaliste » (avec par exemple un accès au logement social : « près de 60% des Français y sont éligibles, mais seulement 20% sont logés dans le parc social. »), « la sécurisation des parcours professionnels », « l’activation du dialogue social »… A aucun moment l’hypothèse de la crise de l’exemplarité des élites, quelles qu’elles soient (politiques, sportives, médiatiques, économiques…), n’est abordée comme générant et abondant la défiance et pourtant… comment ne pas constater que le spectacle du monde et le monde mis en spectacle offrent bien peu d’opportunités pour que le sommet de la pyramide reflète un modèle ? Du pactole de Tapie, dont il faut rappeler qu’il est issu d’une faillite du Crédit Lyonnais renfloué par l’argent public, aux salaires mirobolants des footballeurs qui s’offrent des prostituées en guise de cadeaux d’anniversaire (10) et aux résistances des élus face au serpent de mer du cumul des mandats (11), si les Français étaient confiants ils ne seraient pas loin d’être naïfs, aveugles ou imbéciles. A tout prendre, il vaut mieux être défiant que c…

Fiers Espagnols …

« Promouvoir la réciprocité dans le travail » est un article beaucoup plus court, douze pages, dont le titre est alléchant dès lors que l’on s’intéresse à la notion d’engagement. Cette « réciprocité » est ici comprise comme le lien entre le salarié et son entreprise, mesuré à partir de trois questions : « Je désire travailler davantage que ce qui m’est demandé afin d’aider mon entreprise ou mon organisation à réussir », « Je suis fier de travailler pour mon entreprise ou mon organisation » et « Je refuserais un emploi mieux payé afin de rester dans cette organisation ». L’auteur, Andrew Clark, qui s’appuie sur des enquêtes de l’International Social Survey Programme (1989, 1997 et 2005) conduites dans quinze pays de l’OCDE, annonce dès les premières lignes la couleur : « Comme on va le voir, la France se retrouve en queue du classement que nous pouvons établir sur la base des réponses à ces questions. »

Lanterne rouge française pour la première question : seuls 22,8% des Français seraient prêts à travailler davantage (et il ne s’agit pas de gagner plus !) contre 78,9% des Américains et 58,3% en moyenne pour les quinze pays. L’écart est énorme et même celui qui nous sépare de l’avant-dernier pays, l’Espagne, est conséquent : 37,9% des Espagnols pourraient travailler plus pour aider leur entreprise à réussir… Au su de la politique drastique qui vient d’être décidée de l’autre côté des Pyrénées, on va vérifier in situ si les Espagnols (aussi fiers que les Français sont râleurs et les Allemands disciplinés) vont joindre le geste à la parole : travailler plus, gagner moins pour sauver leur pays. Après tout, Don Quichotte est hispanique.

On ne fait guère mieux en ce qui concerne la fierté : troisième dernier pays (antépénultième, dit-on), juste avant la Hongrie et la République Tchèque, 52,8% des Français sont fiers de travailler pour leur entreprise, la moyenne internationale étant de 62,4% et, encore une fois, les Etats-Unis caracolant en tête.

Enfin seulement 13,8% de nos compatriotes hexagonaux refuseraient un emploi mieux payé mais dans une autre entreprise, le taux moyen étant de 24,0%. Quatre Japonais sur dix refuseraient, même proportion de Portugais.

De là à conclure que les Français sont fainéants (question n°1), désimpliqués (question n°2) et infidèles (question n°3), il n’y a qu’un pas… que l’auteur ne franchit pas. Bien sûr, tout dépend de qui répond : « … la réciprocité au travail est plus répandue chez les hommes, les travailleurs les plus âgés, les individus mariés et parmi les plus diplômés. » Hormis la distinction entre cadres et non-cadres, les premiers faisant état de davantage de réciprocité, rien n’est dit sur la qualité des tâches à réaliser, ni d’ailleurs sur les conditions conventionnelles alors qu’on imagine que cette réciprocité doit être fortement déterminée par ces variables : s’impliquer en CDD ou intérim pour nettoyer les entreprises aux heures pâles de la nuit ou pour trucider des poulets sur une chaine d’abattage exige un degré d’abnégation proche de la sainteté… Or, comme le bon grain et l’ivraie, les saints sont rares.

Au nom de la Loi…

Andrew Clark avance une hypothèse intéressante, « L’un des effets néfastes du chômage serait donc de nuire à la confiance sur le marché du travail », reposant sur l’idée que « le chômage remettrait en cause le contrat implicite selon lequel les entreprises protègeraient les travailleurs contre les risques sur le marché du travail… » Comme l’a dit la dame aux yeux bleus du Medef, puisque « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » (12) Mais, dans ce cas, ne faut-il pas s’attendre à ce que les salariés jouent « perso » un remake d’Au nom de la loi (13), le cow-boy chasseur de primes mutant en serial worker, travailleur qui se vend au plus offrant ?

Triple défi.

Tout ceci constitue un défi pour les professionnels de l’insertion jugés à l’aune de l’accès à « l’emploi durable » pour des jeunes qui, sauf exceptions, lorsqu’ils décrochent un emploi, risquent fort d’afficher un degré de « réciprocité » bien faible : si les conditions conventionnelles ne les remercient pas au bout des quelques semaines ou mois du CDD, il faudra peu de choses de leur côté pour abandonner et, dans un cas comme dans l’autre, la durabilité aura du plomb dans l’aile. C’est également un défi pour les entreprises ou, en tout cas, un fort grand risque : leurs marges reposant pour une large part sur la qualité de la production ou du service, rien n’est moins sûr qu’il ne leur en coûte pas beaucoup plus cher que l’investissement pour offrir des emplois où l’on se sente bien, donc travaille bien : il faut civiliser les entreprises, écrivait Dominique Méda dans Qu’est-ce que la richesse ? (14) Reste les pioupious des missions locales. Quel est leur degré de réciprocité avec leur structure ? Que répondraient-ils aux trois questions ? C’est là le troisième défi d’une professionnalisation qui ne trouvera ses réponses, de toute évidence, ni dans les métastases procédurières, ni dans le raffinement méthodologique, ni dans la boîte à outils. Ayant quelques idées là-dessus et les ayant largement exposées, je vous laisse imaginer ce qui succède à « que faire ? »

A chacun son tour de cogiter.

Contribution…

Cette contribution, un dimanche, a suscité un commentaire le même jour. C’est assez rare, le repos dominical s’exprimant dans un infléchissement notable des visites, en moyenne 100. C’est Evelyne. Ca parle juste.

Evelyne : « La devise de la République française « liberté, égalité, fraternité » s’est peu à peu vidée de son sens. L’Homme plus que jamais est devenu un loup pour l’Homme.

Aujourd’hui, l’utilisation des contrats aidés susceptibles de favoriser le retour à l’emploi des plus fragiles est la parfaite illustration du « gagnant-perdant » et sont la plupart du temps utilisés avec une malhonnêteté évidente par certaines collectivités locales. J’en veux pour exemple mon expérience.

Pour favoriser mon embauche, étant sénior, je vais moi-même proposer il y a plusieurs mois à la DRH d’une collectivité locale des Hauts-de-Seine de me recruter via un CAE sur le poste de conseillère emploi. Aussitôt dit, aussitôt fait! La bonne affaire, pourvue d’une maîtrise de droit public, ancienne assistante parlementaire, plutôt bien de ma personne, compétente en la matière, je serai aux dires de mes collègues de travail une des meilleures conseillères emploi qu’ils n’aient jamais eue… Pourtant le bât blesse, mon efficacité me vaut peu à peu la jalousie de ma hiérarchie, le harcèlement moral s’insinue lentement. Dès lors la machine est en route après treize mois de bons et loyaux services, ironie du sort, il m’est expliqué que mon CAE visait avant tout à favoriser mon retour à  l’emploi ailleurs … que cela va rajouter une ligne à mon cv et que, finalement, c’est aussi le but du CAE.

J’enrage, à cinquante neuf ans, ayant suivi et tenté d’aider de nombreux seniors à rebondir au cours de ma mission, je sais à quel point, cette phrase est assassine.

Moralité d’une histoire pas tout à fait morale. »

P.L. Après cela, de savants économistes, se plaçant sous l’aura de Peyrefitte (ce qui n’est pas un hasard), viennent constater la défiance des Français dans les institutions, dans les marchés (malgré Adam Smith)…  mais « J’enrage », dit Evelyne. La défiance peut, on le voit, être bien plus proche de la lucidité que de l’égoïsme, de la révolte que de la passivité.

(1) (sous la direction de) Philippe Askenazy et Daniel Cohen, 16 nouvelles questions d’économie contemporaine, 2010, Albin Michel, « Economiques 2 ».

(2) Yann Algan et Pierre Cahuc, « La société de défiance », pp. 215-291.

(3) Andrew Clark, « Promouvoir la réciprocité dans le travail », pp. 339-350.

(4) Alain Peyrefitte occupât de nombreux postes ministériels, dont celui de Garde des Sceaux pour lequel on lui doit notamment les lois « Sécurité et Liberté » et « Anticasseurs », abrogées par la Gauche en 1981.

(5) Bertrand Schwartz, L’insertion professionnelle et sociale des jeunes, 1981, La documentation Française, p. 32 (p. 39 in réédition de 2007 aux éditions Apogée).

(6) Grèves « défensives » lorsque le patronat tentait de diminuer les salaires, grèves « offensives » quand, en période faste, les ouvriers tentaient de grappiller un peu de la plus-value. Un peu de mémoire n’est pas inutile. La grève de Fourmies, le 1er mai 1891, se solda par neuf morts, femmes et enfants inclus sur lesquels la troupe tira. En amont, la violence physique (la « firme », comme aiment à dire les économistes, était dite comme le « bagne » par ceux qui y travaillaient, des « forçats ») et symbolique, en aval la troupe.

(7) John Monks et Joël Decaillon, « Revoir le modèle social européen est nécessaire », 29 mai 2010, Le Monde.  Ces deux signataires de l’article sont respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint de la Confédération européenne des syndicats (CES). Faut-il le préciser, Yann Algan et Pierre Cahuc ne rejoindraient pas cette analyse : à la source de la défiance, ils diagnostiquent deux causes, le « corporatisme » et l’« étatisme ». La première correspond à une segmentation de la société alors qu’il faudrait que « tout le monde {soit} logé à la même enseigne » (p. 254). La seconde  est synonyme d’Etat Providence, un état qui « institutionnalise de fait la segmentation et les inégalités entre les différents statuts. » (p. 251). Les auteurs promeuvent à l’inverse un «  universalisme », jolie notion qui pourrait évoquer les Lumières mais qui recouvre plus de libéralisme : « Le modèle libéral, principalement adopté par les pays anglo-saxons, repose sur un principe de responsabilité individuelle, avec des transferts sociaux faibles et conditionnés par le niveau de ressources. » (p. 250), « … la confiance est plus développée dans les pays libéraux que dans les pays corporatistes… » (p. 254), « la limitation de la concurrence a pour corollaire le développement de la corruption qui nourrit, en retour, la défiance » (p. 259), etc. Quant à l’économie, « le déficit de confiance des Français est logiquement associé à la peur des marchés .» (p. 256) alors que « Adam Smith, souvent considéré comme le premier grand théoricien et défenseur de l’économie de marché, avait déjà souligné le rôle indispensable des relations de confiance et des normes morales comme socle de l’économie de marché. » (p. 256). On voit ce qu’il en est de la confiance qu’il faudrait avoir dans les marchés, à la façon d’un crocodile pénétrant dans une maroquinerie. Quant aux « normes morales », rappelons que « avant 2001, le « code éthique » d’Enron en soixante-cinq pages faisait figure de modèle du genre aux Etats-Unis » (David Servenay, « Le temps des néolibéraux : du CNPF au Medef », (sous la direction de) Benoît Collombat et David Servenay, Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours, 2009, La Découverte, p. 534). Sans doute Jérôme Kerviel l’avait-il lu.

(8) Enquêtes World Values Survey 1980-2000.

(9) Il n’est pas précisé s’il s’agit de Wallons ou de Flamands…

(10) Selon Le Monde du 26 mai 2010, la prime des joueurs français au Mondial en cas de victoire s’établira entre 240 et 300 000 €. Soit vingt années de SMIC.

(11) « Mme Aubry défend le non-cumul face aux sénateurs PS », dans Le Monde, 26 mai 2010 qui rappelle en sous-titre « Trois quarts des sénateurs socialistes sont cumulards ». A noter, dans le même ouvrage, un article de Karine Van der Straeten, « Crise de la représentation politique en France : comment réconcilier le peuple et ses élus ? » (pp. 351-365), où il est question de limiter les mandats dans le temps, de développer les processus participatifs, etc. L’auteure conclut : « Cela rappelle que le combat pour la démocratie n’est jamais complètement gagné, et que la « démocratisation de la démocratie » reste toujours à parachever. » C’est sûr.

(12) On se demande d’ailleurs, sur ce constat de précarité, du « tout lasse, tout passe, tout casse », pourquoi la même dame se représente à la présidence du Medef… Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

(13) (pour les plus jeunes) Au nom de la loi était dans les années 60 une série télévisée contant les aventures d’un chasseur de primes, Josh Randall incarné par Steve McQueen.

(14) 1999, Alto Aubier, p. 117.

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commentaires
  1. evelyne vendioux-douvillez dit :

    La devise de la République française
    « liberté,égalité,fraternité » s’est peu à peu vidée de son sens.L’Homme plus que jamais est devenu un loup pour l’Homme ».
    Aujourd’hui, l’utilisation des contrats aidés susceptibles de favoriser le retour à l’emploi des plus fagiles est la parfaite illustration du « gagnant-perdant » et sont la plupart du temps utilisés avec une malhonnêteté évidente par certaines collectivités locales.
    J’en veux pour exemple mon expérience:
    Pour favoriser mon embauche, étant sénior, je vais
    moi-même proposer il y a plusieurs mois à la
    drh d’une collectivité locale des Hauts de Seine de me
    recruter via un CAE sur le poste de conseillère emploi. Aussitôt dit, aussitôt fait! La bonne affaire,
    pourvue d’une maîtrise de droit public,ancienne assistante parlementaire, plutôt bien de ma personne,
    compétente en la matière, je serai aux dires de mes
    collègues de travail une des meilleures conseillères
    emploi qu’ils n’aient jamais eue…Poutant le bât blesse,mon efficacité me vaut peu à peu la jalousie de
    ma hiérarchie, le harcèlement moral s’insinue lentement. Dès lors la machine est en route après treize mois de bons et loyaux services, ironie du sort,il m’est expliqué que mon CAE visait avant tout
    à favoriser mon retour à l’emploi ailleurs …que
    cela va rajouter une ligne à mon cv et que finalement c’est aussi le but du CAE.
    J’enrage, à cinquante neuf ans, ayant suivi et tenté
    d’aider de nombreux seniors à rebondir au cours de ma
    mission, je sais à quel point, cette phrase est assassine. Moralité d’une histoire pas tout à fait morale.

  2. David CABAS dit :

    Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?

    Alors que les bourses chutent, que l’Euro est à l agonie, que les plans d’austérités se multiplie à travers l’Europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l’augmentation de la dette !

    Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l’écho d’un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !

    Mais tout ceci est une arnaque : L’arnaque de la dette !

    Jusqu’au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d’émettre du crédit à très bas taux d’intérêt afin de financer les besoins de l’état et d’investir dans les projets d’avenir !

    Mais sous prétexte d’inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette époque la France s’endette auprès des marchés financiers avec des taux d’intérêts élevés et c’est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!

    En claire, ce sont les taux d’intérêts imposés sur la dette qui créer l’augmentation folle des dette publique !

    L’alternative

    Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l’investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans l’économie physique au service de la population et du travail humain.

    Nous devons dire Non au chantage de l’empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York

    Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

    David CABAS
    david.cabas.over-blog.fr

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