Excuses et livres…

Publié: mars 1, 2010 dans 1

Certains l’auront remarqué, d’autres moins ou pas: la « production » de ce blog s’infléchit. Entre autres explications, un article « de fond » sur la socialisation et l’insertion, nécessitant labeur et temps, sueur et documentation. Egalement je dois l’avouer – ce n’est pas banal à 57 ans – un doctorat de sociologie (enfin…) d’ici peu de temps. Bref, beaucoup d’occupation. Sans même évoquer les risques d’inondation en Bretagne.

Merci à chacune et à chacun de contribuer à prendre le relais, d’être des respirations lorsque le plongeur est immergé. De circonstance, toujours au sujet des inondations.

A propos non d’inondations mais de doctorat, mon président de jury sera Edgar Morin. Vous pouvez en attendant cliquer sur ce lien transmis par Aurélie, une lectactrice : un dialogue entre Edgar Morin et Daniel Cohn-Bendit partant d’ « Une politique de civilisation ». C’est bien. Ca vaut (très largement) ce que mes doigts pourraient taper sur le clavier. Ces foutus doigts. Ce foutu clavier. Et puis, un bonheur n’arrivant jamais seul, un scoop, la couverture de l’ouvrage de l’ami Ali Aït Abdelmalek, professeur de sociologie et directeur de l’UFR de la même discipline à l’Université de Rennes 2, que j’ai le bonheur de publier dans la collection dédiée aux piou-piou, « Les panseurs sociaux ».

Bien a vous, chers lecteurs. Et contributeurs?

Observatoire de la jeunesse…

Et oui, des contributeurs! En voilà deux. Tout d’abord, notre animateur de DocInsert qui, toujours à l’affût sur ses starting-blocks de veille, a repéré cet ouvrage qui vient de paraître chez L’Harmattan: L’expérience d’un observatoire de la jeunesse : jeunes ruraux et jeunes filles des quartiers du Sud Essonne. La quatrième de couverture : « Comment un jeune vit-il dans un village de 350 habitants seulement desservi par les transports scolaires ? Quelles sont les vies des jeunes filles qui habitent des quartiers pluriculturels et pauvres ? Cette expérience d’observatoire du public menée par l’équipe de la Mission locale d’Etampes accompagnée de sociologues montre combien ces conditions sociales, économiques, politiques éducatives et géographiques pèsent sur les trajectoires socio-professionnelles des jeunes. » Ca coûte 14,5 € pour 154 pages. Ca doit valoir les deux tickets restaurant. Je n’ai pas (encore) lu mais a priori, hormis un pluriel à « jeunesse », cela mérite attention. On en reparlera.

Autre contribution, Régis. Elle appelle débat.

Du risque de l’ingestion à celui de l’indigestion…

« 2007-2008 : les Missions locales sont promises aux griffes des maisons de l’emploi ou de Pôle emploi dans le cadre de la fusion ANPE-ASSEDIC… Il suffit de relire les débats au Parlement ou certains rapports pour voir certains députés et sénateurs souhaiter ces rapprochements, sous le signe d’une meilleure gouvernance des territoires et d’une seule vision : l’accès à l’emploi, par tous les moyens… Le lancement des contrats d’autonomie symbolise bien cette période de remise en cause du rôle des missions locales. Fin 2008 début 2009 : la surchauffe en Grèce, la crise financière qui devient économique et sociale… et qui touche très fortement les jeunes… Martin Hirsch nommé Haut Commissaire à la Jeunesse… Des groupes de travail sont lancés qui donneront lieu au livre vert sur la jeunesse dont une phrase mérite d’être mise en avant : « La crise économique, la crise sociale, la crise écologique et la crise des valeurs montrent que le moule se fissure. Ce n’est pas dans ce moule qu’il faut faire rentrer les jeunes. C’est sur les jeunes qu’il faut compter pour transformer le moule ». Certes, le moule était déjà bien fissuré, certes imaginer que tout le monde entre dans un moule est réducteur en terme de libertés individuelles, mais l’idée de donner la parole aux jeunes paraît essentielle (une enjeu majeur pour les missions locales). Les missions locales à travers le CNML, l’UNML et l’ANDML ont participé fortement à ces travaux où il est apparu qu’avec son implantation nationale et ultramarine et son professionnalisme, ce réseau pouvait être le fer de lance d’une politique ambitieuse pour la jeunesse… A Avignon, par qui vous savez, les missions locales deviennent le pivot de l’accompagnement des jeunes… Il ne faut pas oublier de lire la phrase suivante : « Nous leur attribuerons des moyens à hauteur des résultats obtenus dans la prise en charge des décrocheurs ». Alors quels jeunes ? Tous ? Les jeunes sortis sans diplôme ? mais constatons – énorme progrès??? – que le terme de jeunes en difficultés n’apparaît pas… Fini le temps où tout le monde voulait s’abattre sur les missions locales (sauf en Picardie), celles- ci sont mises à toutes les sauces :

– incluses dans les plate-formes d’orientation;

– actrices du placement en emploi avec les CIE et les CAE Passerelle;

– prochainement fer de lance pour la mise en oeuvre du service civique volontaire (ce dernier mot est essentiel : en incluant dans la proposition de loi sur le service civique volontaire, un amendement sur le décrochage scolaire, il pourrait apparaître à certains qu’il deviendra la voie priviligiées – obligatoire ? – pour les jeunes qui quittent le système scolaire sans diplôme);

– partenaires avec les MGI et les CIO du repérage des décrocheurs scolaires;

– partenaires renforcés du Pôle Emploi pour l’emploi des jeunes;

– actrices de l’appui à la mobilité des jeunes avec une dotation scpécifique de 30 millions d’euros du Fonds pour l’insertion professionnelle des jeunes (et non pérenne ?)et la prochaine mise en oeuvre du permis à 1 € sans caution familiale (celle du Fonds de cohésion sociale);

– enfin, les Missions locales ont largement répondu aux appels à expérimentation lancées par le Haut Commissariat à la Jeunesse…

Une liste très longue à laquelle on pourrait rajouter (?) la mise en oeuvre du RSA jeunes ou les moyens alloués dans le cadre du plan de relance. Mais, sous le feu de l’actualité, de la nécessité d’obtenir des résultats immédiats, de cet élargissement du champ d’action, de la remise en cause – partielle ou totale ? – de deux principes fondateurs des missions locales : démarche volontaire du jeune et « faire faire », il apparaît important que le réseau, pour éviter une indigestion, prenne le temps de la réflexion pour inscrire toutes ces évolutions dans une nouvelle charte qu’elle pourra traduire dans un nouveau protocole avec tous ses partenaires… Ce temps de la réflexion est essentiel pour tenter d’inscire la politique de la jeunesse dans la durée… C’est le meilleur vaccin contre les feux de la rampe.. »

A suivre…


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