« Jeunes et entreprises : entre(et)prendre ensemble » : contribution n°1

Publié: janvier 22, 2010 dans 1

Didier (1) apporte son analyse sur l’article « Jeunes et entreprises… », principalement sur la conclusion concernant la RSE (responsabilité sociale de l’entreprise).

Didier. « Merci pour ce document, je l’ai survolé  mais je me suis plus attardé sur les intérêts à agir des entreprises et la RSE …. Évidemment je suis d’accord avec toi mais l’une des plus fortes complexités est de prouver le business case (1), c’est-à-dire le gain qu’une action « sociale » ou RSE ou Développement Durable ou que sais-je,  apporte réellement. Ce calcul est d’autant plus difficile que l’on veut traduire des impacts en mesure équivalente à des mesures financières, de productivité… A ma connaissance, aucune étude n’a réussi à convaincre alors qu’il s’agit d’une évidence et de bon sens : voir l’entreprise plus qu’un moyen, la non qualité, l’investissement…. mais qui demande réciprocité, équité, reconnaissance, etc. de la part des entreprises.  Bref autant d’actions pour le moins éloignées des pratiques managériales.

Sur cette thématique, le CJD est fort à propos intéressant avec le travail qu’ils ont réalisé sur la « performance globale », où ils ont cherché justement à préciser les gains et les moteurs de l’action RSE dans leurs entreprises. C’est également l’esprit de SD 21000 {norme française sur le management des entreprises et le développement durable} mais on ne peut pas dire que cette pro-activité de la part des « cadres » du CJD se soit réellement traduite dans les  pratiques de leur entreprise. Ce travail de conviction n’est pas encore abouti.

De plus, une méfiance naturelle et justifiée se porte sur ces actions dans le sens où elles sont accusées (et malheureusement, souvent à juste titre) d’être un support marketing, de communication. Méfiance dont, je crois me souvenir, tu as fait preuve lors de ma diffusion à Geste de l’Accord Cadre Internationale RSE d’EDF…

La difficulté est, comme tu l’as souligné, de faire comprendre l’essence économique de  la RSE et du Développement Durable. Et oui, à mon sens, l’intérêt de l’entreprise n’est pas d’être responsable pour se déclarer citoyenne mais en quoi l’expression de leur engagement social et environnemental est un facteur de développement (ou de maintien) économique, ce qui induit de faire face à une réelle expression d’une demande sociale et environnementale des différentes parties prenantes. »

P.L. A suivre dans le débat des autres contributions… qui ne tarderont pas, c’est certain. Ou presque.

P.S. Le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) : des chefs d’entreprise convaincus, de l’humanisme, une conscience… Rien que du bon. Des employeurs avec lesquels – enfin ! – on peut travailler. Reste que, hier soir, j’ai appris qu’on recensait trois milles et quelques jeunes dirigeants. Trois milles, pour toute la France ! On n’en est pas sorti…

(1) « En management, un business case est une proposition structurée, qui marque un changement dans la conduite des affaires. Ce changement se trouve justifié en termes de coûts et bénéfices. C’est un pré-requis nécessaire pour toute initiation de projets à grande envergure… » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Business_case)

(2) Didier est consultant de Geste.

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