Livret de compétences

Publié: janvier 11, 2010 dans 1

Dans le cadre du fonds d’expérimentation pour la jeunesse, après une troisième vague très intéressante (deux axes – « engagement des jeunes », « diversification des choix d’orientation scolaire et professionnelle des jeunes filles » – et quatre programmes… attention réponses au plus tard pour le 17 février !), le haut-commissariat à la jeunesse, va lancer un nouvel  appel à projet (toujours sur le site http://www.lagenerationactive.fr), cette fois réservé aux établissements scolaires. Cependant son contenu devrait intéresser les missions locales qui se fixent comme objectif de développer le portefeuille de compétences pour les jeunes. Ci-dessous un extrait du texte que l’on peut lire intégralement sur http://www.education.gouv.fr/cid50137/mene0901112c.html

Expérimentation d’un livret de compétences en application de l’article 11 de la loi n° 2009-1437 du 24-11-2009 relative à l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie (circulaire n° 2009-192 du 28-12-2009)

« Le Président de la République a exprimé, lors de son discours pour la jeunesse du 29 septembre 2009, son souhait de voir les jeunes disposer d’un livret de compétences qui valorisera leurs compétences, leurs acquis dans le champ de l’éducation formelle et informelle ainsi que leurs potentialités, leurs engagements, et qui les aidera ainsi à mieux réussir leur orientation.

L’article 11 de la loi relative à l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie prévoit l’expérimentation d’un tel livret de compétences pour les élèves du premier et du second degré dans les établissements d’enseignement volontaires. Cette expérimentation est conduite sous la forme d’un appel à projets organisé par le haut-commissariat à la jeunesse, en lien avec les autorités académiques. »

« I – Le livret de compétences expérimental.

Le livret de compétences expérimental est au service du jeune, élève ou apprenti, de l’établissement expérimentateur. Il lui permet de valoriser ses acquis, de mieux s’auto-évaluer, et de conduire une réflexion plus éclairée sur ses choix possibles d’orientation. L’implication personnelle du jeune et celle de sa famille, sont ainsi prépondérantes pour l’efficacité de la démarche et de l’outil.

Le livret de compétences expérimental doit permettre au jeune :

– d’enregistrer l’ensemble des compétences acquises dans le cadre de l’éducation formelle : toutes les connaissances, capacités et attitudes acquises durant les enseignements, au-delà des acquis disciplinaires ou durant les activités éducatives organisées dans le cadre scolaire, ainsi que les expériences d’ouverture européenne et internationale et de mobilité, individuelle ou collective, réalisations, participations et engagements que le jeune aura pu mener dans ce cadre ;

– d’enregistrer l’ensemble des compétences acquises hors du cadre scolaire : les connaissances, capacités et attitudes acquises dans le cadre associatif ou privé, notamment familial, ainsi que les réalisations, participations et engagements que le jeune aura pu y conduire.

– de retracer les expériences de découverte du monde professionnel et de découverte des voies de formation, de recueillir les éléments qui concourent à la connaissance de soi et alimentent la réflexion du jeune sur son orientation. Il est renseigné par le jeune lui-même, avec l’appui de l’équipe éducative ou de l’adulte référent de l’organisme associé à l’expérimentation (cf. III/ Élaboration du projet par les établissements ). La démarche doit contribuer au développement de l’autonomie du jeune et en faire un acteur de son orientation. Le livret doit ainsi être le support d’une orientation positive pour les jeunes et pourra être utilisé lors des phases d’orientation.

L’attention est attirée sur la nécessité de garantir que le livret puisse valoriser les parcours de tous les jeunes y compris ceux qui ne sont pas en situation de développer des activités hors du cadre de l’éducation formelle afin de favoriser l’égalité des chances dans les procédures d’orientation et dans la construction du parcours de formation et d’insertion du jeune.

Ce livret expérimental s’articule avec les outils existants et les complète :

– le livret personnel de compétences, instrument de validation des acquis du socle commun de connaissances et de compétences que tout élève doit maîtriser à la fin de sa scolarité obligatoire dont l’évaluation est réalisée par les enseignants ;

– le passeport orientation-formation mis en place dès la 5ème dans le cadre du parcours de découverte des métiers et des formations pour aider l’élève à élaborer sa propre démarche d’orientation, de formation et d’insertion ;

– le livret scolaire du lycée destiné au jury du baccalauréat.

Le livret expérimental doit favoriser la convergence de démarches et outils aujourd’hui distincts.

Dans cet esprit, au sein des établissements expérimentateurs, le livret de compétences tiendra lieu de passeport orientation-formation de l’élève tel que prévu dans le cadre du parcours de découverte des métiers et des formations, et pourra prendre appui sur les outils numériques déjà développés, notamment le web-classeur élaboré par l’Onisep. Il intégrera le contenu du livret personnel de compétences du socle.

À son entrée dans la vie active, le jeune pourra intégrer les éléments du livret qu’il aura sélectionnés dans le passeport orientation et formation qui l’accompagnera tout au long de son parcours professionnel (article 12 de la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie). »

« 2. Les composantes du livret.

Le livret de compétences recense :

– les compétences, qu’elles soient acquises dans le cadre du système de formation initiale, au-delà des acquis disciplinaires, ou hors de ce cadre : durant les enseignements, durant les activités éducatives, durant les activités menées dans le cadre associatif ou privé, dans le milieu professionnel ;

– les réalisations, participations et engagements des jeunes ;

– les expériences de découverte du monde professionnel et de découverte des voies de formation, dans le cadre notamment du parcours de découverte des métiers et des formations, ainsi que les éléments qui concourent à la connaissance de soi et alimentent la réflexion de l’élève sur son orientation. {…}

L’expérimentation vise l’identification des nouvelles compétences et acquis à valoriser. Il s’agit des compétences, connaissances, capacités ou attitudes des jeunes acquises hors apprentissages scolaires, dans le cadre familial, associatif, personnel et collectif, autres que celles référencées au titre des programmes officiels et des référentiels de la formation professionnelle.

Le repérage des compétences, des activités, des réalisations et des engagements pourra s’exercer, par exemple, dans les champs suivants :

– la vie scolaire (en particulier délégués des élèves, participation à des instances de concertation, conseil de vie lycéenne, aux coopératives scolaires, etc.) ;

– les activités proposées dans le cadre des actions éducatives organisées par les établissements ou par leurs partenaires ;

– la vie sociale (activités associatives, bénévolat, voyages et activités interculturelles, réalisations courantes de démarches ou d’aide aux personnes, participation à la vie de quartier, etc.) ;

– les responsabilités exercées dans le cadre de la famille (aide aux personnes, relations avec les administrations, etc.) ou des compétences qui y sont pratiquées (langues natives, relations avec l’étranger, etc.) ;

– la prise d’initiatives et la conduite de projet en vraie grandeur ;

– les pratiques artistiques, culturelles, linguistiques et sportives, les expériences de mobilité, individuelle ou collective, en Europe et hors d’Europe (échanges, partenariats, voyages, stages ou études à l’étranger) ; à ce titre, on pourra se référer au portfolio européen Europass ou s’en inspirer ;

– les contacts avec le monde professionnel et économique, en complément ou dans le cadre des activités du parcours de découverte des métiers et des formations (relations avec des professionnels, découverte des métiers dans son environnement, jobs d’été, activités rémunérées ou non, aide familial, etc.).

Les éléments qui figurent dans le livret ne pourront être définis de manière exhaustive a priori et le recensement des compétences du jeune ne pourra être que l’aboutissement d’un processus qui restera ouvert afin que le jeune puisse, s’il le souhaite, poursuivre la démarche au-delà de sa formation initiale. »

P.L. Des idées à piocher, me semble-t-il.… car d’une part, là aussi, il y a comme on dit des « marges de progrès » pour les missions locales et, d’autre part, celles qui ont choisi d’inclure dans leur projet associatif de structure l’objectif de développer un tel outil (j’en connais au moins deux…) pourront s’appuyer sur ces expérimentations pour les adapter à des jeunes non scolarisés.

A suivre donc…

Bonus : alors que le premier rapport d’évaluation du RSA vient d’être rendu public (1), ce nouveau dessin d’Éric Appéré tombe à pic.

(1) http://www.rsa.gouv.fr/IMG/pdf/RSA_rapport_interimaire_09.pdf

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commentaires
  1. Excellent article merci !

  2. Jean Philippe REVEL (syndiqué CGT ML/PAIO) dit :

    Remarque sur le rapport RSA :
    RSA rapport intermédiaire ou Intérimaire ?
    Quand on lit l’adresse du lien internet du document cité par philippe labbé, on ne peut que soupçonner la rédaction par un « précaire » de ce rapport …?
    j’espère que je me trompe …

  3. truc argent dit :

    c’est vrai que ça m’a l’air suspect ce livret de compétences…encore un truc pour diminuer l’argent des pauvres

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