Esquisse de définition de l’accompagnement social ou, plutôt, socioprofessionnel

Publié: novembre 10, 2009 dans Insertion/missions locales


S’il appartient à la tradition du travail social, l’accompagnement est une notion qui a été très largement appropriée par les acteurs des politiques de l’emploi, de façon plus générale par les « intervenants sociaux ». « L’accompagnement est ainsi devenu le mot le plus général pour désigner les pratiques d’un ensemble très large d’intervenants sociaux dans les secteurs les plus divers. » (1) Probablement pour deux raisons majeures. La première est que, dans la mesure où il considère la personne dans sa globalité, l’accompagnement humanise la mise à l’emploi. La seconde tient à la mutation du marché de l’emploi, à sa flexibilité, qui appelle une « sécurité sociale professionnelle », l’accompagnement représentant en quelque sorte la garantie de stabilité et de continuité dans l’instabilité et la discontinuité. On n’est guère éloigné de ce « point fixe » que Robert Musil recherchait en plantant un clou dans un jet d’eau (L’homme sans qualité). Point essentiel, l’accompagnement n’appartient pas qu’au champ du social mais est devenu – pour les jeunes et avec l’article 13 de la loi de cohésion sociale – un nouveau droit créance voulu par le législateur.

 

L’expression « accompagnement social » demeure cependant ambiguë car elle signifie pour beaucoup un accompagnement dans tous les champs de l’activité humaine, excepté celui du professionnel : habitat, mobilité, culture, santé, etc. Cependant, dès lors que l’accompagnement social soustrairait  le champ professionnel, force serait de constater qu’il ne serait plus global.

Au regard du principe-pivot des missions locales, l’approche globale (ou « holistique »), c’est-à-dire l’indissociabilité et la non-hiérarchisation des domaines, la conception de l’accompagnement social correspondra ici à ce que l’on pourrait/devrait peut-être, sans doute, nommer plus précisément l’accompagnement socioprofessionnel.

Le champ de l’accompagnement socioprofessionnel porte sur la personne dans sa globalité, s’appuie sur le principe de ses ressources, vise à réduire ou à résoudre les difficultés de tous types qui font obstacle à l’intégration, cette dernière entendue comme finalité du processus d’insertion professionnelle sociale (2), et mobilise les professionnels qui interviennent en « prenant en compte » et non « en charge ».

La posture professionnelle se fonde en conséquence sur l’aide au développement de l’autonomie de la personne et n’est pas ou ne doit pas être une démarche hétéronome.

 

Sur le volet professionnel, l’accompagnement répond à « la nécessité de promouvoir une sécurisation des trajectoires passant par la prévention de la dégradation des compétences, l’amélioration des mobilités et le développement de l’employabilité. » (3) Finalisé par l’accès à l’emploi et le maintien dans celui-ci de la personne, souvent en étayage d’une logique d’alternance, « l’idéal » de l’accompagnement repose sur une synthèse, issue d’une négociation (dialectique) d’éléments dialogiques entre projet de vie et projet professionnel, ressources individuelles et potentialités du marché du travail, normes prescrites et pratiques effectives. Cette synthèse négociée est formalisée dans un contrat qui peut lui-même s’inscrire dans un dispositif énonçant un certain nombre de conditions (modalités) à remplir.

 

L’accompagnement ainsi institutionnalisé renvoie aux difficultés que rencontrent les demandeurs d’emploi pour accéder à l’emploi, pour intégrer un marché de l’emploi dont les codes semblent de plus en plus difficiles à décrypter. Son rôle paraîtrait d’autant plus nécessaire que d’importants changements dans les modes de recrutement et les organisations du travail sont attendus dans les années à venir (4). De fait, il introduit une nouvelle dimension dans le rapport au marché du travail : une sorte d’espace alternatif (pour les jeunes, de socialisation ?) dans lequel les opérateurs en charge de l’accompagnement compilent des procédures, des outils, des prestations et doivent faire preuve d’innovation (5), afin d’aider les demandeurs d’emploi à intégrer le marché du travail. Quant à ceux-ci, ils doivent trouver dans cet espace les moyens de créer des liens avec le marché de l’emploi et, en cela, prendre conscience de leurs capacités et potentialités, acquérir les codes du dialogue employeur – employé, au besoin définir un projet et/ou suivre une formation, etc., pour, à terme, être autonome dans le monde du travail. Ainsi les mesures d’accompagnement, qui sous-entendent un contrat – selon les cas – formel ou informel passé entre le demandeur d’emploi et l’opérateur, sont supposées inscrire les individus concernés dans une dynamique d’échange et de recherche. Un paradoxe se pose alors : ces mesures permettent-elles effectivement aux individus d’atteindre à une réelle autonomie ou induisent-elles au final un besoin plus fort d’accompagnement ?(6) Le risque de cette dernière hypothèse est d’autant plus fort que, dans nombre de cas et ceci étant accentué par la crise, les professionnels en principe mobilisés pour gérer du flux sont, faute de débouchés, contraints  une gestion de stock. Ils sont, selon la métaphore de Robert Castel, comme le passeur qui au milieu de la rivière s’aperçoit qu’il n’y a plus de berge où débarquer ses passagers. La tentation peut être forte,  ce moment, de se focaliser plutôt sur l’accompagnement que sur le résultat de celui-ci : un accompagnement ad vitam, ad libitum…

 

Que l’accompagnement soit global ne signifie pas qu’il est réalisé par un seul professionnel, le référent, qui apporterait toutes les réponses. Le référent est le « fil rouge » de l’accompagnement, son « marginal sécant » qui évolue dans et entre toutes les sphères de la socialisation, garant d’une continuité de l’action, d’une cohérence de celle-ci (le référent est, à l’échelle de la relation avec le demandeur d’emploi, ce que devrait être, à l’échelle d’un territoire, une maison de l’emploi : un guichet unique) et mobilisateur du réseau partenarial (ressources internes et externes des politiques de l’emploi et des politiques sociales) ainsi que du réseau d’entreprises et de structures spécialisées.

 

Selon les professionnels, les structures (moyens et management), les métiers, les institutions d’appartenance (dès lors que l’on raisonne en ne se limitant pas aux missions locales), les contextes ainsi que les exigences de société (financeurs, dispositifs réglementaires et juridico-administratifs), l’exercice de l’accompagnement prend des formes variées, plus ou moins univoques et formalisées. Toutefois l’accompagnement associe de façon quasi-systématique six éléments agencés avec et autour de l’usager :

le référent unique (interaction),

le projet (ambition),

le contrat (conditions),

l’entretien (réalisation),

l’apport instrumental (ateliers) et la relation à l’entreprise (dotation),

les ressources de l’environnement, le partenariat, le tutorat (démultiplication).

Chacun de ces éléments constitutifs de l’accompagnement est lui-même construit à partir de plusieurs variables : l’entretien, par exemple, s’appuie ou non sur un outil (logiciels Parcours…), se déroule à une fréquence déterminée ou indéterminée, rapprochée ou non (7), s’inscrit dans une logique de rendez-vous ou est immédiat en fonction de la demande de la file active…

 

Sur le volet socioprofessionnel, qu’il soit ou non « renforcé », mais subséquemment avec une graduation de l’intensité de l’offre de service, l’accompagnement s’exerce dans quatre sphères interdépendantes :

La sphère strictement professionnelle dont l’objectif est l’indépendance économique via l’accession à l’emploi (8). Mais cet objectif est lui-même insuffisant et il doit s’accompagner d’une capacité de la personne à gérer des discontinuités, sinon systématiques du moins prévisibles particulièrement pour des emplois de bas niveau de qualification. Le saut qualitatif du « vers » à « dans » l’emploi modifie substantiellement les pratiques d’accompagnement et les représentations des opérateurs de leurs métiers (deux « clients » au lieu d’un seul, le demandeur d’emploi et l’entreprise), contraignant théoriquement une partie de ces derniers à une acculturation au regard de leurs postures vis-à-vis des entreprises et de l’économie marchande. Des solutions organisationnelles, variables selon les structures, peuvent exiger cette acculturation ou, au contraire, l’éviter par exemple en opérant une division du travail (« chargés de relations entreprises », équipe emploi « dédiée »). Cependant – et cela constitue un point de vigilance – l’évolution « dans » l’emploi contraint à repositionner les intermédiaires de l’emploi dans une dimension qu’ils n’auraient jamais dû sous-estimer : l’efficacité de la politique de l’emploi est déterminée par son articulation avec les stratégies micro-économiques des entreprises et des territoires. A la sphère économique est rattaché l’homo oeconomicus, producteur et reproducteur.

La sphère de l’individuation, « micro », concernant les rapports de la personne à elle-même (santé physique et psychique) et à son environnement familial, l’équilibration de ces rapports intervenant de toute évidence sur la capacité d’exercer professionnellement (le « savoir-être »). A la sphère de l’individuation est rattaché le Sujet, par définition singulier et unique, et la visée est l’accomplissement (ou épanouissement).

La sphère de la sociabilité, « meso », où sont en jeu les relations de la personne avec son environnement proche : voisinage, quartier, groupes amicaux et associatifs, etc. La thématique est ici celle du lien social et de l’appartenance (à l’inverse de l’isolement) dont une partie est directement déterminée par l’activité professionnelle (l’entreprise étant un espace de construction, d’appartenance et de reconnaissance identitaires) et dont une partie détermine l’activité professionnelle (travailler en équipe). A la sphère de la sociabilité, est rattaché l’Acteur, par définition collectif, et la visée est le lien.

La sphère du sociétal, « macro », qui correspond aux relations de la personne à la société, celles-ci articulant deux axes : l’acquisition de normes (le « vivre ensemble ») et la citoyenneté (droits et devoirs). L’une et l’autre, de toute évidence, ont également à voir avec la capacité de s’insérer professionnellement. A la sphère du sociétal est rattaché le Citoyen et la visée est l’émancipation.

 

Sphères Dimensions Idéauxtypes Visées
Professionnel micro/meso/macro Homo oeconomicus Indépendance économique
Individuation micro Sujet Accomplissement
Sociabilité meso Acteur Lien
Sociétal macro Citoyen Emancipation

 

 

Chacune de ces sphères, encore une fois interdépendantes, fait appel dans le cadre de l’accompagnement socioprofessionnel à un processus que l’on pourrait identifier comme un transfert de capitaux, l’hypothèse posée (diagnostic) étant que la personne en insertion accuse un déficit dans un ou plusieurs types de capitaux.

Capital économique, avec la mobilisation d’allocations, de secours, d’aides « interstitielles », de micro-crédit, etc…

Capital culturel, avec le recours à des formations, des validations de parcours.

Capital social, pour le volet professionnel via l’accès au réseau des opérateurs (entreprises, intervenants spécialisés…), l’utilisation des mesures multiples de la politique de l’emploi (prestations Pôle emploi, dispositifs spécifiques des collectivités territoriales…), voire même par l’innovation et la conception de nouveaux outils (par exemple l’association nationale des jeunes créateurs d’entreprise, la création de groupements d’employeurs, de groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification ou de structures d’insertion par l’activité économique…) ; pour le volet non professionnel, via l’accès aux ressources (acteurs, dispositifs, droits…) des domaines de la culture, de la santé, du logement, etc.

Capital symbolique par la remise en confiance de la personne (ateliers d’ « image de soi », projet individualisé et, de façon plus générale, les règles de l’entretien d’aide…).

L’accompagnement vers et dans l’emploi s’analyse en termes de processus, c’est-à-dire avec un début qui correspond à la prescription, à la demande et au diagnostic (10), avec un déroulement qui, s’inscrivant dans des représentations, mobilise des outils multiples directement (formations, mesures, tutorat…) ou indirectement (volet social, individuation, sociabilité…) en réponse à la problématique d’employabilité, avec enfin une conclusion posant la question de l’évaluation (11).

En conclusion, l’accompagnement dit « social » est en fait l’accompagnement socioprofessionnel pour les missions locales. Fondé sur le principe, à défaut d’être un concept, d’approche globale, il est un processus qui appelle, d’un point de vue évaluatif, au critère de « réalisation », sa finalité, l’intégration, appelant elle le critère de « résultat ».

A ces critères, on doit ajouter pour évaluer la qualité d’un accompagnement, ce de façon non limitée mais a minima exigible, les critères de…

Effectivité : c’est la question de la méthode (comment procède-t-on ?)

Décentration : c’est la question du centrage sur les besoins de l’usager, ses capacités, avant de répondre aux objectifs des programmes.

Conformité : c’est la question de la double cohérence, celle vis-à-vis de l’institution qui finance l’accompagnement, celle de la structure qui met en œuvre l’accompagnement. Entre ces deux perspectives, on le sait, existent des contradictions qui peuvent être des tensions.

 

(1) F. Mégevand, « L’accompagnement, nouveau paradigme de l’intervention publique », in (sous la dir.) R. Ballain, D. Glasman, R. Raymond, Entre protection et compassion. Des politiques publiques travaillées par la question sociale. 1980-2005, 2005, Grenoble, PUG.

(2) L’insertion professionnelle et sociale est un objectif opérationnel, l’intégration un objectif finalisé (P. Labbé, Les bricoleurs de l’indicible, 2003, Apogée).

(3) (sous la dir.)  P. Auer, G. Besse, D. Méda, op. cit., p. 25.

(4) O. Chardon, M-C.Estrade, F. Toutlemonde, « Les métiers en 2015 : l’impact du départ des générations du baby-boom, Premières synthèses, DARES, n°50.1, décembre 2005.

(5) C. Baron, P. Nivolle, « L’inventivité au quotidien des missions locales et PAIO », Premières synthèses, DARES, n°34.1, août 2005. – M.-C. Bureau, C. Leymarie, « Innover dans le social : l’exemple des missions locales », Connaissances de l’emploi, CEE, n°12, février 2005. Rappelons que, pour les missions locales, l’innovation est posée non comme une possibilité ou un souhait mais bien comme une obligation (Charte de 1990).

(6) S. Mas, « Bilan de 5 ans de programme Trace : 320 000 jeunes en difficulté accompagnés vers l’emploi », Premières synthèses, DARES, n°51.1, décembre 2004. Cette question a été explicitement posée par M. Larcher lors de la journée « Dynamisons l’accès à l’emploi des jeunes » le 22 mars 2006 : « faut-il accompagner l’après-CIVIS ? »

(7) Notons, en ce qui concerne la fréquence des entretiens, qu’il faut éviter de raisonner à partir du postulat que plus la fréquence est élevée, mieux cela sera pour l’accompagnement. Comme l’écrit le rapport de la Cour des Comptes pour le PARE-PAP « le nombre d’entretiens à réaliser a pesé sur l’organisation du travail dans les agences locales et la qualité de l’entretien s’en est ressentie. » (L’évolution de l’assurance chômage : de l’indemnisation à l’aide au retour à l’emploi, Synthèse du rapport public thématique, mars 2006, p. 10).

(8) L’emploi est entendu aujourd’hui, de façon quasi-exclusive, comme l’emploi dans le secteur marchand. Cette conception est étriquée et devrait a minima s’élargir à l’emploi public et à l’emploi du tiers secteur (économie sociale).

(9) Par exemple, la méthode d’éducation active ADVP (activation au développement vocationnel et personnel) assez répandue dans les SIAE.

(10) Dès lors que l’on raisonne en termes de processus, on comprend l’importance de la qualité de l’amont, c’est-à-dire du diagnostic (réalisé par l’opérateur seul – avec quel outil ? – ou s’appuyant par exemple sur un bilan de compétences) puisque celui-ci détermine dans une large mesure le déroulement de l’accompagnement. Si le diagnostic est spontanément associé au demandeur d’emploi (ressources, qualification, freins à l’emploi…), il doit également être corrélé à la dimension de l’offre (connaissance des évolutions socio-économiques du territoire) et, comme tel, recouvre une connaissance outillée s’appuyant sur des diagnostics glissants (Plan d’action local du SPEL), sur des bases développées de type Argos, sur des système de veille partagé, sur des instances ad hoc (GIL, « groupe d’initiative locale », en Lorraine, etc.). « Il suffit sans doute {…} que les formations soient bien articulées avec à la fois les compétences de départ des chômeurs, les besoins des entreprises, les prévisions d’emploi… » (A. Lefebvre, D. Méda, Faut-il brûler le modèle social français ? 2006, Paris, Seuil, p. 124).

(11) Encore une fois, la dissociation entre les volets emploi et social est plus qu’incertaine. Ainsi, pour l’APE (Accompagnement personnalisé à l’emploi), le cahier des charges parle de « lien renforcé avec l’usager », expression qui n’est pas « sans évoquer les pratiques traditionnelles du suivi social et notamment celles des assistantes sociales de circonscription. », M.-C. Duru, La fonction accompagnement dans les actions de formation et d’insertion vers l’emploi, 1997, Comité de liaison pour la promotion des migrants et des publics en difficulté d’insertion, p. 52.

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commentaires
  1. Jean-Philippe Revel - syndiqué CGT ML/PAIO dit :

    Plusieurs remarques :

    1) Je constate que plus l’article est long, étayé, et abordant des questions que je qualifierais de « structurantes » pour le réseau des ML/PAIO moins il y a de commentaires (réactions ?).
    Cela m’interroge … Je laisserai Philippe Labbé analyser cela.

    2)Faut-il encore et toujours amorcer cette structuration du réseau et remettre chaque jour sur le métier cet ouvrage ?
    Oui sans aucun doute …mais Philippe Labbé ou quelques autres dans leur coin mériteraient une plus large audience.
    Le réseau ML/PAIO a besoin de cette structuration. Bien évidemment les textes existent, les références également …Mais il faut aller au delà.

    3) vers une véritable « culture commune »
    (que je définirais comme ensemble de l’étayage visant à structurer nos pratiques) .
    De mon point de vue le contexte est favorable à cette construction d’un étayage structurant « des pratiques » (certains diront praxis).
    Pas de pratiques sans théorie !
    C’est toujours le lien entre les deux qui pose souvent question aux cartésiens que nous sommes.
    4) Un Lien aussi politique ?
    De mon point de vue, la nécessité d’établir ce lien et de poursuivre la construction de notre culture commune peuvent relever d’une volonté politique de la Branche par exemple.
    Le manifeste a ouvert la voie à une dynamique qui doit permettre aussi cela.
    5) Des formations dites nationales élaborées par la Branche concernent notamment la déontologie, la culture commune …le socle (corpus, entant qu’ensemble d’enseignement) est en cours de constitution …
    6) Un institut des ML/PAIO.
    S’il en va des « maisons » (de l’emploi, du handicap, des adolescents etc…) comme des « grenelle » (insertion, environnement etc …).
    Faisons le choix d’un institut fondé sur 3 axes : Etude/Recherche (R&D), ingénierie de formation/consulting, formation/action.
    C’est le projet que mérite les ML/PAIO, pivot de l’accompagnement des jeunes mis en difficulté …

  2. stephanie72 dit :

    Comme il est bon de revenir à la théorie quand on est dans la pratique mais comme il est facile d’en mesurer l’écart au quotidien sur le terrain.Une formation sur la mise à distance et la prise de recul en toutes circonstances seraient efficaces car si on connait la theorie et qu’on ne peut plus y avoir recours(je mise sur les connaissances des conseillers)par manque de temps de moyens de partenaires….il fait quoi le piou piou?il gere sa frustration et il rentre chez lui content d’avoir un bon boulot ou plutot un boulot quil aimerait bien, bien faire mais qu’il ne peut pas bien faire.comme un bon eleve qui sait tout qui a de bons resultats (en chiffres)mais qui est insatisfait de son travail…et qui ne trouverait pas d’orientations équilibrante.Je crois qu’il va falloir une formation de funambule plutot,non?

  3. jmfournier dit :

    Bonjour,
    Petites remarques « jetées » « à chaud » sur cet article qui par la densité et la richesse des concepts qu’il expose demande une lecture approfondie et posée (ce qui peut en partie expliquer la faiblesse des commentaires).
    Première remarque : « l’accompagnement humanise la mise en emploi » (sic); l’a-t-elle toujours était ? si non, à partir de quelle moment et par quel(s) processus s’est elle déshumanisée ? Au fond qu’est-ce que cela veut dire. Et pourquoi ne pas renvoyer aux responsables de cette « déshumanisation » la responsabilité de « ré-humaniser » la mise en emploi ?
    Deuxième pavé : Si l’accompagnement répond à « la nécessité de promouvoir une sécurisation des trajectoires passant par la prévention de la dégradation des compétences, l’amélioration des mobilités et le développement de l’employabilité. », donc à une stricte conformité aux exigences des recruteurs, quelles qu’en soient les conditions (notamment non humaine), que devient cet « accompagnement » pour ceux pour qui cette normalisation devient impossible aux regards de ces exigences ?
    Troisième remarque « brute de décoffrage » : à l’heure des politiques publiques par dispositifs et de leur évaluation quantitative par le nombre d’entrée, qui induit mécaniquement une pression sur les « accompagnateurs » pour faire entrer les « bénéficiaires » dans ces dispositifs, quid de l’accompagnement en tant qu' »aide au développement de l’autonomie de la personne » ?

  4. MARCEL 77 dit :

    C’est avec bonheur que j’ai pris connaissance de votre articule sur l’accompagnement socio-professionnel.
    Conseiller dans une Mission locale, je ne cesse d’alerter mes collègues sur l’l’inévitable « innovation » à la fois dans la perception des publics accueillis dans nos structures (les jeunes ne sont plus des sauvageons qu’il faut nécessairement « socialiser ») et les pratiques (l’insertion sociale se traduit de nos jours par l’insertion professionnelle – la prise en compte des mutations de l’espace économique).
    Les jeunes souffrent davantage de leur absence de qualification harmonique (savoirs faire professionnels recherchés par les entreprises) que d’absence de savoirs être.
    Il ne suffit plus de dire à un jeune d’être « motivé » pour décrocher un emploi, fraudrait-il encore que le jeune ait un savoir faire professionnel correspondant aux attentes de l’espace économique.
    En effet, il est plus confortable de « socialiser » les jeunes que de les « insérer » professionnellement.
    En cette période difficile l’insertion professionnel demande un plus lourd investissement.
    Pour beaucoup travailler dans l' »Accompagnement social » c’est se voir attribuer le rôle « honorifique de « grand frère » distillant ses « petits conseils ».
    Malheureusement, depuis tant d’années, les conseils des « grand frère » ont montré leurs limités.
    L’accompagnement social s’appente davantage à une escroquerie, à une « garderie dorée » avec des orientations sur des formations « rémunérées qui ne débouchent sur aucune perspective, des élaborations de projets qui n’ont pour valeur que l’étalage d’une trouvaille d’orientation (et on voit bien que ces jeunes ne devienne ni « Technicien Réseaux », ni « Professionnelles de la Petite enfance », ni « ….. » après « validation de leurs projets ».
    Pourriez-vous faire plus d’intervention dans les Missions locales?
    Car il y a une césure entre les professionnels de l’Accompagnement social et le Monde de l’Entreprise qui porte préjudice aux jeunes et continue à alimenter la « production institutionnelle de l’exclusion ».
    Merci

  5. MARCEL 77 dit :

    C’est avec bonheur que j’ai pris connaissance de votre articule sur l’accompagnement socio-professionnel.
    Conseiller dans une Mission locale, je ne cesse d’alerter mes collègues sur l’l’inévitable « innovation » à la fois dans la perception des publics accueillis dans nos structures (les jeunes ne sont plus ces sauvageons qu’il faut nécessairement « socialiser ») et les pratiques (l’insertion sociale se traduit de nos jours par l’insertion professionnelle – la prise en compte des mutations de l’espace économique).
    Les jeunes souffrent davantage de leur absence de qualification harmonique (savoirs faire professionnels recherchés par les entreprises) que d’absence de savoirs être.
    Il ne suffit plus de dire à un jeune d’être « motivé » pour que ce dernier décroche réellement un emploi, fraudrait-il encore que le jeune ait un savoir faire professionnel correspondant aux attentes de l’espace économique.
    En effet, il est plus confortable de « socialiser » les jeunes que de les « insérer » professionnellement.
    En cette période difficile l’insertion professionnelle demande un plus lourd investissement.
    Pour beaucoup travailler dans l' »Accompagnement social » c’est se voir attribuer le rôle honorifique de « grand frère » distillant ses « petits conseils ».
    Malheureusement, depuis tant d’années, les conseils de « grand frère » ont montré leurs limites.
    L’accompagnement social s’apparente davantage à une escroquerie, à une « garderie dorée » avec des orientations sur des formations « rémunérées » qui ne débouchent sur aucune perspective; des élaborations de projets qui n’ont pour valeur que l’étalage d’une trouvaille d’orientation (et on voit bien que ces jeunes ne deviennent ni « Techniciens Réseaux », ni « Professionnelles de la Petite enfance », ni « ….. » en dépit de la « validation » de leurs projets (encore de faux espoirs!!!).
    Pourriez-vous faire plus d’interventions dans les Missions locales?
    Car il y a une césure entre les professionnels de l’Accompagnement social et le Monde de l’Entreprise; ce qui porte préjudice aux jeunes et continue à alimenter la « production institutionnelle de l’exclusion ».
    Merci

  6. mokrani dit :

    Bonjour,
    j’ai bien apprécié le sujet sur l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Mais je me pose beaucoup de questions sur le sujet. En effet, peut on franchement croire que c’est une bonne méthode?, moi je crois qu’il existe beaucoup d’autres paramètres qui entrent en jeu. Le manque de professionnalisme, l’absence totale de savoir faire et de savoir faire comportemental , mais aussi de savoir être. Ces trois « choses » représentent certainement les compétences de quelqu’un. Ajouter à cela, le manque d’organisation flagrant de nos jeunes et leur vie totalement à l’écart de la société pour la plupart, font que ses méthodes ne réussissent que très rarement et laisse souvent le jeune en dehors de toute évolution sociale. Merci

  7. Leveau dit :

    Bonjour,
    Je viens de lire avec intérêt votre article sur l’accompagnement socioprofessionnel. Je suis en train d’écrire un article sur l’accompagnement dans le secteur social et médico-social. J’aimerais, pour mon introduction réfléchir sur les 6 éléments que vous relevez de manière quasi systématique. Me donnez-vous l’autorisation de mettre en bas de page « travaillé librement à partir de Philippe LABBE WEBLOG, « Esquisse … ».
    Je vous remercie de votre réponse même si elle est négative.
    Recevez mes salutations
    Catherine Leveau, formatrice à l’IRTS Poitou-Charentes

  8. Aline Tilleul dit :

    La réflexion n’est pas très critique puisqu’il s’agit de vivre « en intelligence avec le système » et en « révolte contre ses conséquences ».

    Les conditions de possibilité d’une telle posture me semblent intellectuellement périlleuses voire inadéquates.

    Une réflexion critique, de fond, prouverait-elle que les « conséquences » sont bel et bien, hélas, en adéquation avec le « système » ?

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