Archives de octobre, 2009

Félicitations !

Publié: octobre 14, 2009 dans Insertion/missions locales

Félicitations à la mission locale Sud (MLS) de Saint-Pierre de La Réunion – la plus australe du monde – qui vient d’achever son projet associatif de structure (PAS). En avant-première pour les métropolitains et collègues d’autres DOM, la page de couverture de ce document de référence…

PAS MLS COUVERTURE

En bonus, parce qu’il n’y a pas que les vedettes nationales qui comptent, le trombinoscope de la MLS ! Certes, un peu trouble mais « c’est l’intention qui compte » :  ils ont fait ce PAS. Il leur reste désormais à faire vivre ce PAS. Avanti populo, les piou-piou !

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Il faut rappeler que le projet de structure, c’est-à-dire le « projet associatif de structure » (PAS) en référence à la circulaire DGEFP n°2007-26 du 12 octobre 2007 relative au financement du réseau des missions locales et PAIO, est une obligation : « Le financement des missions locales s’inscrit dans le régime des subventions : il est accordé sur la base d’un projet associatif présenté par le Président de la mission locale. Il doit assurer d’une cohérence entre les objectifs fixés en fonction des besoins du territoire et l’allocation des moyens par l’État. » Par ailleurs, face à un discours commun et récurrent d’ « instrumentalisation » par les pouvoirs publics, on comprendrait assez mal que les missions locales ne se saisissent pas (avec enthousiasme) du PAS pour affirmer leur identité – constitutive – eh oui ! – d’une indépendance associative – et, de la sorte, pour établir les conditions d’un réel dialogue (qui ne devrait pas être que « de gestion ») avec les autorités financeurs.

Il a déjà été dit, sauf erreur, beaucoup de choses sur ce qu’était un PAS : document de la communauté professionnelle (élus et techniciens) permettant de s’extraire de la pression de l’immédiateté et également de se poser des questions, d’y apporter des réponses, dans une perspective de « sens » et non de comptabilité ; dynamique permanente fondée non pas sur l’individualisation mais sur l’évolution collective (émancipation ?) ; outil du dialogue social, complémentaire d’autres supports du débat interne, instrument de « gouvernance » comme on se gargarise du mot aujourd’hui ; expression pour l’environnement de ce qu’est la mission locale : ce qu’on y fait, ce qu’elle propose, d’où elle vient, ce qui fonde son action et qui solidarise ses membres…

Le PAS, une panacée ? Bien sûr que non ! Mais, sans PAS, quelles sont objectivement les conditions permises de la négociation avec l’environnement, institutionnel ou partenarial ? J’avoue ne pas avoir d’autre solution à proposer… tout en sachant, par expérience, in situ, que par définition le PAS représente du changement et que, derrière le discours consensuel sur la nécessité de l’engagement individuel et collectif, depuis défendre l’outil de travail jusqu’à s’accomplir professionnellement, de fortes résistances peuvent s’exprimer. On est si bien sous la couette de la reproduction pendant que la maison brûle… et rien n’est plus intriguant que les réfractaires au changement qui se plaignent de leur quotidien avec autant d’énergie qu’ils en mobilisent pour ne pas le changer. Cela fait partie des contradictions qu’il reste à décrypter.

Il y a toujours quelque chose à faire. C’est à la fois épuisant et enthousiasmant. La vie, quoi !

Eviter le « Neet »

Il ne s’agit pas d’une contre-publicité pour Monsieur Propre, ni d’un message de prévention contre les addictions à la Toile. L’acronyme « Neet » signifie « No education, employment or training » (éducation, emploi ou formation) et, si la politique de l’emploi n’y répond pas, la trappe de la dégringolade vers l’exclusion est programmée. Force est de constater, à la lecture du supplément « Économie » du Monde du 13 octobre (« Éviter d’abord l’éloignement du marché du travail »), que ce « Neet » fait consensus quoique chaque pays privilégie telle ou telle modalité… car on pourrait ajouter aux trois initiales des items le « m » de « money » : contrairement à des pays comme la Norvège, le Danemark ou les Pays-Bas où les revenus de remplacement seraient supérieurs à 70%, « la courte durée, le caractère dégressif ou conditionnel des indemnités, menacent de nombreux chômeurs en Italie, en Corée ou au Japon. »

Marmite…

Enfin, on en a eu la démonstration avec la crise, les certitudes ne sont guère la caractéristique de l’économie puisque, à quelques centimètres de cet article, un autre titre « La flexisécurité danoise trouve ses limites dans un marché en berne ». On y lit que « … les allocations chômage supposées généreuses sont plafonnées à 100 euros par jour », ce qui n’est pas mal ,mais que, si « sur le papier, elles représentent 90% du salaire, dans la réalité, elles ne dépassent pas, en moyenne, 55% et sont en baisse régulière depuis vingt ans. » La promotion du modèle danois de « politique active de l’emploi », articulant indemnités élevées, formation et incitation forte, sinon contrainte, à une reprise d’activité quelle qu’elle soit (le « workfare »), est de la sorte à relativiser et le gouvernement danois, comme d’autres, a été contraint de débloquer un milliard de couronnes (134 millions d’euros) « pour créer 5 000 nouvelles places de stages afin d’occuper des jeunes chômeurs. » Tout cela en constatant que, si la philosophie du « training » n’est pas en soi contestable dès lors qu’elle cible les jeunes sans qualification, précisément pour leur permettre d’en acquérir une, « il est en effet difficile de pousser ou de préparer ces derniers à occuper des emplois… que les entreprises ne sont pas en mesure de proposer ! ». C’est ce que l’on pourrait appeler une lapalissade. On connaît, à l’intérieur de nos frontières et depuis longtemps, les « stages – parking » ou ces sortes de circuits rotatifs comme si l’on s’engageait sur un rond-point dont toutes les issues sont en sens interdit : « occuper les jeunes chômeurs »… On ne peut s’empêcher de penser au couvercle d’une marmite où ça bout. A Poitiers et ailleurs.

Léonin…

L’obligation de se former ou de travailler est d’ailleurs à l’épicentre d’une des propositions à l’étude des missions locales dans le cadre de l’enquête lancée par l’UNML : « Expérimenter un revenu contractualisé pour améliorer l’accès à la formation et à l’emploi de jeunes de 18 à 25 ans ». Il s’agit, d’un coté, d’offrir une garantie de revenu « d’environ 250 euros par mois pendant deux années », soit expérimentalement (8 000 jeunes pendant deux ans) une allocation « sèche » si aucune autre ressource n’existe, soit cumulable partiellement sur le modèle du RSA. Certes, si l’on pourra toujours avancer l’argument de la solidarité familiale – est-elle effective dans des milieux rarement bien dotés économiquement et pour des jeunes de 23, 24 ou 25 ans ? -, mais ce montant de 250 euros apparaît comme une bouée de sauvetage sérieusement dégonflée : si l’on n’en est pas convaincu, on peut lire, entre autres et dans le même journal, le petit article « En France, vivre à deux avec 572 euros par mois »… D’un autre côté, le niveau d’exigence apparaît par contraste sérieusement disproportionné puisque « En contrepartie, le jeune est tenu d’accepter toute offre de formation ou d’emploi proposée par son référent et cohérente avec le parcours défini avec lui. Le refus de plus d’une offre respectant cette condition entraîne l’exclusion du programme et donc la perte de la garantie de ressources. » On n’est guère éloigné d’un contrat léonin, c’est-à-dire d’un contrat qui n’en a que le nom puisque les charges sont quasiment supportées par une seule des parties. De plus, on ne peut s’empêcher de songer que le jugement du « référent » risque fort d’être entaché de subjectivité, mettant en cause une nouvelle fois le principe d’égalité de traitement. Très probablement, sera-t-il nécessaire lors de cette expérimentation de prévoir des modalités d’appréciation du respect ou non de ce « contrat » qui ne laissent pas seul le conseiller mais soient débattues collectivement et, cela serait souhaitable sinon nécessaire, dialectiquement avec des représentants des usagers jeunes.

Pédagogie de l’implication ?

La question centrale soulevée par cette allocation, comme celle d’ailleurs d’une autre proposition dite de « dotation d’autonomie » (particulièrement pingre : 100 euros par mois plus, éventuellement, le montant des allocations familiales que les parents ne toucheraient plus) est double : d’une part, elle concerne un montant manifestement très en-deçà du minimum exigible pour ne pas être sous le seuil de pauvreté (quel adulte, raisonnablement, se satisferait de montants aussi faibles ? qui, même, ne se sentirait pas humilié par ce qui pourrait être perçu comme une aumône… encore que cette dernière était accordée sans contrepartie, sa fonction étant de déculpabiliser le donateur ?) ; d’autre part, le choix entre un droit garanti et universel et une récompense sélective pour les jeunes considérés comme méritants. « … en toile de fond, se trouve le débat actuel sur la responsabilisation des récipiendaires d’aides sociales et sur la contrepartie éventuellement exigible de leur part. » (1)

Ce « contrat », implicitement justifié comme une pédagogie de l’implication, fait se déplacer le centre de gravité du traitement de la question sociale des jeunesses en la plaçant en théorie dans les mains des jeunes mais, en réalité, dans celle des professionnels, eux-mêmes fortement contraints par des modalités… qu’ils auront contribué à élaborer. Subtile aliénation.

Alors oui, il faut expérimenter : a-t-on d’autre choix au titre d’une éthique de responsabilité et d’un devoir d’innovation ? Mais, sans aucun doute, en « tirant vers le haut » des montants à ce stade et de toute évidence largement insuffisants et, d’autre part, en réintroduisant dans les pratiques professionnelles un principe de réciprocité contrôlée (par les parties et non par une seule partie), que l’on pourra sans faux nez nommer « contrat ». Sauf à devenir – et assumer – de purs agents du contrôle social.

Enfin, ce que j’en dis…

(1) Olivier Chavanon, « Politiques publiques et psychologisation des problèmes sociaux », (sous la direction de) René Ballain, Dominique Glasman et Roland Raymond, Entre protection et compassion. Des politiques publiques travaillées par la question sociale (1980-2005), 2005, Presses Universitaires de Grenoble, p. 264.

#jeansarkozypartout. Suite.

L’affaire enfle, chahut dans l’hémicycle. Espérons qu’elle ne dégonfle pas et que la décence l’emportera. Jean Sarkozy s’exprime sur France 3. L’argumentaire du laborieux étudiant en droit relooké (cheveux châtains et courts, lunettes…) repose sur deux arguments : il est élu par le scrutin populaire et il demande à » être jugé sur actes ».

Rappelons que, après avoir lâché en cours de route David Martinon, candidat à l’élection municipale de Neuilly-sur-Seine, Jean Sarkozy s’est présenté à l’élection cantonale (Neuilly-Sud) qu’il a emporté au premier tour, avec 51,9 % des suffrages. Pour mémoire, Neuilly-sur-Seine est l’une des communes françaises où la richesse moyenne par habitant est la plus forte : en 2006, l’Insee classait Neuilly sur Seine au 3e rang pour le revenu fiscal médian par ménage, 40 669 €. Faut-il préciser qu’à Neuilly les scores de la gauche la plus tempérée correspondent à ceux qu’obtiennent en France les listes les plus radicales ou fantaisistes ? En d’autres termes, se présenter à Neuilly sous la bannière UMP, qui plus est avec l’onction du père, et remporter une élection avec tout juste un plus que la majorité absolue des voix, est une piètre performance, sinon une contre-performance. Après, on le sait, le peuple n’a plus grand chose à dire et ce sont les appareils – pour l’UMP avec l’ombre du Commandeur – qui font ou défont les carrières. La font, bien sûr, pour le fils de…

Commandeur

Quant à être jugé sur actes, cela ne manque pas d’audace ! Pour deux raisons. La première est que cela implique de faire taire tout critique puisqu’il faudra attendre les résultats… ce qui signifie que cette pseudo-élection par un conseil d’administration aux ordres serait inévitable. La seconde est que les jeunes, les autres, ne demanderaient volontiers qu’une chose : être jugés sur actes… mais, précisément, cela leur est refusé… ou alors proposé à des conditions insensées de déclassement. Pourquoi l’un arguerait-il qu’on ne peut le juger sans préalablement lui avoir accordé un poste, qui, de toute évidence, dépasse ses compétences, si les autres ne peuvent procéder de la même façon ? Il serait donc souhaitable, au titre de l’égalité de traitement, que tous les jeunes aillent dès demain dans les entreprises, s’installent tout de go, tant qu’à faire, dans les bureaux les plus spacieux, et calment les toujours possibles – les gens sont mesquins – récriminations : « vous nous jugerez sur actes ». Plus tard. Bien plus tard. Demain, on rasera gratis.

350px-Logo-Canard-Enchaine-1« La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu’on croit à l’intelligence de l’autre », disait Roland Barthes. Qui est mort écrasé par un autobus le 26 mars 1980. Manifestement, il n’a pas été lu ou, alors, il a été oublié. Reste l’hebdomadaire palmipède.

« Connard ! »

fadela_amara1C’est dans Le Canard enchaîné de la semaine dernière et ça s’appelle « Fadela et le connard ». On y lit : « Vexée de ne pas avoir été invitée à la présentation du « plan banlieue » par Nicolas Sarkozy, la secrétaire d’Etat en rejette la responsabilité sur le haut Commissaire ! « Quand je pense que je n’ai pas été invitée à la présentation du plan jeunesse, et que cet espèce de connard d’Hirsch y a fait la vedette, ça m’énerve, et je l’ai dit à Sarko. Ce connard, il a préparé son plan sans me consulter, sans s’occuper des jeunes dans les quartiers. Il ne bosse pas en interministériel. Et je vois bien que la politique en direction de la jeunesse, ça ne bouge pas. »

« Salope ! »

imagesSous le titre « L’UMP perd ses nerfs », le même Canard enchaîné, reprenant une information parue dans Le Parisien du 2 octobre, rapporte de doux échanges sur les bancs de l’UMP lors du dernier Conseil de Paris : « Elu du XIXè arrondissement et nouveau secrétaire départemental de l’UMP, Jean-Jacques Giannesini {par ailleurs, secrétaire général du CNML} a apostrophé sa collègue Roxane Decorte d’un aimable « Je vais t’écraser la gueule », suivi d’un tendre « Je ne savais pas que tu étais salope à ce point. » Giannesini accuse Roxane Decorte d’avoir raconté au « Canard » qu’il habitait toujours un logement social de la Ville de Paris malgré ses promesses solennelles de déménager. La direction du parti lui a emboîté le pas et annoncé qu’elle allait prendre des sanctions contre cette élue. Si l’UMP veut  sévir contre tous les élus de son groupe qui étaient au courant de cette affaire de HLM, la chasse aux « salopes » et autres « salauds » va faire des ravages. » Dans Le Parisien, Jean-Jacques Giannesini assume d’avoir dit « Si t’étais un mec, je te péterais la gu… »,

Et pour clore sur ce chapitre…

Je me faisais l’écho avant-hier de la défense de la même délicate secrétaire d’Etat, Fadela Amara, par son conseiller spécial Mohammed Abdi. On peut, pour l’édification, consulter wikipedia. Ou La République des Lettres. Ou encore L’Express.fr. Et apprécier.

Toujours le Canard et toujours ce contrat d’autonomie : « Coachs en toc pour jeunes de banlieue », un article signé d’Isabelle Barré. Inutile de tout rapporter, une histoire de tir et d’ambulance. Quelques extraits simplement : «… en un an, l’Etat a filé 34 millions à des «coachs» qui ont décroché un boulot – ou une simple formation – à 1 160 jeunes en tout et pour tout. {…} Le cahier des charges n’est pas trop contraignant : le jeune doit être reçu une fois par semaine. Et nos braves coachs n’ont pas besoin de se fouler : l’entretien peut durer une heure ou un quart d’heure. Quand il n’est pas virtuel : «Le préfet nous a autorisés à remplacer les entretiens par un «contact» par mail ou par téléphone», raconte un conseiller parisien. {…} A cette franche réussite s’ajoute une drôle d’arnaque. Chaque jeune signataire est censé toucher une bourse mensuelle de 300 euros pendant ses six mois de coaching. Sauf que la bourse est versée non par l’Etat mais par l’opérateur privé, qui la prélève sur les quelque 3000 euros qu’il empoche à la signature du contrat. Or ces philanthropes sont libres de la verser… ou non. Un entretien séché, et le coach peut sucrer la bourse du gamin et la conserver pour lui. La tentation existe : à Paris, où un collectif d’associations d’insertion a remporté le marché, près de la moitié des bourses n’ont pas été distribuées ! « Si on les verse en totalité, ce n’est plus rentable », lâche un conseiller.» Etc. Il y en a ainsi sur deux colonnes. Hélas.

Consultation des missions locales

Cliché 2009-10-13 19-20-29L’UNML vient de transmettre aux missions locales un courriel accompagné d’un questionnaire répondant au souhait de Martin Hirsch qui demande « aux représentants des Missions Locales de poursuivre leur apport aux travaux menés sur les questions de la jeunesse et de l’insertion sociale et professionnelle des moins de 25 ans. La délégation de l’UNML lui a confirmé la volonté des Missions Locales de continuer à être partie prenante des réflexions en cours comme de celles à venir.
Ainsi, des délégations de l’UNML participeront aux prochaines réunions de la commission de concertation sur la politique de la jeunesse (dont la séance de reprise est prévue le 14 octobre prochain), comme elles ont participé à l’ensemble des travaux qui se sont tenus depuis le début de l’année. A l’occasion des travaux qui s’ouvrent, le chantier portera principalement sur la définition précise et la traduction concrète des mesures annoncées le 29 septembre dernier par le Président de la République. Dans cette optique, il nous est donc apparu nécessaire de consulter l’ensemble des structures sur la question de leur positionnement et de leur apport dans la définition des mesures du plan « Agir pour la jeunesse ».
Les questionnaires devront être retournés avant le mardi 27 octobre 2009.

On reviendra plus tard sur les dix thèmes de ce questionnaire. Du Livre vert et du Manifeste.

Trombinoscope

Publié: octobre 13, 2009 dans Insertion/missions locales

Buzz…

L’exercice d’une nouvelle compétence, acquise certes avec beaucoup de temps mais néanmoins avec opiniâtreté, inclure des photos pour un blog moins janséniste mais plus « sexy » et plus « buzz », incite à en (ab?)user…

Pour les piou-piou de terrain…

Je saisis la bonne idée de l’ANDML qui vient de faire paraître le trombinoscope 2009 de ses administrateurs. Pour saluer ce grand saut qualitatif, on se contentera du Bureau de l’ANDML, puis de quelques figures nationales dont les noms sont connus dans le réseau sans pour autant que les piou-piou de terrain ne mettent nécessairement figure sur patronyme. De telle façon à ce que l’excentricité spatiale ne soit pas synonyme d’excentricité sociale.

Du côté de l’ANDML…

ANNIE JEANNEAnnie Jeanne, Présidente, Mission locale de l’Agglomération Rouennaise (Haute-Normandie)

GOUBARDJean-Michel Goubard, Vice-Président, Mission locale du pays d’Alençon (Basse-Normandie)

WEILSylvie Weil, Trésorière, Mission locale de Saint-Quentin en Yvelines et des environs (Ile-de-France)

C BEGUINOTChristine Béguinot, Secrétaire, Mission locale pour la Jeunesse de l’arrondissement de Reims (Champagne-Ardennes)

34 administrateurs, 20 régions…

Le Conseil d’Administration de l’ANDML, incluant ce Bureau, est composé de 34 membres présents sur 20 régions ; Aquitaine (Stéphane Coppel), Auvergne (Françoise-Paule Mathey), Basse-Normandie (Xavier Nabat et Jean-Michel Goubart, cité dans le Bureau), Bourgogne (Régis Barbier), Bretagne (Philippe Jourdan, Joseph Legrand), Centre (Marie Rondwasser), Champagne-Ardennes (Mokhtar Boughari et Christine Béguinot, citée dans le Bureau), Corse (Bernard Giudicelli), Franche-Comté (Didier Belli), Haute-Normandie (Pierre Le Saout et Annie Jeanne, citée dans le Bureau), Ile-de-France (Evelyne Barbier, Nathalie Boyer, Marie-Michèle Pisani et Sylvie Weil, citée dans le Bureau), Languedoc-Roussillon (Jean-Paul Bretel et Jean-Pierre Munich), Limousin (Jean-Marc Seijo-Lopez), Midi-Pyrénées (Anna Feldman et Monique Mandonnet), Nord Pas-de-Calais (Vincent Plovier), Pays de la Loire (Christophe Jean et Noëlla Lesiak), PACA (Armande Patron, Jean-François Rebiffé et Ibrahima N’Dao), Rhone-Alpes (François Gaudin, Rachid Oukrid et Enrico Riboni), La Guadeloupe (Max Laurent), enfin La Martinique (Jean-Michel Loutoby).

Les âpres négociateurs du dialogue social…

JP REVELJean-Philippe Revel, CGT

VINCENT PLOVIERVincent Plovier, CFE-CGC

SERGE PAPPSerge Papp, Synami-CFDT

Cliché 2009-10-13 09-28-41Michel Cappelletti, FO (fédération nationale de l’action sociale)

HOURIA KHATIRHouria Khatir, CFTC

En face de…

LEPINAYJean-Raymond Lepinay, président de l’UNML

Avis aux paparazzi : manque la photo de Christelle Tavares, déléguée générale de l’UNML…

Du côté de La Plaine Saint-Denis, le CNML…

PERRUTBernard Perrut, président du CNML

GIANESINIJean-Jacques Giannesini, secrétaire général du CNML

La composition du CNML a été présentée dans un article sur ce blog, « CNML : nouveaux élus. Enfin » (8 mars 2009).

Et voilà, c’est fait…


#jeansarkozypartout

Publié: octobre 12, 2009 dans Agit'Prop, Au gré des lectures

Hashtag…

Au hasard d’un divertissement à fureter sur le net, trouvé quelques commentaires sur ce qui s’appelle un « hashtag », c’est-à-dire un mot précédé d’un #, utilisé par la « communauté » des utilisateurs de twitter pour regrouper autour d’un sujet, d’un lieu. Quel mot ou, plutôt, quelle expression ? #jeansarkozypartout.

Cela tombe assez bien car, même si après le « plan jeunes » il serait malvenu de contester pour défaut de jeunesse la probable nomination à la tête de l’établissement public de la Défense (EPAD), en guise de stage de fin d’étude de deuxième année de droit, du « rejeton présidentiel au brushing sponsorisé par l’Oréal », il faut reconnaître que cette promotion fait tâche et népotisme, voire pour les grincheux est choquante, révoltante. Mais, avant d’en dire deux-trois mots, quelques propositions échangées par cette communauté techno-branchée…

« Jean Sarkozy va remplacer Didier Lombard à la tête d’Orange Stressée »

« Jean Sarkozy candidat à l’Académie française »

« Jean Sarkozy reprend le rôle de De Funès dans un remake de la Grande Vadrouille »

« Barack Obama annonce qu’il va quitter sa femme pour Jean-Sarkozy »

sayoxUn dénommé Bertrand Lenotre imagine que Jean Sarkozy servira de buste pour la future Marianne. D’autres annoncent que « Barack Obama remercie Jean Sarkozy pour son aide dans l’obtention du Nobel de la paix », Jean Sarkozy pourrait remplacer « Mitterrand démissionnaire » ou « Domenech »

Le site commente « A travers cette explosion de messages consacrés à Jean Sarkozy, on peut également y voir l’exercice de la liberté d’expression et la possibilité de critiquer le président, comme seuls le faisaient il y a peu de temps encore, les chansonniers ou les Guignols. En rigolant, en critiquant ou en s’offusquant, rassurés certainement pas le sentiment d’appartenance à un mouvement, nous profitons des bienfaits de la démocratie. Nous devenons acteurs et non spectateurs. Mais a-t-on pour autant conscience que certains de ces tweets valent, aujourd’hui encore dans certains pays, des condamnations lourdes ? Sait-on apprécier cette liberté ? »

Inégalité des probables

Sans doute, sans doute… Mais formuler ceci revient aussi, sous couvert du bénéfice du droit d’expression, au raisonnement selon lequel, puisque les « grands » peuvent être brocardés, l’essentiel serait là. Or ce n’est qu’une respiration, comme une aspiration brève lorsqu’on suffoque en fin d’apnée… et que l’on va replonger, retenir sa respiration. L’essentiel n’est pas là mais dans l’injustice faite aux autres, tous les autres, par la promotion d’un seul, l’inégalité des probables en lieu et place de l’égalité des possibles ou des chances : « Assurer l’égalité des chances, c’est être capable de discriminer les moyens, en fonction des mérites et en fonction des handicaps. Tel est exactement le défi auquel répond la discrimination positive : pour réaliser l’égalité des chances, il faut viser l’équité, c’est-à-dire distribuer les moyens en fonction des handicaps, en acceptant de ne pas donner à tout le monde la même chose. » Qui dit cela ? Nicolas Sarkozy, le père, dans un entretien avec Luc Ferry paru en 2005 dans l’ouvrage Pour une société de la nouvelle chance (1). Force est de constater que le ministre de l’époque, entre-temps devenu président, applique à la lettre sa leçon… sinon que la traduction n’est pas celle du commun des mortels. Pauvres naïfs qui croyions en une juste équité venant pondérer au bénéfice de ceux qui ont moins le risque d’une égalité dérivant vers l’égalitarisme ! « Distribuer les moyens en fonction des handicaps », c’est donner plus à ceux qui ont moins… de handicaps. Il suffisait d’y penser ! « Accepter de ne pas donner à tout le monde la même chose », c’est réserver à sa descendance siège et indemnités, ce qui, d’un strict point de vue syntaxique n’est pas contestable. Imaginer de donner plus à ceux qui, une nouvelle fois, ont moins est de l’interprétation, sinon de la pure idéologie. Ca rime mais il ne faut pas confondre syntaxique et dynastique.

Un sous-équipement intellectuel ?

Sur France Inter, dimanche en fin d’après-midi, quelques bretteurs rhétoriciens débattent de cette promotion. Dont Jean Balkany, paraît-il « parrain politique » du rejeton et, sauf inculture crasse, un des derniers personnages que l’on choisirait pour redorer le blason politicien. Son épouse, Isabelle du même nom et vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine, déclarait sur Europe 1 « J’aime tendrement Jean Sarkozy car je l’ai vu naître » – c’est dire la solidité de l’argumentaire – et protestait contre le « procès en sorcellerie » du malheureux filleul. Jean Balkany, flattant son maître en caressant son fils, avançait l’intelligence exceptionnelle et la puissance de travail non moins remarquable de ce dernier. Les faits têtus ne démontrent pourtant guère l’intelligence pas plus que l’acharnement au travail :  « A 23 ans, Jean Sarkozy, qui redouble sa deuxième année de droit, ne semble pas réunir tout à fait les compétences et qualifications requises pour un poste aussi important et… stratégique. » lit-on dans Métro (12 octobre). De deux choses l’une : ou l’étudiant n’étudie guère, ou l’étudiant ne dispose pas de tout l’équipement intellectuel nécessaire pour des études… à ce stade faiblement supérieures.

Naître et maître à Neuilly…

Or le même (NS), quelques pages plus loin de l’ouvrage cité (2), déclarait : « Cette philosophie est simple : si quelqu’un travaille plus que les autres, je veux qu’il gagne davantage que les autres. » Seule hypothèse possible si l’on ne veut mettre en doute la parole du président : certes, JS n’obtient pas de bons résultats universitaires mais sans doute travaille-t-il beaucoup, ce qui déductivement plaiderait pour le sous-équipement. Ce serait donc au titre de la compensation d’un handicap, voire du quota de 6% auquel sont soumises les entreprises, que le poste de la Défense lui serait confié. Dans ce cas, on comprend. D’autant plus que, même sans résultats, s’il travaille beaucoup il doit gagner beaucoup. Comme papa l’a dit et répété.

Quant aux jeunes diplômés master 1 et 2, des marginaux qui vont de stages en CDD avec la perspective du déclassement, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à être un peu responsables ! Si encore ils avaient fait l’effort de naître et d’être maître à Neuilly…

(1) La documentation Française, p. 291.

(2) id. p. 296.