Soutenir les missions locales…

Publié: octobre 5, 2009 dans Agit'Prop, Insertion/missions locales

En externe…

La présidente de l’ANDML Annie Jeanne, avait adressé à Martin Hirsch le livre d’Anne Le Bissonnais, Les missions du possible… que j’ai eu le plaisir d’accueillir dans ma collection des « Panseurs sociaux » et pour lequel cette association de directeurs avait accordé une aide à l’édition (1). Le haut commissaire lui a répondu par un courrier de remerciements, ajoutant de sa plume « Très intéressant ! Et nous allons soutenir les missions locales ! » Entre le renforcement des moyens financiers pour les missions locales et pour le CIVIS (plan jeunes du Président), le rapport Thierry sur le nouveau cahier des charges des MDE qui préconise, plutôt que l’absorption « à la picarde » des missions locales, « des participations croisées ou des noyaux communs au sein des organes de gouvernance, ainsi que par la mutualisation des moyens… », l’encouragement de Martin Hirsch… allez, on va se faire plaisir : les missions locales sortent des turbulences. Ceci étant, nous sommes les passagers d’un (très) long courrier et il faut s’attendre à d’autres zones de turbulence. N’empêche, de temps en temps ne pas être secoué cela permet de revenir à l’essentiel. Sauf si l’on s’assoupit. Mais les passagers piou-piou des missions locales ne voyagent pas en « classe affaires ». D’où…

En interne…

Parlant de secousses, celles-ci ne sont pas qu’externes mais internes… et justifiées. Jean-Michel, il a raison, me rappelle à l’élémentaire :

« Nous connaissons l’intérêt que vous portez aux Missions Locales et à ce titre, je vous informe que l’ensemble des syndicats porte actuellement une plateforme revendicative pour des salaires décents sous la forme d’une manifestation numérique sur le site http://www.manifnumerique-mlpaio2009.org/ Alors que le gouvernement semble nous remettre au cœur de l’insertion des jeunes, celui ci continue à très mal financer les structures et entretient la précarité des salariés des ML alors qu’on nous demande encore et toujours plus… J’espère que vous viendrez poster un commentaire sur notre site et ferait passer l’info à vos bloguers. A bientôt. »

Chose dite, chose faite. En cliquant sur le lien de cette modalité hight tech d’expression, ma modeste contribution : « Bien évidemment, je soutiens votre initiative mais – et ce « mais » n’est pas une réserve – en étant conscient que sa légitimité, incontestable (pensons aux collègues des DOM où la vie est très-très chère) se heurte aux possibilités institutionnelles. La solution, si tenté qu’il n’y en ait qu’une (il y en a probablement plusieurs, toutes bonnes à prendre), est en amont dans une revalorisation… du « social », entendu comme un travail sur l’essentiel, bien loin des artifices morbides boursiers. Et, pour y parvenir, il ne (nous) reste que l’engagement : que les professionnels des ML soient, redeviennent, des « acteurs engagés »… oui, voilà un bô projet ! En tout cas, c’est un peu mon fil conducteur. Et j’aimerais qu’il soit partagé. « Utopie ? Oui, mais quel beau projet ! », écrivait Schwartz dans les premières pages de Moderniser sans exclure. J’adhère. A 200% par devoir de résistance. »

Juste un regret et une suggestion. Regret (et vexation) : et les Celtes, où sont-ils ? Aucune flèche bleue sur le grand ouest de la carte… Suggestion : et nos collègues « ultrapériphériques », où apparaîtront-ils sur une France réductivement hexagonale ?

Fantômes…

Pour conclure ce jour (journée longue avec déplacement sur Paris), après ce Saint-Thomas de Teddy qui salue le plan jeunes mais attend les moyens (« Bien ce plan, mais attendons les déclinaisons et le budget alloué »), une contribution de Jean-Christophe. Bien tournée, je trouve. Jean-Christophe travaille dans une maison de l’emploi et de la formation.

« L’axe 3, « Contribuer au développement local », poursuit l’objectif de fluidifier la transmission d’informations et les relations entre les acteurs sur le territoire, et non de créer une nouvelle offre de services propre. Cela pose la question de la nature de l’agent fluidifiant. Et plus précisément :

– quelles modalités d’organisation pour un système d’information interinstitutionnel, interpartenarial, inter… ?

– quelle animation pour le « réseau social » correspondant ?

– quelles conditions au travail collaboratif ?

Un « fluidifiant virtuel » ne parle qu’aux fantômes. »

PL. Il faudra un de ces jours s’accorder sur l’ « inter » ou le « trans » institutionnel. D’autant plus qu’à la question de Régis, hier, fût avancée la nécessité de l’interinstitutionnalité. Il nous faut donc nous préparer à faire migrer les concepts, à s’extraire des habitudes qui laisseraient à penser que l’insertion serait une addition d’acronymes : « PPAE + CIVIS + FAJ(D) + PMP + TRE + PRDJ + etc. »

(1) Ceci n’est pas anodin. L’ANDML pourrait se contenter d’être, stricto sensu, une association corporatiste. Elle ne l’est pas et, faute d’une dynamique à l’échelle de la branche, faute aussi historiquement de la suppression de la DIIJ, investit dans le nécessaire travail de réflexion – Recherche et Développement – qui devrait oxygéner les missions locales.

Publicités
commentaires
  1. sympa dit :

    Interessant! J’ai passe un agreable moment et une bonne lecture sur votre site web. See you

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s