De l’affection des pères pour leurs enfants

Publié: août 4, 2009 dans Au gré des lectures

Sacré Montaigne !

Pourquoi, parmi Les Essais de Montaigne et après la digression estivale de l’ivrognerie puis la réflexion sur l’éducation, plus en propos avec les thèmes de cette tribune, choisir « De l’affection des pères pour leurs enfants »? Précisément parce que cet essai, le chapitre 8 du Livre 2 (pp. 473-494), recoupe pour partie le précédent et l’on y remarquera que bien des pédagogues et autres penseurs contemporains ont ou auraient pu puiser dans des préceptes vieux d’un demi-millénaire (1). Ce qui invite à la modestie : innover, c’est grimper sur les épaules des géants qui nous précèdent pour voir plus loin…

Toutefois, on ne peut s’empêcher dès les premières lignes de s’exclamer « sacré Montaigne, quel phénomène ! » tant son essai n’évite pas les caresses flagorneuses : « … l’honneur que j’ai toujours rendu à vos mérites… {…} parmi vos autres bonnes qualités, celle de l’amour que vous avez montré pour vos enfants… {…} votre seule sagesse ou votre heureuse fortune… » etc. On peut d’ailleurs soupçonner le philosophe d’une fine tactique rhétorique : flatter d’emblée son interlocuteur pour, l’attendrissant, mieux par la suite le pénétrer.

Jeunesse interminable…

S’adressant à Madame d’Estissac, Montaigne se propose donc de traiter de l’amour paternel – thème original, son correspondant étant une correspondante – qu’il considère « après le souci que chaque être vivant a de se préserver et d’éviter ce qui nuit » comme occupant le second rang des préoccupations de tout à chacun. Survie de l’espèce : soi et la prolongation de soi dans sa descendance. Si telle semble bien être toujours la loi naturelle pour chacun, les faits têtus invalident le même raisonnement à l’échelle de la société qui voudrait que la génération des aînés favorise l’accession à l’adultéité de sa jeunesse, précisément par les soins, l’alimentation, le gîte et l’éducation car force est de constater – une première dans l’histoire de l’humanité – que l’actuelle génération des baby puis papy-boomers s’est employée excellemment à faire exactement l’inverse : multiplier les obstacles, y compris en reculant les seuils formels de la jeunesse : vingt-cinq, trente ans… Jeunesse interminable, écartelée entre des majorités pénale, légale, sociale, sexuelle, professionnelle…

Emerveillement dégoulinant…

Que l’affection paternelle soit en quelque sorte génétiquement établie n’exclut pas la raison et le jugement… a fortiori lorsque le petit d’homme est encore tout et trop petit. Montaigne ne rejoint pas, « lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille {qui} applaudit à grands cris » (2) : « J’ai, pour ma part, le goût extraordinairement insensible à ces propensions qui sont produites en nous sans l’ordre et l’entremise de notre jugement ; c’est ainsi, par exemple, que, sur le sujet dont je parle, je ne peux pas éprouver cette passion avec laquelle on embrasse les enfants encore à peine nés et qui n’ont ni mouvement de l’âme ni forme reconnaissable du corps par quoi ils puissent se rendre aimables. Et je n’ai pas supporté de bon cœur qu’ils fussent élevés auprès de moi. » En résumé, pour Montaigne, le nouveau-né vagit plus que babille, irrite plus qu’attendrit, trépigne plus que gazouille, mérite l’ignorance intentionnelle plutôt que l’émerveillement dégoulinant. L’intérêt du moraliste ne se réveille qu’avec l’interaction puis croît proportionnellement « avec la connaissance qu’ils {les enfants} nous donnent d’eux. »

Juvénisation et obsolescence.

D’autant plus que le père liquéfié devant son rejeton braillard en langes n’est absolument pas une garantie d’affection pérenne : « …tel leur fournit bien généreusement des jouets dans leur enfance qui se trouve très chiche à la moindre dépense qu’il leur faut quand ils sont à l’âge de la capacité. » L’hypothèse tient d’ailleurs la route : « Il nous est désagréable qu’ils nous marchent sur les talons comme pour nous solliciter de sortir. » Quelques siècles plus tard, Jean-Claude Chamboredon parlera de stratégies de « juvénisation » et d’« obsolescence » (3) : les vieux invalident la jeunesse évoquant son manque de sagesse et de maturité (si jeunesse savait…) alors que les jeunes déconsidèrent la vieillesse sur le thème de son inadaptation à la modernité (t’es plus dans l’coup, papa). A quelques variantes structuro-marxistes près, Pierre Bourdieu redira à peu près les mêmes choses dans « La jeunesse n’est qu’un mot » (4).

Gérontocratie.

Il nous faut donc, à nous adultes et parents, savoir occuper la bonne place, recommandation qu’avec Montaigne on n’hésitera d’élargir du vulgum pecus des parents aux élites politiques : « La faute qui consiste à ne pas savoir reconnaître de bonne heure et à ne pas sentir l’impuissance et l’extrême détérioration que l’âge apporte naturellement et au corps et à l’âme {…} a ruiné la réputation de la plupart des grands hommes de ce monde. {…} J’aurais volontiers souhaité, pour leur honneur, qu’ils fussent retirés dans leur maison, à leur aise et déchargés des occupations publiques et guerrières qui n’étaient plus pour leurs épaules. »

Montaigne et la commission Hirsch…

De la sorte, plutôt que gâter les chérubins, d’en faire les réceptacles du système des objets aux fêtes obligées, soutenons-les lorsqu’ils en ont besoin dans la préparation à leur entrée dans la vie adulte car « c’est une injustice de voir qu’un père vieux, cassé par l’âge et demi-mort, jouisse seul, à un coin du foyer, des biens qui suffiraient à la promotion et à l’entretien de plusieurs enfants, et qu’il les laisse pendant ce temps perdre leurs meilleures années sans se consacrer au service public pour acquérir une meilleure situation ou à la connaissance des hommes. » Aucun doute, sur le thème de l’allocation universelle, les propriétés sociales collectives se substituant – modernité aidant – aux solidarités familiales et communautaires, Montaigne aurait été un riche contributeur de la commission Hirsch.

S’aimer distincts…

Finement d’ailleurs (c’est un gascon), Montaigne suggère que l’avarice des pères peut n’être qu’un subterfuge pour que leur progéniture leur reste attachée – « Un père est bien mal heureux s’il ne garde l’affection de ses enfants que grâce au besoin qu’ils ont de son secours » – alors que, tout au contraire, l’authentique amour paternel et, par réciprocité, filial doit reposer sur la progressive indépendance du rejeton. Belle illustration de la dialogie : l’amour réunit dès lors qu’il permet la distinction. Formulé différemment, s’aimer c’est se séparer pour se reconnaître. Expliquant l’évolution de « moi tout » (le nourrisson fusionnel avec sa mère) vers le stade génital (l’adulte accompli) par le passage des stades oral puis anal, de tout cela les psychanalystes feront leur miel. L’amour, l’affection, plus ordinairement les relations sociales sont affaire d’altérité pas de fusion.

Mais que fait donc Nadine Morano ?

Pour être un doux humaniste, on  a déjà observé que l’humanisme sélectif de Montaigne ne s’adresse qu’à la moitié de l’humanité car, il faut bien le reconnaître, notre philosophe est assez éloigné du ministère en charge des droits des femmes et de l’égalité, par exemple lorsqu’il s’autorise cet audacieux jugement (du vécu ?) : « Les femmes sont toujours naturellement portées à être en désaccord avec leurs maris ; elles saisissent à deux mains tous les prétextes de leur faire la guerre ; la première excuse trouvée leur sert de complète justification. J’en ai vu une qui dérobait gros à son mari afin, disait-elle à son confesseur, de faire plus grassement ses aumônes. » Version moderne : prendre la tête, être un panier percé et pourrir la vie. On fera (un peu) l’économie ici de nombreuses saillies du même acabit, sinon pour indiquer (avec toutes les précautions d’usage afin d’éviter mises en examen et saisines de la Halde pour apologie su sexisme) que, si l’élevage des enfants tant qu’ils le sont intéresse peu les hommes, il faut toutefois s’accomplir de cette tâche… qui échoie de facto et déductivement aux femmes : « Il est juste et raisonnable de laisser l’administration des affaires de mères pendant que les enfants n’ont pas l’âge requis… » Tout cela, bien sûr, sous la haute et distanciée autorité mâle – pater familias – puisque « il (pas moi ! Montaigne) me semble, je ne sais pas pourquoi, que, sous toutes ses formes, l’autorité n’est nullement due aux femmes sur les hommes. » Même si cela est tentant, on évitera de sauter telle la vérole sur le bas-clergé léonard (5) sur ce « je ne sais pas pourquoi » comme preuve de l’irrecevabilité de la consigne montagnesque (qui serait un pur argument d’autorité) car l’auteur dispose en fait quelques hypothèses explicatives, hormonales et autres, telles que « l’appétit déréglé et le goût malade qu’elles {les femmes} ont au temps de leurs grossesses, elles l’ont en tout temps dans l’âme. » Sympa. D’autant plus que, rappelons-le, Montaigne s’adresse à une femme et qu’il en rajoute tant et plus : il faut se défier des femmes car « elles n’ont pas assez de force de jugement » et « on les voit communément s’attacher aux {enfants} plus faibles et aux plus mal bâtis, ou à ceux, si elles en ont, qui sont encore pendus à leur cou… » Notre darwiniste philosophe, partisan d’une sélection naturelle des plus résistants que, « vu la faiblesse ordinaire du sexe », les femmes s’emploient obstinément à contrarier, opte cependant pour la manière douce avec le beau sexe. Par exemple, concernant la répartition de l’héritage : d’une part, « il est dangereux de laisser au jugement des femmes la distribution de notre succession selon le choix qu’elles feront des enfants, qui est à tous les coups injuste et bizarre… » mais, d’autre part, ne soyons pas pingres et donnons leur « largement de quoi maintenir leur train de vie selon la condition de la maison et de leur âge parce que la gêne et l’indigence sont beaucoup plus malséantes et plus difficiles à supporter pour elles que pour les mâles… » Compensons, compensons… Au Maroc (d’où sont écrites ces lignes), commentaire d’un chauffeur de taxi : « Pour le travail ici, les femmes c’est le premier choix. Les hommes, on les prend quand il n’y a plus de femmes. »

Papédagogue.

Bien, il est sans doute temps de suspendre ce qui sera jugé par certains comme une critique injustifiée parce qu’anachronique alors que l’on aurait imaginé que Montaigne, grand esprit éclairé, pouvait s’extraire de la gangue des prénotions de cette partition sexuée pour le moins stéréotypée des rôles dans l’éducation des enfants (6) et, plus encore, des caractères féminins et masculins : au premier l’inconstance, au second « de la noblesse et puis du style » (Léo Ferré). Quelques raisons justifient de clore la parenthèse, en particulier trois postures pédagogiques que le papédagogue de la non-directivité, Carl Rogers, ne réfuterait pas : la douceur, la réflexivité et l’authenticité.

Méduse sur le sable…

Mais, tout d’abord, une recommandation. Sur les starting blocks du mariage et des ses œuvres (la procréation), il faut la jouer finement, ni trop tôt, ni trop tard. Marions-nous assez tardivement de telle façon à avoir des enfants dont l’âge ne se confonde pas avec celui des parents « car cet inconvénient nous plonge dans de grandes difficultés »… d’autant plus que, s’unissant trop précocement et Le Tasse à l’appui (7), on peut développer le syndrome de la méduse sur le sable : «  Mais alors uni à une jeune épouse, joyeux d’avoir des enfants, ses affections de père et de mari avaient amolli son courage. » Cependant ne nous marions pas non plus trop tardivement, au risque de la « décrépitude » et l’on « a raison de se moquer de ceux qui font les œuvres du mariage après cinquante-cinq ans » : trente ans pour Platon, trente-cinq ans pour Aristote, trente-trois pour Montaigne semblent une fourchette raisonnable, entre pas encore et plus le temps… En substance, le travail d’éducation, qui est de transmettre aux enfants ce qui est beau, bon et juste, exige une distance, certes affectueuse mais aussi suffisante pour que l’écluse de la sagesse ne soit pas envasée par les alluvions de la copinerie. « Les enfants ont un destin lorsque les parents ont un projet », écrivait Sartre ; ils grandiront droits si de solides tuteurs les étayent, dirait un jardinier. Des pères aux enfants, Montaigne parle d’affection et, dans l’autre sens ainsi que dans un autre essai, de « respect » : « Des enfants aux pères, c’est plutôt du respect. L’amitié s’entretient par la communication {des pensées} et celle-ci ne peut se faire entre eux {père et enfant} à cause de leur trop grande inégalité et elle nuirait peut-être aux devoirs naturels. Car toutes les secrètes pensées des pères ne peuvent pas se communiquer aux enfants sans créer entre eux une inconvenante familiarité… » (8).

De Montaigne à Rogers, de Piaget à Senthaclos…

– Douceur : « Je condamne toute violence dans l’éducation d’une âme tendre que l’on forme pour l’honneur et la liberté. Il y a je ne sais quoi de servile dans  la sévérité et dans la contrainte, et j’estime que ce qui ne peut pas se faire par la raison, et par sagesse et habileté, ne se fait jamais par la force. » En renfort de cette conviction, Montaigne avoue n’avoir « jamais tâté du fouet que par deux fois, et encore bien mollement ». Toutefois, si spontanément on appliquerait cette règle aux deux sexes, voire même avec plus d’attention pour les filles, ce refus de la violence et même d’une autorité qui ne serait que le masque de la violence (9) s’applique de façon privilégiée aux garçons : « J’aurais été plus scrupuleux encore en cela avec des garçons, moins nés pour servir et de nature plus libre. » Persiste et signe. Bien sûr, la question du fouet ne se pose plus comme telle de nos jours – même si des méthodes managériales dans certains secteurs, pas pour rien en tension, sont féodales – et sous nos cieux. Reste cependant celle de la violence sociale, collective mais vécue individuellement, qui s’exerce particulièrement sur la jeunesse… car n’est-ce pas faire violence aux jeunes que de leur réserver de telles conditions d’accès à l’adultéité ?

– Réflexivité : « Quand j’entends parler de la situation de quelqu’un, je ne m’attarde pas sur son cas ; je tourne immédiatement les yeux vers moi pour voir comment je suis à ce sujet. Tout ce qui le concerne me regarde. Ce qui lui arrive m’avertit et attire mon attention de ce côté-là. » (souligné par moi). On a vu dans un autre essai (10) que l’anthropocentrisme était un obstacle majeur dans l’éducation et, de la sorte, tourner les yeux vers soi n’est pas à traduire comme narcissisme mais comme connaissance de soi à partir de l’autre-miroir qui permet de progresser et d’adapter son rôle social. Bien plus tard, Piaget théorisera la « décentration » – exactement l’opposé du narcissisme –, les économistes raisonneront en termes d’économie de la demande, les qualiticiens inscriront dans leurs normes la « relation client – fournisseur » et les travailleurs/intervenants sociaux parleront de « réflexivité », plus souvent d’ailleurs de « partenariat », ou réfléchir sur sa place dans le système des acteurs pour agir seul et avec eux. Plus largement, en remplaçant le « ce » de « tout ce qui le concerne » par « l’humain », le « tout ce qui concerne l’humain me regarde » serait à ce moment une posture philosophique appelant l’engagement. Le social en a bien besoin.

– Authenticité : « … il n’y a aucune consolation aussi douce dans la perte de nos amis que celle que nous apporte le fait de savoir que nous n’avons rien oublié de leur dire et d’avoir eu avec eux une parfaite et entière communication. » De la sorte, éduquer ses enfants n’appelle pas un « comportement paternel fait de gravité, de mine affectée {…} une physionomie renfrognée et pleine de mépris », sauf à ce que, trop tard et comme le Maréchal de Monluc dont le fils fût emporté prématurément, il ne reste que des regrets. Comme Pascal, Blaise de son prénom, ce Maréchal, lui-même décédé en 1577 onze ans après son fils, n’avait que ses yeux pour pleurer son garçon qui « a emporté cette conviction que je n’ai su ni l’aimer ni l’estimer selon son mérite. » Dans les années soixante-quinze, le groupe Senthaclos chantait :

« Ce soir mon fils prend ses seize ans

Sans que j’ai su prendre le temps

De lui offrir la moindre aumône

D’un court instant à ce grand môme.

J’ai dit grand môme et je regrette

Devant le regard qu’il me jette

C’est vrai qu’il n’a plus rien d’enfant

Mon fils est-il mort à seize ans ? »

Etc… (11)

Dans un autre essai au titre aussi peu estival que par contre explicite, « Que philosopher c’est apprendre à mourir » (12), Montaigne rappelle « Nous ne savons pas où la mort peut nous attendre, attendons-la partout. {…} Celui qui a appris à mourir a désappris à être esclave. » Et sans doute qu’apprendre à mourir c’est considérer qu’un départ inattendu ne devrait pas s’accompagner de regrets. Ce qui place bien haut la barre des exigences du bien vivre soi (accomplissement) et avec les autres (altérité). Authentiquement. A méditer (13).

A suivre. Peut-être.

(1) A vrai dire, j’ai été tenté par « Contre la fainéantise » (chapitre 21, livre 2), supputant pouvoir tirer sur un ficelle que, ni vu, ni connu, m’amènerait à la notion d’engagement. Mais ce très court essai (pp. 821-824) n’apprend rien d’enthousiasmant – écart entre le signifiant et le signifié, entre les « Délices entortillés de l’Océan » affichés au menu et les bigorneaux au fond de l’assiette – sinon que de braves rois et guerriers ont préféré mourir debout jusqu’à leur dernier souffle. Ce qui, en soi, présente un intérêt tout relatif et constitue un exercice périlleux pour, partant de Mourlay Abd el Malik, roi de Fès (très chaud en cette période ; à recommander le Riad Lune et Soleil), décédé le doigt sur sa bouche pour inviter à ne pas divulguer sa mort et ainsi ne pas démoraliser ses troupes, arriver à l’engagement des intervenants sociaux. A l’impossible, nul n’est tenu.

(2) Victor Hugo.

(3) Ces concepts de Jean-Claude Chamboredon sont développés dans un ouvrage collectif (que je n’ai pas sous la main) dont le titre est à peu-près Jeunesse terminée, jeunesse interminable. Cela sera complété d’ici une semaine.

(4) Questions de sociologie, 1984, Les éditions de minuit.

(5) Le Léon, pays du chou-fleur et de l’artichaut, correspond au nord Finistère (Saint Pol de…). Le Léonard, dit-on, serait travailleur, entreprenant, bigot et avare. Sans en tirer de conclusion hâtive, Michel Abhervé est Léonard.

(6) Etant une nouvelle fois entendu que cette partition – élevage des enfants pour les unes, éducation des impétrants hommes pour les autres – ne concerne que les mâles, l’autre sexe étant abandonné aux aussi tourbillonnants qu’inconstants mystères féminins de la cyclothymie et des affects. Toujours selon Montaigne, cela va sans dire.

(7) Le Tasse, La Jérusalem délivrée, X, 59.

(8) « Sur l’amitié », chapitre 28, livre 1, p. 229.

(9) « L’autorité, c’est le masque de la violence. » énoncera plus tard, en pleine apogée de la socioanalyse et de la pédagogie institutionnelle, Gérard Mendel dans Pour décoloniser l’enfant, 1971, Payot.

(10) « Sur l’éducation des enfants », chapitre 26, Livre 1.

(11) Disque « Chansons des colères », Expression spontanée.

(12) Chapitre 20, Livre 1, pp. 100-119.

(13) Placer haut les ambitions, par exemple dans le secteur de l’insertion, serait de construire un projet sur la base de cette question, simple et cependant essentielle : qu’est-ce que réussir sa vie ?

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