Sur l’éducation des enfants

Publié: juillet 29, 2009 dans 1

Dégrisement.

Après l’ivrognerie, dégrisons-nous avec « Sur l’éducation des enfants », chapitre 26 du Premier Livre des Essais de Montaigne (1). Non qu’il faille nécessairement boire avant d’aborder la question de l’éducation (encore que…), ce serait plutôt l’inverse à l’expérience de ce que l’on a tous cru, jeunes parents à leur naissance, et de ce que cela donne au terme de l’éducation des septièmes merveilles du monde. Ce quel que soit le modèle pédagogique retenu, de « tiens, t’auras du boudin » à « Libres enfants de Summerhill » (2). Expérience qui pour autant n’empêche pas qu’on ne connaît « jamais père, pour teigneux ou bossu que fût son fils, qui renonçât à le reconnaître pour sien. » Dont acte. « Sur l’éducation des enfants » est un essai copieux, 43 pages (pp. 178-220), soit un trentième du total des 107 essais et non 108 comme indiqué par erreur). Je croyais y trouver cet adage des enseignants freneitistes, « éduquer ce n’est pas remplir un vase mais allumer un feu ». Cependant ce dernier doit s’être glissé ailleurs, dans un des cent cinq essais restants, étant entendu après vérification qu’il n’est pas dans l’ivrognerie puisqu’à l’inverse celle-ci remplit l’ivrogne et, l’euphorie passée, l’éteint. Ca ne collerait donc pas.

Mâle.

Disons-le tout de go, avec ces Essais Montaigne inaugure une forme de pensée originale où le philosophe, très éloigné du discours savant en chaire, ex cathedra, ne regimbe pas à parler de lui (3)… en termes peu amènes. Qu’on en juge : «… car, quoique j’eusse une santé solide et entière et en même temps un caractère doux et maniable, j’étais {lorsque Montaigne était enfant} avec cela si pesant, mou et endormi qu’on ne pouvait pas m’arracher à l’oisiveté, même pour me faire jouer. {…} L’esprit, je l’avais lent, et il n’allait qu’autant qu’on le menait ; la compréhension, peu rapide ; l’imagination, sans force, et, par-dessus tout, j’avais un incroyable manque de mémoire. {…} Le mien {caractère} n’avait, de même, d’autres défauts que la langueur et la paresse. Le danger n’était pas que je fisse mal, mais que je ne fisse rien. Personne ne pronostiquait que je dusse devenir mauvais, mais seulement inutile. On prévoyait chez moi de la fainéantise et non pas de la perversion. » On le constate, le philosophe ne se flatte guère… mais flirte par contre avec la flagornerie dans cet essai qui est une lettre à Madame Diane de Foix en manque de conseil avisé pour élever son premier rejeton, un garçon… avec un compliment à faire sursauter plus d’une-un féministe : « Vous êtes de trop noble race pour commencer autrement que par un mâle… » Sic. Les filles aînées apprécieront.

Allécher l’appétit.

Hormis ce dérapage, sans doute à resituer sans anachronisme dans les mœurs de l’époque, Montaigne se révèle dans ses conseils très largement muse inspiratrice d’un autre philosophe dont la célébrité l’égalera, Jean-Jacques Rousseau, comme en témoignent ces derniers mots : « … il n’y a rien de tel que d’allécher l’appétit et le désir ; autrement on ne fait que des ânes chargés de livres… » Là également, autres temps, autres mœurs : les ânes contemporains de la galaxie Google sont à vrai dire moins chargés de livres de feu la galaxie Gutenberg (4) que d’une récolte du zapping wikipédien. Après « le travail en miettes » (5), la culture à tel point fragmentée qu’on peut s’interroger sur la pertinence de la notion de culture.

Parlez-moi de moi, dites-moi des choses tendres…

Attendu de l’alpiniste Montaigne grimpant sur les épaules de Platon et aussi, avec mens sana in corpore sano (un esprit sain dans un corps sain), de Juvénal (6), c’est le thème connu de la tête bien faite plutôt que bien pleine puisque « ce n’est pas une âme, ce n’est pas un corps que l’on forme : c’est un homme ; il ne faut pas traiter séparément et, comme dit Platon, il ne faut pas les éduquer l’un sans l’autre, mais les conduire de manière égale, comme un couple de chevaux attelés à un même timon. » Toute ressemblance avec l’indissociabilité de l’approche holistique est vivement recommandée et n’est pas fortuite. Cependant, pour parvenir à ce que ce petit d’homme grandisse en homme (ou femme…), bien des obstacles sont à franchir… à commencer par lui-même puisque « au lieu de chercher à connaître les autres, nous ne faisons effort que pour nous faire connaître et sommes plus soucieux de débiter nos marchandises que d’en acquérir de nouvelles. » Bref, le premier ennemi est l’anthropocentrisme. Il est vrai qu’au fil des rencontres, une conclusion assez habituelle qu’on en retire peut se synthétiser en « parlez-moi de moi, c’est le sujet qui m’intéresse le plus. » Métastases de l’ego.

De la judiciarisation des rapports sociaux…

Il ne faut rechercher trop loin le deuxième obstacle : c’est ce que l’on n’appelait pas encore le SFI (système de formation initial), réservé aux âmes bien nées (Jules ferry n’est pas encore né), mais le « collège » qui « est une vraie geôle pour une jeunesse captive. Arrivez-y au moment de leur travail : vous n’entendrez que cris d’enfants suppliciés et de maîtres enivrés de leur colère. La belle manière d’éveiller l’intérêt pour la leçon chez ces âmes tendres et craintives que de les y guider avec une trogne effrayante, les mains armés de fouets ! » On n’est guère éloigné de la boutade concernant la différence entre un pédophile et un pédagogue, le premier, au moins, aimant les enfants. Quatre siècles plus tard, pour ces mots Montaigne aurait été traîné devant les tribunaux par le SNES, la FSU, etc.

Se défiant de l’anthropocentrisme et évitant un SFI sadique, que faire sinon s’appuyer sur un précepteur éclairé… mais quelles seraient ses lumières ?

A la (semi) dure.

Ames tendres et têtes de bois, les chérubins ne doivent pas pour autant être élevés hors-sol dans la ouate et, si par hasard vous en avez un sous la main, « endurcissez-le à la sueur et au froid, au vent, au soleil, et aux dangers, qu’il faut qu’il méprise ; ôtez-lui toute mollesse et délicatesse pour les vêtements et la couche {pas les pampers, le lit}, pour le manger et le boire ; accoutumez-le à tout. » L’ergonomie, sans être fastueuse, répond aux besoins du repos et du travail : « A notre élève, une petite chambre, un jardin, la table et le lit… » Nonobstant le fait que cette éducation s’appuie pour Montaigne sur un précepteur, plutôt « qu’on abandonne {l’enfant} au caractère mélancolique d’un maître d’école insensé » (sic, seconde mise en examen) et donc est individualisée, cette pédagogie pourrait presque être qualifiée de spartiate (7) et inspiratrice de Baden Powel (8). Montaigne, en tout cas, n’évacue pas l’argument ad hominem, n’hésitant pas à s’ériger sinon en modèle du moins en exemple car, grâce à l’éducation prodiguée par un père oedipien vénéré (« … la sagesse et l’affection d’un si bon père… {…} Feu mon père, ayant fait parmi les gens savants et de grande intelligence toutes les recherches qu’un homme peut faire d’une forme d’éducation excellente… » etc.), même si « cela n’a pas été sans peine… sauf pour la bière (9), {son} appétit s’accommode indistinctement de tous les produits dont on se nourrit. » Corps sain et endurci s’accompagnent naturellement d’une « fierté gracieuse, d’un maintien actif et allègre et d’une physionomie calme et amène. Le signe distinctif le plus net de la sagesse est une constante bonne humeur. » Une vieille dame de mes connaissances, brestoise et qui n’avait probablement pas lu Montaigne, répétait à l’envi « Bonne humeur rend plus grand le cœur »… Philosophie appliquée ou bon sens philosophé, c’est selon.

Un socle philosophique…

« Parmi les arts libéraux commençons par l’art qui nous fait libre », invite Montaigne. La partie ne semble pas gagnée car, déjà à son époque et bien avant l’appréciation présidentielle sur La princesse de Clèves (10), littérature certes précieuse mais également considérée comme le premier roman moderne d’analyse (1678), la réflexion philosophique avait mangé son pain blanc de l’Antiquité : « C’est une chose bien singulière {…} que la philosophie, ce soit, jusque chez les gens de grande intelligence, un mot vain et chimérique, qui se trouve n’être d’aucune utilité ne d’aucune valeur… » Pour Montaigne, la philosophie ne devrait pas être peinte « comme inaccessible aux enfants et avec un visage renfrogné, sourcilleux et terrible {car} il n’est rien de plus gai, de plus allègre et peu s’en faut que je ne dise folâtre. » Aux antipodes du pédantisme (« Le langage que j’aime, c’est un langage simple et naturel… ») et de l’académisme (« Il ne sait pas ce que c’est que l’ablatif, le conjonctif, le substantif ; son valet non plus ni une harenère du petit-Pont ne le savent et pourtant ils vous occuperont jusqu’à ce que vous soyez saoul de leurs paroles, si vous en avez envie et s’embarrasseront, peut-être, aussi peu dans les règles de leur langage que le meilleur maître ès lettres. »),  cette philosophie est celle de la réflexion sur la vie, son sens et ses finalités (« Le vrai miroir de nos pensées est le cours de notre vie. »)… somme toute le « Connais-toi toi-même » de Socrate. Edgar Morin, dans le troisième chapitre « Enseigner la condition humaine » de son ouvrage Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur (11), écrira 450 ans plus tard : « L’être humain est à la fois physique, biologique, psychique, culturel, social, historique. C’est cette unité complexe de la nature humaine qui est complètement désintégrée dans l’enseignement, à travers les disciplines, et il est devenu impossible d’apprendre ce que signifie être humain. Il faut la restaurer, de façon à ce que chacun, où qu’il soit, prenne connaissance et conscience à la fois de son identité complexe et de son identité commune avec tous les autres humains. Ainsi, la condition humaine devrait être un objet essentiel de tout enseignement. {…} reconnaître l’unité et la complexité humaines en rassemblant et organisant des connaissances dispersées dans les sciences de la nature, les sciences humaines, la littérature et la philosophie, et de montrer le lien indissoluble entre l’unité et la diversité de tout ce qui est humain. » Socrate, Montaigne, Morin : de la force du divertissement et de la lenteur du métabolisme social… Bis repetita placent (les choses répétées plaisent)… mais n’aboutissent guère.

Vérole.

« On l’avertira d’avoir les yeux partout lorsqu’il sera en société, car je trouve que les premiers sièges sont ordinairement pris par les hommes les moins capables et que les grandeurs d’établissement ne sont guère associées à la capacité. » Courageuse opinion que voilà, exprimée dans un régime monarchique de droit divin où les premiers sièges sont occupés par une aristocratie à qui il reste encore deux siècles et demi d’incapacité à exercer. Il n’est d’ailleurs pas certain que la circulation des élites, théorisée par Pareto (12), soit aujourd’hui garante d’un changement effectif (13). Toujours est-il que l’éducation des enfants doit s’attacher à éveiller leur curiosité et, pour cela, ne pas attendre car « On nous apprend à vivre quand la vie est passée », ce qui, y compris en termes de prophylaxie, peut constituer un inconvénient puisque « cent étudiants ont attrapé la vérole avant d’être arrivés à la leçon que leur fait Aristote sur la tempérance. »

De la mobilité à l’altérité.

Cette curiosité ne naît pas ex nihilo, d’autant plus que « nous sommes tout resserrés et repliés sur nous et nous avons la vue raccourcie à la longueur de notre nez. » Il convient ainsi que « Le jugement humain retire de la fréquentation du monde une lumière extraordinaire. » Reconnaissons que cela est plus joliment tourné que dans le rapport parlementaire, Bouger pour l’emploi, de la députée d’Indre-et-Loire Claude Greff  pour qui « ll conviendrait de préparer bien davantage les jeunes à la mobilité comme enjeu de leur vie professionnelle. Inscrire la mobilité dans les  sujets abordés en lien avec l’orientation des jeunes aussitôt que possible. Valoriser l’image de mobilité dans les parcours professionnels. » (14) Si, de concert, Montaigne et Greff préconisent des migrations sous d’autres cieux, la seconde y fait une des conditions de l’adaptation à « la fin du mythe de l’emploi à vie » alors que le premier y voit « une honnête curiosité de s’informer de toutes choses » et, par l’effet de ce « miroir où il nous faut regarder pour nous connaître comme il faut », l’apprentissage de « ce qu’il est permis de désirer ; à quoi sert l’argent si dur à gagner ; dans quelle mesure il convient de se dévouer à sa patrie et à la famille ; ce que Dieu a voulu que tu fusses ; le rôle qu’il t’a assigné dans la société ; ce que nous sommes et le dessein pour lequel nous avons reçu l’existence. » Nonobstant les déterminismes sociaux de l’époque (rôle assigné…), force est de constater qu’en quelques siècles la mobilité a perdu de ses ambitions, passant d’un point de passage obligé de la connaissance de soi par celle de l’autre – « Frotter et limer notre cervelle contre celle d’autrui » : l’altérité – à une réponse individuelle aux impératifs « besoins de l’appareil productif ». De l’homo sociologicus à l’homo oeconomicus. C’est exactement dans l’autre sens qu’il faudrait aller. Hélas.

A suivre par un autre essai… Peut-être.

(1) C’est toujours l’édition des Essais de Montaigne, les trois livres en un seul, dans la collection « Quarto » chez Gallimard, 2009. C’est toujours 1 372 pages à déguster (siroter pour l’essai précédent) pour 29,50 euros, soit 0,02 euro (ou 0,002 dirham) la page. L’intérêt de cette édition, contrairement à celle de La Pléiade, prestigieuse mais en vieux françois, est qu’elle est en français moderne par la grâce et le talent d’André Lanly.

(2) Libres enfants de Summerhill est un best-seller d’Alexander Sutherland Neill, pédagogue d’inspiration libertaire (1971, Maspero). Sa lecture fût quasi-obligatoire pour la génération des travailleurs sociaux de la décennie 70. « Tiens, t’auras du boudin », est le refrain d’un hymne de la Légion Etrangère… et peu libertaire.

(3) Dans son prologue « Au lecteur », Montaigne avertit : « C’est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t’avertit dès l’entrée que je m’y suis proposé aucune autre fin que domestique et privée. Je n’y ai eu aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire. {…} Je veux qu’on m’y voie dans ma façon d’être simple, naturelle et ordinaire, sans recherche ni artifice : car c’est moi que je peins. »

(4) Herbert Marshall Mac Luhan, La Galaxie Gutenberg, la genèse de l’homme typographique, {1962} 1967, Mame. Mac Luhan, qui a théorisé le passage d’une société de l’écrit (Gutenberg) à une société des impacts électroniques (Marconi, ici toilettée en Google), est l’auteur de la fameuse maxime « Le média, c’est le message ».

(5) Georges Friedmann, Le travail en miettes, 1964, Gallimard.

(6) Juvénal, Satires, 90-127 après J.C. Outre cette maxime, on doit à Juvénal, poète latin, le panem et circenses, « du pain et des jeux » actualisable en « RSA et Grolo ».

(7) Au VIIIè et VIIè siècle avant JC (pas Jacques Chirac), l’éducation des jeunes hommes à Sparte était fondée sur la vie en collectivité et répondait à l’idéal homérique de former de valeureux guerriers.

(8) Après une brillante carrière militaire, Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell (1857-1941), dit Baden Powell ou BP (prononcer « bipi ») créa le scoutisme avec cinq prédicats : la santé, le sens du concret et celui du service, la formation de la personnalité, la foi.

(9) Pour celles et ceux qui ont échappé aux « Les mouettes ont pied », rappelons que Montaigne éprouvait plutôt de la sympathie pour l’ivrognerie, « {son} goût et {sa} constitution {étant} plus ennemis de ce vice que {sa} raison. »

(10) Le 4 avril 2008, Nicolas Sarkozy se gaussait des concours de fonctionnaires où il fallait « réciter par cœur La princesse de Clèves ». On peut lire « Le président veut-il la peau de Madame de La Fayette ? » sur le blog de Pierre Assouline : « Pas de quoi en faire une affaire, mais bien assez pour secouer le cocotier des idées, ou ce qu’il en reste. Juste pour dire que ce signe d’époque est mauvais signe. Qu’il y a quelque chose de vil et de bas dans cette manière si démagogique de susciter des rires gras sur le dos non d’un quelconque auteur controversé, mais sur ce que l’histoire littéraire française a de plus brillant, de plus éclatant et de plus enviable en la personne de Mme de La Fayette. »

(11) Edgar Morin, Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, 2000, Seuil. Pour les hésitants, alors que cet ouvrage se dévore, un résumé. Lors d’un débat Edgar Morin déclarait (à juste titre) « Il est stupéfiant, bien que cela ne stupéfie personne, de voir que, ce que nous sommes, nous êtres humains, est totalement absent de notre enseignement. Je pense que toutes les sciences et tout ce qui constitue notre culture humaniste (littérature, poésie, arts et musique) pourraient converger pour nous faire comprendre ce qu’est l’être humain. »

(12) Vilfredo Pareto (1848-1923), sociologue et économiste, bien connu pour sa règle des 20/80 (20% des causes expliquent 80% des effets) et pour son « optimum » qui fait le miel des économistes néo-libéraux, a développé une théorie dite de « la circulation des élites ». Grosso modo, pour qu’un corps social vive, il doit être animé, un peu à la façon organique, d’une double mouvement ascendant et descendant ; ascendant, le corps social doit promouvoir ses membres, méritants mais placés au bas de la pyramide, vers le sommet de celle-ci ; descendant, il doit renvoyer les élites défaillantes du sommet de la pyramide mais regoûter des difficultés du terrain.

(13) Prenons un exemple purement théorique et imaginons que le fils à peine post-adolescent d’un Président de notre République, dont l’oedipe n’est manifestement pas réglé au regard de son mimétisme filial et ignorant de la chose sociale, se lance en politique appuyé par son géniteur et après quelque trahison d’appareil. On aurait là le modèle et son idéaltype d’un renouvellement des élites non sur des bases méritocratiques mais exclusivement de lignée. Bien entendu, ce scénario est inimaginable dans notre République. Fort heureusement.

(14) Rapport remis à Monsieur François Fillon, Premier ministre, avril 2009.

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