Débat : Picardie et Manifeste

Publié: juin 21, 2009 dans Insertion/missions locales

Jean-Philippe répond à « VDDV » qui avait réagi sur l’article « Missions locales picardes. Encore une fois » en écrivant : « Petite précision pour JPR :
 le principe des MEF et MdE est justement de ne pas cloisonner les publics.
Tous les habitants d’un territoire peuvent entrer dans une MEF et MdE de 15 à 100 ans !
 Pourquoi un accueil distinct pour les 16-25 ans ? Derrière ces commentaires, c’est bien le souhait de garder des acquis qui est cherché et non la volonté d’amener une plus-value pour les habitants d’un territoire… »

Jean-Philippe : clair sur la Picardie

« Mon point de vue sera clair :

Quand il s’est agi de créer et d’inscrire dans la Loi dite « Borloo », les MdE (des « maisons de l’emploi » existaient déjà) il n’était nullement question a priori de rendre l’accompagnement des publics obligatoire dans le cahier des charges. Ce qui fondait la création des MdE Borloo était, de mon point de vue, la volonté sur un territoire (bassin d’emploi de préférence) de coordonner, d’observer, pour une meilleur application des politiques en matière d’emploi et d’insertion.

S’il s’était agi de faire en sorte que les chômeurs de plus de 26 ans bénéficient de la même qualité d’accompagnement qu’en ML/PAIO (référent unique, accompagnement global) nous aurions salué l’initiative. Au lieu de cela, à quoi assistons-nous?

– A une multiplicité de contours d’intervention d’une Maison de l’emploi à une autre, pire, il y a des statuts multiples et variés pour ces structures (intégrant, rapprochant, fusionnant à leur guise).

– A la main basse de certains élus sur ces structures, non pas pour améliorer l’accompagnement des chômeurs (jeunes ou moins jeunes) mais pour des visées économico-électoralistes…

Quand la Maison de l’emploi de Nantes s’est mise en place, cela a entraîné 25 suppressions de postes à la Mission Locale !

C’est évident, le syndicaliste que je suis ne défend que cet acquis qu’est le travail (pourtant inscrit comme un droit dans notre constitution) et je ne pense pas du tout au public qui va sans nul doute être mieux accompagné !

Quand la CGT s’insurge contre ce qui se produit en Picardie (nous l’avons encore dénoncé ce vendredi 19 juin à la Maison de la Chimie)  c’est parce que ce projet est inconséquent, en contradiction avec la Loi sur les responsabilités locales, et surtout s’est mis en oeuvre sans l’aval des Conseils d’administration des Missions Locales concernées.

Selon vous, le maintien des acquis serait plus essentiel que le respect du Droit et de la Loi…

Par ailleurs, et nous l’affirmons, les jeunes doivent bénéficier d’un accueil, et d’un accompagnement spécifique.

Nous pouvons citer ici, une structuration exemplaire, celle de la Maison de l’emploi de Nanterre (Hauts-de-Seine, 92). Un lieu où toutes les structures concourant à l’emploi et à la formation sont réunies mais pas fusionnées. Les publics sont accompagnés par les professionnels de chaque institution, ces dernières pouvant coordonner leurs actions et mieux mettre en place de nouveaux projets…

En Picardie, on veut réaliser des économies d’échelle (c’est comme cela qu’on me l’a dit), c’est-à-dire qu’on licencie des Directeurs de ML/PAIO et du personnel administratif… sans aucun doute encore quand on supprime des postes le public a-t-il un meilleur service !

Enfin, poser la question du « pourquoi un accueil distinct 16/25 ans » sur ce blog me parait  surréaliste ! »

Jean-Philippe une nouvelle fois sur « Manifeste pour une politique ambitieuse pour la jeunesse : prometteur et à polir » :

« Réponses à Philippe et à Rose :

– Sur le « quota » de jeunes accompagnés par référent, page 10 et 11 du manifeste (pagination du document support papier édité pour la journée du 19 juin) sur l’accompagnement renforcé, des données chiffrées sont proposées : réduire ce chiffre (130 jeunes par conseiller) au moins de moitié, et aussi la mention au rapport d’information sénatorial qui évoque le chiffre de 50 (Madame le Texier était à la tribune ce vendredi 19 juin).

– Sur les suites du Manifeste :

En effet il nous faut établir un calendrier, mais ce n’est pas le plus compliqué, puisque la volonté est actée… manifestement !

– Sur la place des jeunes : voir la dernière phrase du manifeste, engager la réflexion sur la mise en place d’une enquête de satisfaction auprès des jeunes. C’est à mon sens la première étape, avant d’avoir un recueil de la parole des jeunes et de les associer au fonctionnement de leur mission locale. Ce n’est qu’un début.

Enfin, avec les commentaires de Philippe Labbé (blog ou recueil d’homélies, c’est pas un peu la même chose ? – et pan sur le bec, NPL), je suis en accord.

Ce manifeste a été rédigé à plusieurs mains, c’est un écrit croisé qui finalement s’est constitué en 5 à 6 semaines, sans oublier l’essentiel et en y allant.L’expérience de sa rédaction croisée et à distance restera pour moi exemplaire. »

C’est dit.

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