Le bonheur des uns, le malheur des autres…

Publié: mai 12, 2009 dans Insertion/missions locales

Toujours Localtis avec cet article publié le 7 mai, « Quelle place pour les missions locales ? » Où ça ? Mais dans le « Plan jeunes » bien sûr !

Des missions locales considérées…

Les missions locales, « peu évoquées par le président de la République dans son discours du 24 avril, à Jouy-le-Moutier… » (en fait pas du tout évoquées, leur nom n’ayant même pas été prononcé même s’il était écrit sur le discours remis par le service de presse) seraient cette fois-ci non pas en odeur de sainteté – n’exagérons rien – mais (provisoirement) (re)considérées : « Pour les missions locales, une telle politique est tout à leur avantage, alors qu’elles avaient pu craindre un moment d’être mises sur la touche. La menace d’une intégration des missions locales dans les maisons de l’emploi n’a pas entièrement disparu et est régulièrement agitée par certains députés. C’était notamment une des propositions de la députée Marie-Christine Dalloz, dans son rapport publié en mars 2009 sur les maisons de l’emploi. Mais aujourd’hui, l’hypothèse semble s’éloigner. » Méfions-nous toutefois des virements de bord brusques. Par gros temps.

Des missions locales concrètes…

Pour Yves Auton, le responsable de la communication du CNML, 
 « Il existe une structuration et une offre de services des missions locales qui est connue et appréciée par Pôle emploi, tandis que les maisons de l’emploi restent une idée somme toute abstraite ». Encore une fois, tout dépend des territoires : des MdE « abstraites », on en connaît ; des MdE pertinentes, on en rencontre. Ceci étant, force est de reconnaître que les effets du lobbying intensif sur le thème de l’absorption et de l’injonction « je ne veux voir qu’une tête : la MdE », conduit par certains-nes députés-ées, ont contribué à constituer cette relation par opposition… qui doit être bien des fois difficile à assumer lorsqu’on est synchroniquement directeur de l’une et l’autre structures ou, plus communément, lorsqu’on travaille en partenariat sur un même territoire.

Des missions locales sereines…

Pour Localtis, les missions locales sont donc « sereines » (ce n’est pas spontanément le qualificatif qui vient en tête pourtant)… « sauf dans certaines régions, comme la Picardie où le préfet de région et le conseil régional ont imposé un rapprochement sans concertation préalable des missions locales, des maisons de l’emploi et des Plie d’ici à la fin de l’année 2009. Un projet dans lequel la mission locale disparaîtrait pour devenir un département de la maison de l’emploi nouvellement créée. Un cas qui reste isolé. » Isolement qui, soit dit en passant, n’empêche pas d’autres velléités du même type sur le modèle « Ca se passe bien en Picardie ! » A l’appui de son diagnostic de sérénité, Localtis rappelle « Un récent rapport du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) {qui} propose même de faire des missions locales le guichet unique de la deuxième chance pour les jeunes, avec une approche globale et personnalisée, intégrant tous les problèmes des jeunes qui sont pour le moment traités par une multitude d’acteurs. » Ce rapport, 
« Deuxième chance ? La prise en charge des jeunes éloignés de l’emploi de qualité » (1), avait justifié dans sa version allégée parue dans la revue Consommation et modes de vie n°218  un article sur ce blog, « Poursuivre la dynamique de légitimation et de responsabilisation du réseau des missions locales » (20 février 2009). On ne reviendra donc pas dessus.

Des OPP amers…

En conclusion de son article, Localtis évoque les 50 000 « contrats d’accompagnement formation », tout étant à construire : « Le cahier des charges, le fonctionnement, la mise en place, l’intervention des missions locales et des collectivités locales qui doivent participer financièrement. » Construction vigilante… au regard de (sic) « l’amère expérience des contrats d’autonomie lancés en 2008 dans le cadre du plan « Espoir banlieues » {qui} est encore dans tous les esprits. {…} Ces contrats n’ont débouché que sur 114 emplois ! De quoi reposer la question de l’efficacité de l’intervention des opérateurs privés dans le traitement de ces dossiers. »

Une histoire de tir et d’ambulance interdit de poursuivre…

(1) Matthieu Angotti, Isa Aldeghi, Manon Brezault et Christine Ilm, Cahier de recherche n°257, décembre 2008

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