« Doc’Insert, outil d’information exceptionnel »

Publié: mai 11, 2009 dans Au gré des lectures, Insertion/missions locales, Politiques d'emploi

C’est sous ce titre, « Doc’Insert, outil d’information exceptionnel », que Benoît Willot, sur son site Emploi et Création, rend hommage au travail – effectivement remarquable – de l’animateur de Doc’Insert. Pour intégrer la veille comme un travail de réflexion à la base d’un travail fondé sur les besoins, Emploi et Création, DocInsert et Informer autrement sont trois sites à consulter très régulièrement par les professionnels de l’insertion. On peut y ajouter la DARES avec « Premières Informations, Premières Synthèses », le CEREQ avec « Bref » et le Centre d’Études de l’Emploi avec « Connaissances de l’emploi ». A ces sources d’information points de passage obligé, les professionnels en charge de domaines particuliers (« expertises ») ajoutent des sites spécialisés ad hoc.

Au regard de la fréquentation de Doc’Insert, dont on ne peut que se féliciter, on assiste ainsi à deux phénomènes.

– D’une part, une pratique de veille qui progressivement prend sa place en mission locale. Toutefois, il faut être conscient que, si l’information est nécessaire, seule elle est insuffisante mais doit être traitée au sein de chaque structure en termes de communication, c’est-à-dire en faisant le saut qualitatif de l’information personnelle à l’intelligence collective. C’est cette mutation qui permet à la mission locale de faire progresser collectivement les compétences, mettant ainsi en place les conditions requises de l’égalité de traitement, de prendre la place qui lui revient d’observatoire territorial des jeunesses et également d’être une force de propositions et d’innovations en termes de politiques sociales.

– D’autre part, on assiste ainsi là comme ailleurs et avec ce que l’on appelle la « blogosphère », à une recomposition rapide des conditions d’un débat ouvert, large et non-institutionnalisé. Cette expression ne s’oppose pas au débat structuré des représentants mandatés, ce que l’on nomme le paritarisme. Mais elle le complète, l’enrichit : c’est tout le rôle de la démocratie participative, aiguillon de la démocratie représentative ou élective. Ce qui se produit ici est comparable aux dynamiques citoyennes que l’on observe sur les territoires que l’on appelle communément « le savoir d’usage ». C’est une bonne chose tant il est vrai que « Plus la politique devient technique, plus la compétence démocratique régresse. » (1)

L’article d’Emploi et Création

« Fondé en mars 2008, le blog Doc’Insert est animé par un professionnel de l’information et de l’orientation en direction des jeunes.

Un an après sa création, le 28/03/2009, il avait publié le nombre fabuleux de 6 689 articles, en général de courtes informations donnant un lien avec un article disponible en ligne, mais parfois des dossiers plus complets.

Doc’Insert s’avère ainsi un outil remarquable pour suivre l’actualité, en particulier pour les missions locales, mais aussi dans le domaine de l’emploi plus généralement, de la formation ou de l’insertion – y compris celle des Gens du Voyage, qui font l’objet d’une documentation très complète.

En un an d’existence, Doc’Insert aura eu 16 769 visites, qui ont généré 94 946 pages vues selon les statistiques officielles. En moyenne, 70 à 90 personnes viennent sur le site chaque jour.

43 personnes sont abonnées aux articles et 34 aux newsletters éditées par Doc’Insert. »

Ce « vieux sot » de Doc’Insert…

J’ajouterais une chose : Doc’Insert est le fruit d’un engagement personnel, totalement bénévole. Cela renvoie à l’engagement, c’est-à-dire la professionnalité, et à la capacité de chacun, d’où il est, à faire évoluer un collectif. Car à la question « Comment Yu-Cong déplaça les montagnes ? », la réponse est « à la pelle ». Cette question est le titre d’une fable chinoise, Yu-Cong signifiant « vieux sot » en chinois. « Comment Yu-Cong déplaça les montagnes ? » conte l’histoire d’un homme de quatre-vingt-dix ans qui s’attaqua à deux montagnes, le Taihang et le Wangwu, qui empêchaient l’accès à sa maison. La morale de cette fable est à quatre facettes : l’engagement personnel (« Quoi que nous fassions, il faut le faire bien et bien le finir ; les paresseux n’obtiennent jamais aucun succès. »), la persévérance (« Malgré tout, Yu Gong et ses enfants ne s’arrêtèrent jamais de piocher, jour après jour. »), l’œuvre collective grâce à l’exemplarité (« Emportés par la volonté inébranlable de Yu Gong, ses voisins vinrent l’aider les uns après les autres… tout le monde travaillait avec ardeur. »), la responsabilité intergénérationnelle (« … lorsque je mourrai, il y aura mes fils ; quand ils mourront à leur tour, il y aura mes petits-fils, ainsi les générations se succéderont sans fin. »). On peut lire la fable en cliquant sur http://www.chine-informations.com/guide/chine-comment-yu-gong-deplaca-les-montagnes_385.html

(1) Edgar Morin, La tête bien faite, 1999, Seuil, « L’histoire immédiate », p. 20.

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