Laurent et Martin sont en bateau…

Publié: avril 14, 2009 dans Insertion/missions locales, Politiques d'emploi

Denis, alias piou-piou 44, fait parvenir cet article paru le 14  Avril 2009 dans Maire Info du 14 avril (http://www.maire-info.com/article_rubriques.asp?ref_arbo=66&refer=listerubriques )

On y on remarque que Laurent Wauquiez est favorable aux contrats dans le secteur public et non-marchand alors que Martin Hirsh, ex-président d’Emmaüs, plaide pour les emplois du secteur marchand, prime à l’appui. Très étonnant cela, n’est-il pas ?

Parmi les « pistes » à l’étude pour l’insertion des jeunes, l’alternance, (guère nouvelle) et une logique curative pour la thématique des décrocheurs avec la création d’un énième dispositif, les « pôles territoriaux » (mais quid de la logique préventive, c’est-à-dire de l’intervention à l’échelle du système de formation initiale ?). Également – ça, c’est nouveau – des « formations rebonds » de type crash-course : trois années de psycho – c’est l’exemple donné – et, bifurcation, six mois en force de vente pour devenir commercial… Ce qui pose de nombreuses questions tant en ce qui concerne le projet du jeune, peut-être même sa vocation, qu’à l’échelle des incidences sur ces métiers que d’autres acquièrent en plusieurs années alors qu’un semestre suffirait pour les premiers. Pourquoi ne pas raisonner en termes d’unités capitalisables transférables entre les filières de formation ? Quant aux universitaires psychostroumpfs qui, durant trois années, auront fait plancher leurs étudiants sur Piaget et autres, on peut s’interroger sur la perception qu’ils auront de leur utilité sociale. Ils pourront se consoler : la pyramide de Maslow fait partie des tartes à la crème des formations force de vente. Maslow… il est bien toujours au programme ?

Maire info. « Emploi des jeunes : «Il n’y a que dans le public que l’on peut avoir aujourd’hui des créations nettes d’emploi», souligne Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi
Le chef de l’Etat proposera un « plan d’urgence pour les jeunes » la semaine prochaine, voire la suivante tout au plus. 23% des jeunes de moins de 25 ans pointent actuellement au chômage, et aucune amélioration n’est attendue d’ici à la fin de l’année.
Le président de la République a demandé à Martin Hirsch de lui faire des propositions pour la mi-avril afin d’améliorer l’insertion des jeunes. « On a encore une semaine pour boucler nos propositions », explique un proche du haut-commissaire à la Jeunesse. Laurent Wauquiez, le secrétaire d’État à l’Emploi, réfléchit lui aussi de son côté à la question. Si aucun arbitrage n’a pour l’heure été rendu, plusieurs pistes sérieuses sont d’ores et déjà à l’étude.
La première consiste à mettre l’accent sur les formations en alternance, en incitant fiscalement les entreprises à développer les contrats de professionnalisation. Pour Laurent Wauquiez, un jeune sur quatre doit passer par l’apprentissage à horizon 2015.
Le secrétaire d’État à l’Emploi réfléchit aussi à la mise en place de « dispositifs anti-décrochage » pour ceux qui quittent en juin le système scolaire sans diplôme. « Ils se verraient proposer en septembre une formation, un apprentissage, un contrat aidé ou un contrat de professionnalisation », précise-t-on à Bercy.
Cette tâche serait dévolue à des « pôles territoriaux » regroupant le rectorat, les collectivités locales, Pôle emploi et les missions locales. Le coût serait de « 100 millions d’euros minimum », financés par le Fonds d’investissement social.
Dernière idée de Laurent Wauquiez : des « formations rebonds » pour les jeunes qui se retrouvent sans activité à la fin de leurs études. « Il s’agit de leur proposer des stages commandos, des formations d’une durée de six mois, dans des filières où il y a des besoins », explique-t-on à Bercy. « Un bac + 3 en psychologie condamné au chômage faute de débouchés suivrait par exemple une formation commerciale dans un métier porteur. »
S’il y a un consensus sur les formations en alternance, il n’en est rien sur les contrats aidés destinés aux jeunes. Laurent Wauquiez veut développer les contrats subventionnés dans les collectivités locales et les associations. « Il n’y a que dans le public que l’on peut avoir aujourd’hui des créations nettes d’emploi », souligne-t-il.
Martin Hirsch, qui a multiplié les rencontres avec les responsables de branches ou de groupes, pousse à l’inverse pour accorder un « coup de pouce momentané » aux entreprises qui en ont besoin.
« C’est le plus efficace en termes d’insertion », note l’un de ses collaborateurs. « L’histoire passée démontre que financer de l’emploi non-marchand est une impasse à moyen terme. »
Martin Hirsch milite pour une prime à l’embauche remboursable mais l’Élysée penche plutôt pour l’augmentation de l’aide accordée aux entreprises qui recrutent un jeune en CDI ou CDD de deux ans à travers un contrat initiative emploi. Réponse dans quelques jours. »

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