CNML. Séance du 24 mars

Publié: mars 31, 2009 dans 1

Sur le site Ressources Jeunesse (http://www.ressourcesjeunesse.fr/), un article daté du 27 mars « Missions locales : vers un renforcement de la structuration régionale » (http://www.ressourcesjeunesse.fr/Missions-locales-vers-un.html) informe du contenu de la séance plénière du Conseil national des missions locales qui s’est tenue le 24 mars à Bercy en présence de Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’emploi. Cette réunion d’installation fait suite à la nomination du député-maire de Villefranche sur Saône, Bernard Perrut à la présidence du CNML et au renouvellement d’une partie de ses membres.

Citoyenneté

Je me contente de transcrire ici cet article, sans plus, en invitant toutefois chacune et chacun à aller fureter sur ce site  qui recèle des informations et des contributions intéressantes. Par exemple, une communication de Bernard Bier (1) sur le thème de « Éducation et pédagogie de la citoyenneté : fondements et figures » que j’ai bien l’intention d’analyser et de vous en proposer une lecture critique sous peu. Dans le « référentiel » des missions locales, en effet, la citoyenneté paraît synchroniquement importante et floue, laissée à l’appréciation de chaque structure et plus investie comme un thème générateur de situations, parfois inscrites dans le programme de Dexia, que comme un fil rouge structuré et structurant, explicitement inscrit dans le projet associatif de la mission locale. A suivre donc…

Ressources Jeunesse.

« Dans son discours d’ouverture, après un hommage à Françoise de Veyrinas qui l’a précédé dans cette fonction, le nouveau président du CNML déclare que ses nouvelles responsabilités reposent sur une volonté gouvernementale de pérenniser les missions locales et de s’appuyer sur elles pour mener sa politique d’emploi des jeunes.

« Il était aussi important d’avoir un Conseil renouvelé, composé de présidentes et de présidents de missions locales, investis dans leur structure » précise-t-il, « De plus, je désirais avoir l’assurance que le CNML soit actif, avec des missions claires et des objectifs précis. Un certain nombre d’entre eux existent déjà. D’autres objectifs devront être définis avec le ministre, l’ensemble des partenaires et, bien sûr, Pôle emploi, puisque cette complémentarité existe sur le terrain »

Bernard Perrut souhaite que le Conseil « puisse mieux informer, mieux communiquer sur les résultats plus qu’encourageants obtenus par les missions locales, notamment en termes d’accès à l’emploi ». Il propose de « réfléchir à une meilleure identification de nos missions locales […] un mot parfois méconnu parce qu’elles n’évoquent pas, à travers leur label, leur mission qui est d’accueillir les jeunes et de les conduire à l’emploi »

Le nouveau président souhaite s’appuyer sur la structuration régionale du réseau, d’une part les associations régionales de présidents et d’autre part les animations régionales pour lesquelles la circulaire d’orientation DGEFP doit évoluer, il propose la création d’un groupe de travail pour suivre, coordonner et évaluer l’action des animations régionales.

Bernard Perrut souhaite également reconduire et développer les groupes de travail du Conseil : autonomie des jeunes, Parcours 3 et systèmes d’information, partenariat entreprises et emploi, démarche d’évaluation, relation avec Pôle Emploi et Europe international.

Préoccupé par l’avenir du programme CIVIS, le député-maire de Villefranche sur Saône propose aussi de constituer un groupe de travail sur cette question avec les services du ministère tout en insistant sur la complémentarité entre le rôle du Conseil et celui de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

Bernard Perrut souhaite réunir à l’Assemblée nationale tous les présidents de missions locales avant l’été.

Soulignant l’esprit d’ouverture du nouveau président, le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi, Laurent Wauquiez précise : « Bernard Perrut n’a pas accepté ses fonctions à la légère. Il l’a fait en en mesurant l’engagement, avec la détermination d’être un ambassadeur vigilant pour l’ensemble des missions locales. »

Le ministre rappelle que les jeunes sont incontestablement les premières victimes de la crise et que dans ce contexte il a besoin des missions locales, c’est pourquoi il a souhaité accueillir l’installation du CNML à Bercy.

Laurent Wauquiez indique que « les missions locales, contrairement à une image que l’on continue à avoir, sont de vrais acteurs professionnels du service public de l’emploi, avec une vraie spécificité, une vraie expertise qui s’est développée avec le temps, des collaborateurs qui connaissent très bien ces pratiques depuis longtemps, des équipes souvent diverses, ce qui pour moi est un gros atout pour les missions locales. Les profils des collaborateurs des missions locales sont souvent très divers et constituent un véritable atout dans cette période. »

Selon le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi « si l’on veut accompagner la densification, la structuration et la professionnalisation des missions locales, le rôle du CNML est déterminant. » Il doit « pouvoir continuer à être un chef d’orchestre qui met en synergie l’approche des collectivités locales, de l’Etat et des branches » avec lesquelles le partenariat doit être développé pour accroître les dispositifs d’alternance.

Laurent Wauquiez précise que le CIVIS est un outil qui a fait ses preuves, il souhaite s’appuyer sur les pratiques réussies et demande au CNML de lui faire remonter d’ici deux mois les initiatives qui fonctionnent le mieux dans les missions locales.

Le ministre, qui entend également assurer la pérennité du FIPJ, a défini quatre chantiers prioritaires pour les missions locales : l’alternance, les freins à l’accès à l’emploi, l’accueil des jeunes sortant du système scolaire et l’accès a un premier emploi. »

(1) Bernard Bier a écrit une contribution, « L’analyseur Villepinte », dans l’ouvrage La jeunesse comme ressource dirigé par Alain Vulbeau (2001, Érès). Première phrase : « L’action publique en direction de la jeunesse obéit à un mouvement pendulaire hésitant entre deux paradigmes, celui de la jeunesse ressource et celui de la jeunesse danger. » (p. 65). Mouvement effectivement pendulaire que chacun remarquera dans l’écart entre les prolégomènes habituels des politiques d’emploi en direction des jeunes, peu avares d’emphases (« impératif national », etc.), et les représentations ordinaires : trois adultes autour d’une voiture, c’est une panne ; trois jeunes autour d’un scooter, c’est un coup fourré.

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