Propos à propos de crises

Publié: mars 29, 2009 dans 1

A suivre, le texte d’une conférence il y a quelques jours à Saint-Pierre de la Réunion. C’est un peu long mais on ne se refait pas.

Pas de côté…

L’étymologie nous apprend que « crise » trouve son origine dans krisis signifiant « jugement » puis, par extension, la phase décisive d’une maladie qui appelle donc une action énergique, une décision. Deux observations : premièrement, constat est fait d’une maladie ; deuxièmement, il faut décider. Par conviction, par intérêt ou par obligation. Ces deux observations s’associent volontiers dans l’adage « Le pessimisme de la raison, l’optimisme de la volonté. » Entre le premier et le second, il se produirait quelque chose permettant ce passage car, somme toute, rien ne garantit que l’optimisme succède naturellement ou mécaniquement au pessimisme sur un modèle cyclique de Kondatrieff ou autre. Ce quelque chose est un changement de paradigme. C’est-à-dire un pas de côté, une décentration, une position nouvelle qui nous fait considérer sous un autre angle notre environnement. Illustration de ce que peut recouvrir le changement de paradigme à partir d’un extrait d’article dans le JIR (1) du 20 mars dernier : « Aux habitants de la Réunion dans leur diversité unique au monde, il faut leur dire qu’ils ont l’opportunité de rêver ce qu’ils souhaitent pour leurs enfants, pour leur quartier, pour leur île. La priorité de demain ne passera pas forcément par la croissance et par le tout-technologique ou le tout-automobile. Elle pourrait viser le bien-être, la réduction des inégalités, l’harmonie sociale, la qualité de l’environnement, la fin du chômage de masse. »

Le curé de Cambuston…

Ce pas de côté est une bifurcation : à son début, rien ou si peu n’est perceptible; on ressent qu’il se produit quelque chose mais la modification de perspective n’en est qu’aux premiers points d’un tracé d’angle ; cependant l’angle s’ouvre rapidement jusqu’à contraindre à regarder d’ailleurs… donc ailleurs. « Le regard fait l’objet » écrivait Bachelard. Et cet objet, le monde pour aller vite, est beaucoup plus construit de représentations que de faits objectifs : objectivement, les chances de conviction de zozos de type Mandarome sont faibles pour ne pas dire nulles… et pourtant on trouve des personnes douées de raison pour gober les soucoupes volantes et autres psycho-patho-fantaisies guère éloignées de la capacité sérigraphique des fesses du curé de Cambuston (2). Travailler le changement social, lui donner les chances de progresser, ne peut en théorie s’appuyer que sur des faits que Durkheim disait « têtus » mais doit surtout s’attacher aux représentations qui les enrobent, les détournent, les reconstruisent. Les humanisent au bout du compte. Et, là, c’est bien une question de position et de posture.

Célestin Freinet…

Le cercle des poètes disparus fournit un exemple de cette révolution psychique que permet le déplacement. C’est, on s’en souvient, dans un collège anglo-saxon avec des collégiens construits, formatés dirait-on, comme des vases à remplir plutôt que des feux à allumer, selon l’expression de Montaigne. Pas de chance pour eux, leur enseignant est une sorte de pédagogue éclairé, une version Célestin Freinet d’Outre-Atlantique. Engoncés dans leur habitus de collégien, les premiers restent obstinément rivés à leurs pupitres, quelque peu intrigués toutefois par le second qui craque des allumettes sans parvenir à ce que les étincelles enflamment. Jusqu’à ce moment, précisément de bifurcation, où les collégiens hésitants grimpent sur leurs tables et où là, debout, ils voient leur classe différemment. De cette décentration découlent la caverne, la créativité, le cercle des poètes…

Je retire de ceci trois enseignements principaux.

Migration des concepts…

Premièrement, le problème du discours commun. Face à ce qui se produit actuellement, présenté comme « la crise », la facilité largement alimentée par les mass-médias est de raisonner au singulier – on dit « la crise » – alors qu’il faudrait penser au pluriel. Bien sûr, « les crises » car elles sont financière, économique, sociale, sociétale, morale et écologique et, qui plus est, chacune de ces perspectives contient en elle-même les autres perspectives :  il y a du social, du sociétal, de la morale et de l’écologique dans l’économique ; il y a de l’économique dans le social et ainsi de suite. C’est le principe hologrammatique : la partie est dans le tout et le tout est dans la partie. Mais également « les crises » car, selon les personnes, elles sont perçues, vécues, subies sur une échelle de valeurs qui va de zéro à dix ou plus.

Le fait qu’il s’agisse de crises et non d’une crise justifie que soit posée la question d’un changement de paradigme car, s’il ne s’agissait que d’une crise, probablement une solution technique suffirait : on aménagerait, « un patch et ça repart ! » Mais le séisme affecte l’individuation, c’est-à-dire la sphère micro et la définition que l’on donne à l’accomplissement personnel, à la relation amoureuse, à la famille ; il affecte la sociabilité, c’est-à-dire la sphère méso et la conception du lien et de l’amitié ; il affecte le sociétal, c’est-à-dire la sphère macro et le rapport aux institutions ; il affecte l’économique avec cette question « perdre sa vie à la gagner ? » (Marx, et oui !). Et ainsi de suite. Premier enseignement, multidimensionnelles, les crises appellent une même multidimensionnalité des solutions sociales : il faut encourager, faciliter la migration des concepts. Il faut penser global.

Spaghettis bolognaise.

Deuxièmement, il est habituel de raisonner cumulativement, d’additionner : à la crise économique s’ajouteraient la crise sociale, la crise sociétale, etc. Or penser ainsi appartient à un registre de la complication, de l’empilement, dans un monde qui est de la complexité, de la combinaison. Quelle différence entre la complication et la complexité ? Un peu la même qu’entre un Boeing 747 et des spaghettis bolognaise, comme le raconte avec pertinence Hervé Seryiex. Lorsque cela dysfonctionne dans un Boeing 747, on fait intervenir un ingénieur qui va procéder par arborescence jusqu’à trouver le A sur B qui ne donne plus C. Il faut alors changer A ou B, ou A et B. Lorsqu’on est attablé devant des spaghettis bolognaise, on ne mange pas des pâtes plus de la sauce tomate, plus de la viande hachée, plus du parmesan : on mange… des spaghettis bolognaise, le tout étant différent de la somme des parties. Pour preuve, parfois la recette est réussie, d’autres fois elle est ratée. Autrement dit, A sur B ne donne pas C mais C’. Dans un cas, la complication, c’est le raisonnement causal et le principe de séparabilité (on applique un des quatre préceptes du Discours de la méthode : séparer le tout en autant de parties que possible…) ; dans l’autre cas, la complexité, c’est la prise en compte des ingrédients mais également de leurs interactions, donc de l’aléatoire – « une chance à saisir » selon Edgar Morin. Les évènements ne se cumulent pas mais se combinent. Se combinant, ils produisent des effets nouveaux, inattendus, imprévisibles : des effets que l’on dit émergents. A ceux-ci, pour compliquer le tout, s’ajoute le principe de « récursion organisationnelle » qui va au-delà du principe de la rétroaction : c’est une boucle génératrice dans laquelle les produits et les effets sont eux-mêmes producteurs et causateurs de ce qui les produit. Il y a là quelque chose d’autogénérateur et d’incontrôlable, un peu comme une machine qui s’emballerait sans que nous disposions du coupe-circuit. Le langage commun parle  de l’absence du pilote dans l’avion. Dans Odyssée 2001 de l’espace, il y avait l’ordinateur Hal. Et une reptation possible pour lui clouer le bec.

On ne peut donc pas dire de quoi demain sera fait, sauf à revêtir la tunique du prophète ; tout juste peut-on être vigilant et être présent là où il se passe des choses pour les orienter et peser sur elles, afin que des seuils d’irréversibilité ne soient pas dépassés. Sous réserve que cela ne soit déjà pas le cas par exemple écologiquement ou socialement : entre le chapelet quotidien de scandales financiers et de licenciements, l’insupportabilité paraît atteinte.

Épandage éthique…

Juste une réflexion-incise : avons-nous remarqué que, depuis quelques mois, les pages débats du Monde sont occupées par les philosophes, les sociologues, enfin par des intellectuels qui s’expriment en hypothèses, plutôt que par des économistes peu économes discursivement qui nous avaient habitués aux certitudes d’airain basées sur des axiomes (par définition indémontrables, du grec axioma « j’estime, je crois vrai ») et aux prévisions étayées d’équations aussi longues qu’abscons ? L’illusion a été largement abondée par des économistes à coups d’injonctions de dérégulation, d’une main invisible à la grâce homéostatique : faisons le minimum n’intervenons pas et l’optimum (de Pareto), voire la béatitude, seront atteints. Il n’était pourtant pas nécessaire d’être bien malin pour savoir que la main invisible est plus prompte à étrangler qu’à caresser ! Cependant croire que les crises suffisent à dissiper l’illusion est bien naïf : les laudateurs de l’économie de marché dérégulée dénoncent aujourd’hui aux mêmes tribunes leur credo d’hier : il y a de l’épandage éthique et des virages conceptuels à 180° dans l’air. Parisot en trémolos stigmatisant les stock-options ou Alain Juppé déclarant le 13 mars dernier « L’économie, c’est 80% de confiance. » Et les équations, qu’est-ce qu’on en fait maintenant ?

Deuxième enseignement : on ne fera pas du neuf avec du vieux et les solutions sociales ne viendront pas des illusionnistes des « milieux autorisés ». Il est donc question d’imagination, de sortir des sentiers battus. Encore une histoire de pas de côté.

Yogi et commissaire…

Ceci, troisième point, fonde ma conviction d’une connaissance – logos – pratique – praxis – : la tête dans les étoiles… oui, mais les mains dans la glaise. On ne peut être exclusivement ni yogi, ni commissaire (Koestler) : la dialogique (3) en chacun en tant que Sujet, par définition individuel, et en tant qu’Acteur, par définition collectif, appelle un lien entre le yogi aux mains propres (mais sans mains) et le commissaire aux manches retroussées (mais avec un muscle à la place du cerveau, sans réflexion ni réflexivité). Ce lien est la stratégie. Réfléchir les crises c’est donc les penser à partir de soi et des autres, et c’est peser sur elles tant il est vrai que, pour paraphraser Pierre Bourdieu, tout savoir ne mériterait pas une heure de peine s’il devait rester un savoir d’expert réservé aux seuls expert. Il s’agit donc d’être un spéculo-opératif, de faire vivre une pensée agissante et une action pensée avec, me semble-t-il, une seconde dialogique, celle de l’éthique de conviction et de l’éthique de responsabilité : penser-agir selon ce que l’on croit être beau, bon et juste et penser-agir en endossant la responsabilité des effets de son engagement. Je parle bien d’éthique et non de morale : la première recouvre le libre choix individuel, l’exigence intérieure et ouverte fondée sur l’étude ; la seconde implique une référence stable et hétéronome, et participe d’une « vérité-foudre » ou « révélée » pour reprendre les termes de Michel Foucault. « Le problème avec la morale c’est que c’est toujours la morale des autres » chantait Léo Ferré. Il avait bien raison.

Troisième enseignement, l’action pas plus que le savoir, dès lors qu’ils sont séparés, ne représentent des opportunités de solutions sociales : on a besoin d’acteurs engagés dans une théorie de l’action et une action théorisée.

Mais être spéculo-opératif appelle à mon sens deux points de vigilance :

Altérité…

– Premier point, s’extraire des communautés autocentrées, endogènes, enclavées, refermées sur elles-mêmes où l’on est dans l’entre-soi. Elles ne sont, à l’échelle groupale, que la reproduction des métastases de l’ego. Des coquilles, des couettes, des cocons dont l’utilité n’est justifiée qu’à la condition qu’ils soient provisoires : « porter à l’extérieur, les vérités acquises dans un endroit seul connu… etc. » L’extérieur, ce sont les Autres et, très probablement, le concept central du vivre ensemble est-il bien l’altérité : « je te reconnais comme différent de moi et, avec cette différence, de plein droit. » Dans le diagnostic des causes de la crise morale qualifiée à juste titre de « panique morale », l’altérité que Roland Barthes définissait justement comme « le concept le plus antipathique au sens commun » est sans doute ce qui est le plus mis à mal : on vit entre soi dans une société de plus en plus stratifiée des « manipulateurs de symboles » au centre, jouissant de tous les capitaux nécessaires à une forme convenue de réussite de sa vie : capitaux culturel, symbolique, social, économique, aux surnuméraires que l’on ne voit plus, invisibles d’excentricité spatiale et sociale. Entre ce centre et cette périphérie, les inclus et les précaires, le tout agité dans une grande lessiveuse au mouvement centrifuge : de moins en moins de stabilité, de plus en plus de précariat promu par des leaders (aux yeux bleus de Parisot ou non) qui avancent que puisque l’amour, la vie sont précaires, autant que tout soit précaire. Ben voyons, pour les prêchés, pas pour les prêcheurs… Et, au sein de ces grands groupes sociaux, des micro-communautés constituées sur des logiques affinitaires, sans risque pour soi puisque l’autre est comme soi. L’altérité mise à mal, c’est la garantie d’une désunion injuste dont l’imperfection est camouflée vaille que vaille par le système des objets, par le divertissement : à force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on parvient à oublier l’urgence de l’essentiel. On a vu les limites de ce système. L’altérité mise à mal c’est un système pré-copernicien avec six milliards de dieux sur la Terre. L’assurance d’une théorie appliquée du bordel ambiant généralisé. De celui-ci, classiquement, ne s’en sortiront que les plus forts, les plus retors : le darwinisme joue contre les faibles.

Équité…

Second point, le souci d’équité. Krisis, c’est donc décider de sortir d’une pathologie aiguë. Hormis l’aimable plaisanterie selon laquelle les riches souffriraient plus de la crise parce qu’ils ont plus à perdre alors que, les pauvres n’ayant rien, ils s’y sont habitués et peuvent difficilement avoir moins que rien, force est de constater que les sorties de crise sont généralement plus douloureuses pour ceux qui sont moins riches, moins intelligents, moins beaux et en mauvaise santé. « Une société se juge à la façon dont elle traite ses exclus » disait Michel Foucault. Notre société sera jugée, c’est bien la plus probable des prévisions. Qu’il s’agisse d’une conviction éthique de justice sociale ou d’une égoïste prévention des effets boomerang, le curseur est donc bien l’équité, faire plus pour ceux qui ont moins. Une pensée agissante et une action pensée doivent donc faire leur l’adage de Spinoza, « Augmenter la puissance d’agir et diminuer la puissance de pâtir ». Agir plutôt que subir, penser plutôt que ronronner, relier plutôt que séparer, s’élever plutôt que se coucher, agréger plutôt que disperser…

Prévention, recommandation, invitation…

Me relisant et si je n’étais douillet, je me mordrais les doigts de ces multiples citations… mais, pour conclure sans devoir tout recommencer en apurant, en appellerait trois dernières. La première comme prévention ; la deuxième comme recommandation ; la troisième comme invitation. Je n’aspire donc pas au repos… tout au moins pour les citations.

– Prévention. Pour Voltaire, « les citations sont les béquilles de l’esprit », ce qui vous invite à penser que, le contributeur étant fortement béquillé jusqu’à flirter avec le handicap, ses observations ne peuvent être entendues que comme des propositions, pas des sentences.

– Recommandation. Pour Newton, il faut « monter sur les épaules des géants qui nous ont précédé pour voir plus loin », façon de dire que le changement paradigmatique, s’il constitue bien une révolution, ne peut s’opérer tabula rasa. Notre société, cadencée au rythme de la nanoseconde, souffre d’obsolescence, de maladie sociale générée par une acculturation trop rapide. Pour réussir une acculturation, c’est-à-dire le passage d’un système A à un système B, une condition est nécessaire, le temps. Prenez un aborigène d’Australie, mettez-le devant internet, vous avez plus de chances d’obtenir un alcoolique qu’un internaute. S’appuyer sur ces géants, c’est disposer d’un socle expérientiel sans lequel il ne peut avoir d’expérimentations. Je pense donc qu’il faut ralentir le temps, qu’il faut créer des embouteillages. Je ne sais pas comment faire, j’y réfléchis, mais encourage à l’éloge de la lenteur.

– Invitation avec les dernières phrases de Germinal : « … Maintenant, en plein ciel, le soleil d’avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait. Du flanc nourricier jaillissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s’allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d’un besoin de chaleur et de lumière. Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s’épandait en un grand baiser. Encore, encore, de plus en plus distinctement, comme s’ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l’astre, par cette matinée de jeunesse, c’était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. »

Il n’y a dans ces mots qu’un seul que je remplacerais : plutôt « justice » que « vengeance »… quoique le cynisme et l’impudeur de certains appelleraient cette dernière. Je me dis que l’on devrait subventionner sur des fonds publics Gala, Voici et la presse « pipole » au titre de leur contribution à la paix sociale. Car, fort heureusement, tous ne s’informent pas, beaucoup plus se divertissent. S’ils s’informaient, pics et fourches ressortiraient. Si l’on y prend garde maintenant, pas demain, il est aussi possible sinon probable que l’ombre supplantera la lumière. « Vivre en intelligence avec le système et en révolte contre ses conséquences » (Baudrillard), pour la première proposition – vivre en intelligence -, est encore possible. Mais pour combien de temps encore ?

 

(1) Journal de l’Île de la Réunion.

(2) L’histoire du curé de Cambuston… En mars 2009, un coussin sur lequel s’asseyait le curé de Cambuston (près de Saint-André, à l’est), dans son église, est soudainement devenu le pôle d’attraction réunionnais, plusieurs milliers de fidèles s’y rendant pour rechercher dans ses plis le visage du Christ qui s’y manifesterait épisodiquement. J’avoue ne pas avoir fait le déplacement.

(3) Dialogique définie par Edgar Morin comme « l’union de deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l’un l’autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité. »

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commentaires
  1. Jean-Marie dit :

    Pour Newton, il faut « monter sur les épaules des géants qui nous ont précédé pour voir plus loin ».
    Qu’en pense-t-on à l’Elysée ?

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