Travailler en mission locale : un métier flou ?

Publié: février 28, 2009 dans 1

Jean-Christophe reprend la parole et apporte des précisions à partir de l’article « Du métier en mission locale » et de sa contribution qui se concluait par « ce métier flou a besoin d’une redéfinition. » A sa suite, j’apporte ma pierre à l’édifice.

Jean-Christophe…

« Les « métiers flous » sont une référence à l’ouvrage de Gilles Jeannot (1) à partir duquel on peut dire que le métier de CISP est flou : une, l’hétérogénéité des expériences et qualifications ; deux, les représentations subjectives pour chaque CISP de l’accompagnement personnalisé ; et trois, les situations non identiques des jeunes.

Je pense que qu’il faut penser et classer (cf. le romancier George Pérec – 2) ce métier de l’insertion, en s’attachant à modéliser un modèle professionnel relationnel avec les jeunes.

Le flou provient selon moi parce que le métier de conseiller mission locale a été créé suite à l’échec de mises à disposition et de l’institution métasecteur (cf. Guérin-Plantin – 3) Ce dispositif n’a pas été pensé un profil-type mais pour une multitude d’individus aux cultures professionnelles éloignées. (4)

Selon moi l’approche globale n’existe pas car 90% du travail des conseillers se résument à l’insertion professionnelle par des positionnements sur des formations, des contrats, des remises à niveau ou des ateliers recherche d’emploi. L’insertion sociale constitue une part peu importante au travers du montage de dossiers FAJ ou FIPJ. Bien sûr l’insertion sociale au sens large peut intégrer le travail normatif censé rendre les jeunes plus employables : autonomie, responsabilité et assiduité. » (5)

P.L.: Pierres à l’édifice…

(1) Octares Éditions, 2005

(2) Georges Pérec ne fût pas qu’un cruciverbiste renommé. Son ouvrage, Penser-Classer (1985, Hachette) est connu de celles et ceux qui animent ou ont animé des ateliers d’écriture.

(3) Chantal Guérin-Plantin, Genèses de l’insertion. L’action publique indéfinie, 1999, Dunod. S’agissant des personnels des missions locales et PAIO, l’auteure parle de « travailleurs dissemblables » et d’« un ensemble socialement hétérogène » (pp. 180-181)… mais cette appréciation s’appuie sur une enquête datant de 1990.

(4) Je ne suis pas certain que l’on soit face à tant de « cultures éloignées ». Par contre, on est certainement face à une diversité de parcours scolaires et professionnels. « On est »… ou « on était » au regard des plus récents recrutements qui privilégient le bagage universitaire (un master pour pouvoir s’engager dans un contrat de professionnalisation CIP…) ? Cette diversité est d’ailleurs, généralement, mise en avant comme une « richesse » par les principaux intéressés et cela s’inscrit dans la genèse des missions locales avec les mises à disposition, la logique d’« inter » ou de « transdisciplinarité ». Je pense cependant qu’existe (ou préexiste) une culture plus ou moins consciente qui, dès lors que l’on interroge les conseillers-ères, permet de construire un paradigme des représentations professionnelles très inspiré de l’éducation populaire.

Face aux « nouveaux » – cela devient relatif – métiers (ou doit-on dire « emplois » ?) de l’insertion, certains auteurs, par exemple Gérard Mauger, sortent la kalachnikov bourdieusienne comme c’est le cas avec l’article déjà cité sur ce blog « Les politiques d’insertion. Une contribution paradoxale à la déstabilisation du marché du travail » (Actes de la recherche en sciences sociales, « Nouvelles formes d’encadrement », mars 2001), lui-même inspiré de l’article de Pierre Bourdieu dans la même revue, « Classement, déclassement, reclassement » (« Le déclassement », novembre 1978). Cette thèse est très largement reprise, ainsi qu’en témoigne cet extrait du « Rapport de recherche » n° 28 d’octobre 2005 du Centre d’études de l’emploi, Dans une zone urbaine sensible : les acteurs de l’éducation et de l’insertion des jeunes « en difficulté » (Michel Destefanis, Élizabeth Dugue, Catherine Mathey-Pierre, Barbara Rist) : « Mais les politiques d’insertion s’appuient aussi sur de nouveaux acteurs institutionnels et de nouvelles structures (telles que les Missions locales ou bien encore les entreprises intermédiaires ou les organismes de formation) qui échappent aux régulations organisant le champ professionnel du travail social. Leur multiplication constitue « un gisement d’emplois sociaux ». Les emplois mal définis qu’elles proposent – formateur-jeune, animateur de stage, coordonnateur, chargé d’accueil – ont permis à de nouveaux intervenants de valoriser soit des études universitaires générales, soit un parcours militant, soit enfin des dispositions acquises par imprégnation familiale ou de quartier. L’insertion des exclus du système scolaire – tels sont en effet, on le verra, les publics des dispositifs d’insertion destinés aux jeunes – apparaît ainsi pour partie prise en charge par les « relégués du système universitaire ». Ces nouveaux professionnels n’ont pas été soumis aux mêmes processus de socialisation ni aux mêmes modalités de professionnalisation que les travailleurs sociaux. Ils échappent partiellement à l’ensemble d’orientations, d’influences et d’incitations auxquelles ceux-ci sont soumis… » (p. 9).

D’autres auteurs mettent en cause l’insertion comme « une bifurcation du social » (p. 200), comme « un Cheval de Troie {du travail social}» (p. 156), comme une « sorte de sentinelle qui stigmatise les politiques anciennes du social en chaussant les thèmes de la critique récurrente de l’assistance » p. 157), comme un nouveau social dont le ressort ou l’effet serait que « les idéaux du marché se substituent peu à peu à ceux du service social depuis toujours centré sur la personne » (p. 207), etc. (Michel Autès, Les paradoxes du travail social, 1999, Dunod).

Sans doute, dans tout cela et dans bien d’autres analyses critiques (Denis Castra et son « handicapologie », Lionel Chaty à partir de l’article de Michel Callon, etc.) y a-t-il du vrai, les intervenants sociaux, comme d’ailleurs les travailleurs sociaux, étant en position nodale et de tension entre deux thèmes antithétiques, l’émancipation et le contrôle (Michel Foucault…). Reste que, si les représentations du ou des métiers de l’insertion ont sans aucun doute des périmètres élastiques – le qualificatif de « flou » me convient tout compte fait assez bien –, néanmoins, agrégées, ces représentations sont cohérentes entre elles. Cette plasticité, ce flou, cette incertitude devraient, selon moi, justifier un effort important, énergique, de recherche-développement, de construction d’un corpus théorique de savoirs professionnels, etc. Hormis la formation nationale prioritaire « Culture commune » et l’effort louable de l’ANDML pour porter cette dynamique de réflexion et de réflexivité, les faits, c’est-à-dire la mobilisation de la branche professionnelle, il faut le reconnaître, ne me donnent guère raison… La R&D, c’est bon chez Danone pour apprécier l’opportunité d’inclure plutôt des mirabelles que des cerises dans un yaourt. Précisons que la crainte de voir l’insertion se constituer comme une sphère particulière qui correspondrait à « l’institutionnalisation d’une main d’œuvre de seconde zone, d’un sous-prolétariat au sens propre du terme » (Luc Boltanski, « Misère de la (mauvaise) philosophie sociale », Le Monde, 7 février 1995) conduit certains, comme Chantal Guérin-Plantin, à réfuter l’intérêt d’un tel corpus pour ce qu’elle appelle des « communautés locales de travail » ou « communautés professionnelles locales », dont on voit bien par ces expressions que leur intérêt résiderait principalement dans leur non-formalisation. Mais ceci a été écrit en 1999… avant qu’existe une convention collective nationale et, surtout, à une période où l’insertion pouvait encore être considérée comme ne concernant qu’une frange des populations jeunes, grosso modo les recalés du système de formation initiale. Dix ans plus tard, l’insertion, sans être devenue « une sphère bouclée sur elle-même » (Genèses de l’insertion… p. 216), n’a-t-elle pas déplacé les lignes de son périmètre jusqu’à (presque) se confondre pour la majorité des jeunes à une phase de transition entre jeunesse et adultéité ? Dans ce cas, l’insertion se rapprocherait de la socialisation secondaire. C’est à débattre… et j’imagine immédiatement la réfutation sur le thème de « tous insérés à perpétuité ! »

(5) Sur « l’approche globale qui n’existe pas », il me semble plus judicieux de laisser d’autres acteurs prendre la parole : vrai ou faux ? L’approche globale serait-elle une sorte de grand mythe unificateur, un imaginaire peut-être utile mais sans fondement réel ?

A vos claviers!

 

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commentaires
  1. Docinsert dit :

    Bonjour,

    A propos de Georges Pérec, justement, nouvelle (petite) précision :
    Georges Pérec et la documentation: questions à notre métier = Georges Pérec and information science : questions for our profession
    « En 1992 a été commémoré le dixième anniversaire de la mort de Georges Pérec, écrivain dont la notoriété repose essentiellement sur deux livres : les Choses et la Vie mode d’emploi. On sait moins que Pérec exerça par ailleurs la profession de documentaliste, et que son œuvre littéraire porte profondément l’empreinte des techniques et des pratiques documentaires. C’est l’étude de cette singulière relation entre l’œuvre de Pérec et la documentation qui conduit ici Paul-Dominique Pomart à s’interroger sur la nature même de notre métier: quelle est son véritable lien avec le monde et avec la vie? »
    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=4472990

    Tout simplement…

  2. Jean-Christophe dit :

    C’est peut être l’approche globale qui est floue, c’était une idée militante possible dans les 80’s dans la période d’expérimentation des missions locales. Cependant elle est moins vraie aujourd’hui les conseillers ont parfois 150 jeunes à suivre avec parfois une gestion sur le flux et des rendez-vous qui s’enchainent. Moins de temps est consacré au logement, la santé, aux loisirs, l’insertion professionnelle et la gestion des CIVIS sont la priorité des missions locales. Ce CIVIS : contrat d’insertion dans le vie sociale n’a de social que le S (tout comme le de CISP). C’est contrat d’engagement symbolique entre les consillers et jeunes servant de base à un projet professionnel en plusieurs étapes, pour le logement ou les transports il faut monter un dossier FIPJ s’inscrivant dans un projet personnel.
    Dans le côté insertion sociale, il y a l’idée du travail d’une assistante sociale ce que ne revendique pas les conseillers. Il serait intéressant de demande aux conseillers qu’est ce que l’insertion sociale pour eux et combien de temps ils s’y consacrent Bien sûr les conseillers sont à l’écoute et ont de l’empathie ainsi que de la sollicitude.
    L’action des missions locales n’est plus aussi innovante qu’à sa naissance. Elles sont redevenues juste un intermédiaire du marché travail (secondaire)servant à fluidifier des stocks de jeunes.
    Une vraie innovation serait de réinvestir ce champ de l’insertion sociale et de l’animation territoriale avec des actions partenariales. Avec la crise, le marché du travail même secondaire est bloqué pour des jeunes sans qualification, autant se reconcentrer plus amplement sur des actions plus sociales et militantes pour retrouver cet esprit associatif (et se démarquer des opérateurs privés) au lieu d’occuper des jeunes sans réellement les insérés.

  3. zagonel jean-pierre dit :

    C’est exactement ce que j’expliquais à Marie-hélène pas plus tard qu’avant hier: copieur!

  4. frank de saint pierre dit :

    Lorsque Bertrant Schwartz parlait de guichet unique dans son rapport, ne définissait-il pas les contours des Missions Locales ? Et par extention, un conseiller en Mission Locale n’est-il pas en quelque sorte un guichet unique puisque son coeur de métier est l’approche globale ? ouf!
    (soyez indulgent, c’est ma première contribution !)

  5. teddy.sisahaye dit :

    J e uis d’accord avec toi franc, le rapport schwartz n’est pas has been il est encore d’actualité aujourd’hui en plus l’augmentation du chômage.
    les jeunes qui sortent du systéme scolaire sans qualification et sans diplômes.

  6. Manuel VELASQUEZ dit :

    Drôle de titre et de questionnement: travailler en mission locale : un métier flou ? Il n’y a pas qu’un seul métier mais bien plusieurs définis par la convention collective (de l’accueillante au directeur). Aurait-il voulu dire une mission floue ? Là encore, la mission est claire accueil, orientation, information et accompagnenement des 16/25 ans pour que les jeunes deviennent autonomes.La finalité des missions locales est donc évidente, l’emploi durable pour gagner cette autonomie (puisqu’en france, on s’intègre par la valeur travail). Le moyen alors pour y parvenir est celui de l’approche globale.

    La mission et le rôle des conseillers (si c’est le sujet évoqué) qui est « le coeur de métier » sont clairement définis par cette même convention collective.

    Simplement l’approche globale mise en oeuvre par les conseillers dépend de ce que la Mission Locale possède comme offre de service à destination des jeunes : en fonction de ses besoins (rural, zus, quartier plus favorisés, …), en fonction de sa politique, des valeurs/ambitions portées par la direction et le bureau, mais aussi de l’environnement institutionnel (collectivités, maillage associatif, …).

    Un conseiller mal outillé abordera probablement moins (ou prendra moins le risque d’aborder)les sujets non couverts car il n’aura pas de réponse à lui apporter.

    Prenons un exemple : Un sujet important mais souvent peu évoqué par les Missions Locales :

    Un jeune qui vient voir son conseiller se disant victime de discrimination à l’embauche.
    Quelles sont les missions locales (donc les conseillers en face à face) préparées à traiter la problématique du jeune?(est-ce un sentiment de discrimination liés à ses échecs, comment le traite t-on, est-ce une véritable situation de discrimination au travail qui relève de l’infraction, comment le traite t-on).
    Sujet difficile si la mission locale n’a pas d’outils.

    L’approche globale en mission locale, existe forcément. Elle est au moins due à la relation de confiance que cherche à établir le conseiller pour permettre au jeune d’accepter d’intégrer un parcours d’insertion (se projeter dans la durée). La différence entre la demande du jeune, qu’il exprime et son besoin, évalué par le conseiller s’appelle l’approche globale. Ce sera alors (en dehors des réponses de projet de formation et d’emploi),la mobilité locale, régionale, européenne, la santé physique (diététique, handicap, soins dentaires, …) ou mentale, la discrimination, l’accès aux droits, la justice, la citoyenneté, le logement, les finances et la maîtrise du budget, le logement (urgence, insertion, durable), … zet j’en passe encore beaucoup d’autres.

    Réduire donc l’accompagnemnt social au FAJ ou au FIPJ est un manque de connaissance énorme de terrain.

    J’espère avoir été clair dans mon idée et je m’excuse d’avance pour une syntaxe certainement lourde et peu fluide.

    Félicitations mr Labbé pour cet espace d’enrichissement et de débats. Cela me rappelle ce séminaire très riche avec la ML des Bords de Marne.

  7. Jean-christophe dit :

    Si la mission est clairement définie, cela signifie que tous les conseillers ont une même vision de l’accompagnement. Or je demande que l’on me le prouve. Je fais l’hypothèse que la pluralité des profils implique autant de vision de l’insertion professionnelle. Dans la définition de la convention collective, on parle d’un accès durable à l’emploi. Néanmoins très peu accède à ce statut et les conseillers sont des intermédiaires d’un marché secondaire du marché du travail.
    je dis que c’est flou car je veux qu’on m’explique :
    Qu’est ce que l’insertion sociale en mission locale ? et quelle part elle constitue dans le travail des conseillers. C’est par la mission locale qui règle les problèmes de logement, c’est un tiers. Dès lors les conseillers sont des médiateurs.
    Vous dîtes les conseillers n’ont pas d’outils pour lutter pour la discrimination à l’embauche, pourtant c’est une mission locale.
    L’approche globale c’est prendre en compte toutes les dimensions du jeune logement, santé, loisirs. On ne peut pas dire que les jeunes se rendent en mission locale pour ces thématiques. Ils veulent avoir un travail et seulement quelques jeunes participent aux ateliers. Vous parlez du handicap, Combien de travailleurs handicapés sont inscrits en mission locale ? Les conseillers sont ils capables de communiquer avec un sourd signant ?
    A quoi sert de mettre avant une gestion de l’insertion sociale, alors qu’elle est épisodique.
    Pourquoi dans le contrat CIVIS, on parle en page 3 du parcours professionnel en étape et il n’y a pas un parcours social en étape. Si l’approche globale existerait, l’insertion sociale serait au même niveau de l’insertion sociale. Les conseillers mission locale sont des experts en insertion professionnels et des médiateurs du social.
    Je veux juste rappeler que les jeunes ne sont pas désocialisés et passifs, ce n’est pas à la ML de leur faire accepter un parcours, c’est au jeune de construire son parcours.

  8. Manuel VELASQUEZ dit :

    Je pense que l’on peut avoir une mission claire et des visions différentes. Cela ne me semble pas être pardoxal, mais bien complémentaire et indispensable, c’est d’ailleurs ce qu’on appelle la politique, déclinée localement en mission locale.
    Si l’approche est différente d’un conseiller à un autre (vouvoiement/tutoiement, prescription ou pas au 1er RDV, approche psy ou par l’expérience de terrain , …), la finalité est la même : accompagner le jeune dans le temps vers une insertion dans l’emploi durable (autonomie). Se pose d’ailleurs la question de la date limite de 25ans un peu juste.

    Il doit cependant à mon sens y avoir une harmonisation minimum des pratiques par structure afin de garantir aux jeunes un égal accès aux services et prestations.

    Attention à ne pas confondre approche globale et prise en charge globale.
    Les Missions locales ne font pas à la place des jeuens mais les accompagnent dans les étapes de leur parcours et doivent s’appuyer sur le réseau (le fameux RESEAU ) des partneaires compétents en matière de logement, de santé, de mobilité, …

    Les champs non couverts sont travaillés à l’initiative des Missions Locales dans le cadre de l’ingénieurie par l’intermédaire par exemple des chargés de projets (métier encore clairement défini par la convention collective).

    Les jeunes veulent peut-être un travail (d’ailleurs la demande des jeunes est peut-être à ce moment là de 90% pour l’emploi), mais le métier de conseiller est bien de repérer les problématiques du jeune qui l’empêche de trouver du travail, de le convaincre de l’aider à trouver des solutions dans le temps à ses problématiques et de l’accompagner et que son insertion professionnelle ne sera pas à envisager avant quelque temps : Diagnostic du conseiller à partager avec le jeune.

    Je ne pense pas, comme vous le dites, que le plus important soit combien de jeunes handicapés (rappel de la charte des ML « une place pour tous les jeunes », ou différement pas de jeunes sans solution) sont inscrit en mission locale, mais comment les conseillers arrivent à travailler avec un jeune qui relève du handicap, qui prenne conscience de ses difficultés, qu’ils les acceptent et qu’ils fassent la démarche d’accès aux droits type COTOREP. C’est un processus long et complexe.

    Le conseiller ne dit pas à un jeune : « vous avez un problème de jujotte, il faut prendre RDV avec la COTOREP ». Dans certaines Missions Locales, une psychologue salariée ou non par la ML mais prescrit par le conseiller va faire le travail de prise de conscience des difficultés afin d’aider jle jeune à accepter son handicap et d’envisager une orientation vers la COTOREP.

    Quelques éléments complémentaires qui je l’espère, ne sont pas trop confus.

  9. jean-christophe dit :

    Bonjour,

    Monsieur Labbé avez-vous reçu mon mémoire de M2 en sociologie sur le métier de conseiller ML, sous la direction de Danilo Martuccelli ?

    Qu’en avez-vous pensé ?

    Merci, cordialement

  10. Stéphanie dit :

    Bonjour
    Merci pour l’article, travailler en mission local ne m’interesse pas pour les raisons suivante :
    – Faire que du placement pour du placement
    – Les entretiens de 15 minutes (à peu prés) par personne
    – Uniquement des jeunes
    – Le civis

    Cordialement

  11. pioupiou44 dit :

    faire du placement pour du placement : pas encore même si certains financeurs voudraient bien nous y voir arriver …

    entretiens de 15 minutes : pas du tout (ça dépend des missions locales !), 45 minutes à une heure c’est très bien !

    uniquement des jeunes : oui c’est une mission locale

    le civis : c’est un outil pas parfait mais il existe des marges de liberté (oups, j’aurais pas dû dire ça, je vais être obligé de définir après …)

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