Gutenberg et/ou Marconi. Que faire ?

Publié: février 27, 2009 dans 1

Quelques contributeurs, des amis également, m’ont suggéré de publier un ouvrage reprenant les différents articles de ce blog. Ouvert il y a moins d’un an, 215 articles y sont présents (ouf !) et 178 contributions… avec, incontestablement, des difficultés d’accès : qui aurait le courage – pas moi – de remonter de page en page pour trouver « l’article », celui qu’il recherche ? J’hésite. D’autant plus que, d’ici peu de temps, la collection « Les panseurs sociaux » (que j’ai le plaisir de diriger aux éditions Apogée) éditera un ouvrage d’Anne Le Bissonnais, Les missions du possible : le titre vaut explication.

La lecture, il faut le reconnaître, ne semble pas être le point fort des acteurs des missions locales. Sans dévoiler le tirage des Bricoleurs de l’indicible, ni de celui co-rédigé avec Michel Abhervé (qui, toutefois, bénéficie d’être individuellement remis à chaque participant à la formation « Culture Commune ») , on peut vous avouer que la réédition du Rapport Schwartz, pourtant largement promu par l’ANDML, dépasse à peine les 2 500 exemplaires… sachant que le réseau recense près de 12 000 professionnels auxquels il faut ajouter les administrateurs, les bénévoles, et le fait que d’autres acteurs de l’insertion, des étudiants, des bibliothèques universitaires, des CARIF-OREF, etc. l’ont acquis. La non-lecture de la production Gutenberg, l’écrit sur du papier, est sans doute compensée par la lecture des textes et signaux électroniques, la « Galaxie Marconi » (aujourd’hui Google) pour Mac Luhan. D’où la question : est-ce pertinent ?

Il ne s’agit pas, faut-il le préciser, d’un quelconque intérêt marchand : le peu qui revient à l’auteur, en ce qui me concerne, est abandonné à l’éditeur. Depuis le premier ouvrage. Une façon de soutenir des vrais « métiers » en difficulté croissante face aux groupes qui inondent le « marché » des best-sellers aussi vite consommés qu’oubliés. Ce n’est pas difficile : la société du spectacle abhorre la mémoire et jouit d’une obsolescence rapide.

Donc, micro-trottoir. Faut-il ou non faire couler l’encre sur le papier, opérer l’alchimie de l’écran-plomb vers le livre-or… sachant que, si tel était le choix et outre l’élimination sans complaisance de redondances, l’entrée chronologique ne me semblerait pas la plus pertinente : la thématique garantirait mieux que ce travail, pour paraphraser Pierre Bourdieu, ne reste pas un savoir d’expert réservé aux seuls experts. Une « intelligence pratique » en quelque sorte. Imprimer le numérique, n’est-ce pas absurde mais, d’un autre côté, poursuivre sans fournir un socle sédimenté, classé, « exploitable », est-ce bien raisonnable ?

A votre avis ?

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