De l’obsolescence des données…

Publié: décembre 18, 2008 dans 1

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vient de publier (27 novembre) un document, Repères statistiques sur les dimensions économique, sociale et environnementale de la société française (http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/20081216_Reperes_statistiques_4.pdf?L=136095&K=IJT39686IJL35370II2030297IS16), avec un avant-propos qui précise que « La crise financière partie du cœur du système économique mondial, les États-Unis, s’est étendue en quelques semaines au reste du monde et à l’économie réelle. {…} aucune région de la planète n’est aujourd’hui épargnée. L’ampleur de ce choc, sans précédent depuis les années 1930, entraîne une grande inquiétude des opinions publiques mais bien souvent aussi des principaux acteurs de la société. » Ainsi, pour le CESE, « Un large débat public dans lequel la « société civile organisée » et l’ensemble des citoyens doivent prendre toute leur place est plus que jamais nécessaire. » Ce sur quoi l’on ne peut qu’être d’accord : que la « gouvernance » ne soit pas un miroir aux alouettes, un mot-paillette, mais recouvre effectivement un débat citoyen éclairé par des données objectives.

Certes, il est toujours possible d’argumenter sur l’intérêt d’évolutions tendancielles, diachroniques, sur de longues périodes à partir desquelles on peut distinguer des indices, des bifurcations ( « … cette crise n’a pas éclaté dans un ciel serein et que nombreux étaient déjà auparavant les signes d’un ralentissement de la croissance mondiale… ») et d’éviter ainsi les effets de biais d’une approche trop synchronique… mais la lecture de certaines têtes de tableau laisse dubitatif…

Extraits : « En juin 2006, le nombre des bénéficiaires du RMI (1,1 million de personnes aujourd’hui) a commencé à reculer », « Le taux de chômage de la France au sens du BIT est passé en 2007 sous la barre des 8 % de la population active », « Une forte hausse des prix des produits pétroliers et de l’alimentation »

Heureusement, il reste quelques stabilités puisque « Les personnes pas ou peu diplômées sont plus fréquemment touchées par le chômage que les autres » et que « La France présente un des taux de chômage les plus élevés de l’Union européenne, en particulier chez les jeunes actifs. » Évidemment, c’est dur pour les non-diplômés et pour les jeunes mais, au moins, on est en terrain connu. Ouf ! 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s