A vos téléviseurs ! Une fois n’est pas coutume.

Publié: novembre 9, 2008 dans Agit'Prop

Travailleurs pauvres…

ARTE consacre, mardi 11 novembre 2008 à 21 heures, sa THEMA aux travailleurs pauvres.

Sous prétexte de combattre le chômage, l’Europe a généralisé les bas salaires, multipliant le nombre des « travailleurs pauvres ». Dans le même temps, les rémunérations des hauts dirigeants atteignent des niveaux astronomiques. Jusqu’où ce creusement des écarts sera-t-il supportable ?

A 21 heures :  « Pauvre malgré le job »

En langage économiquement correct, on parle de bas salaires, en langage syndical, d’exploitation. Le documentaire montre comment vivent les « bénéficiaires » de ces salaires de misère, en France et en Allemagne.

Travailleur pauvre : en France, la généralisation des bas salaires concerne un salarié sur dix. Une situation que nous envierait presque l’Allemagne, où la proportion des travailleurs pauvres est de un sur cinq salariés. Une situation d’autant plus scandaleuse que beaucoup ont une véritable formation professionnelle, voire des diplômes d’enseignement supérieur. Pour montrer la dureté de cette situation, les auteurs du documentaire ont rencontré des « travailleurs pauvres » dans divers secteurs en Allemagne et en France : entre autres, un vigile d’une société de sécurité qui gagne 4,20 € de l’heure et qui est contraint aux heures supplémentaires en permanence pour se nourrir, des employés d’un discounter textile que l’on cherche à tromper sur le montant du salaire minimum, un ouvrier agricole qui ne trouve que des emplois à temps partiel ou des petits boulots payés en chèque emploi service, une jeune femme qui doit accepter de faire des ménages au noir… Un constat édifiant sur le travail qui ne paie plus.

A 22 heures : « Le pouvoir, la morale et l’argent »

L’écart entre les salaires se creuse de façon de plus en plus criante. Qu’en pensent les étudiants d’une école de commerce de la région de Mayence qui prétend former les cadres de demain selon des principes éthiques ?

Tandis que les bas salaires se généralisent, la rémunération des dirigeants les plus en vue atteint des sommes qui paraissent souvent indécentes. En outre, l’attitude arrogante de certains d’entre eux, qui se rémunèrent grassement quels que soient les résultats obtenus, renforce le mécontentement et jette le discrédit sur l’ensemble des managers, jugés cupides et sans scrupules. Une telle image est-elle fondée ? L’auteur du documentaire a, entre autres, interrogé les étudiants d’une école de commerce de la région de Mayence qui se targue de former de futurs cadres conscients de leurs responsabilités sociales et respectueux de principes éthiques fondamentaux. Que pensent-ils du comportement des hauts dirigeants de l’économie allemande ?

Débat : les invités

Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté

Robert Reichling, Association Fédérale du patronat allemand

Frank Bsirske, Secrétaire général du syndicat ver.di

Repêchage…

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas déplacer des agapes prévues de longue date, qui n’ont plus de magnétoscope ou qui sont incapables de le programmer, une session de repêchage aura lieu vendredi 14 novembre 2008 à 11 heures 20

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commentaires
  1. pioupiou44 dit :

    Pour ceux qui passent leur temps sur le web, vous pouvez aussi visionner le reportage sur internet avec Arte TV +7
    http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2296586,CmPage=1697660.html

    Je n’ai pas vérifié pour le débat

  2. rbeaune dit :

    Il y a eu aussi un débat sur la pauvreté organisé par le nouvel obs…
    Ci-joint un extrait de Jacques Delors :
    Revenant sur la question spécifique des jeunes, parmi lesquels le taux de pauvreté ne cesse de croître, il a lancé un appel : « J’appelle à l’ouverture d’un chantier national consacré aux 150 000 jeunes qui chaque année sont jetés sur le marché du travail sans formation monnayable. Les jeunes sortant de l’école n’ont pas confiance en eux-mêmes et se cassent le nez sur la dureté du marché. Quel gâchis quand on sait que chaque jeune porte un trésor en lui. Sur les cinq objectifs que j’avais assigné en 1971 à la formation permanente il y avait l’insertion des jeunes. Aujourd’hui, il n’y a plus qu’un seul objectif appliqué : la formation des salariés. »
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081107.OBS0011/la_france_face_a_la_pauvrete.html

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