« Les missions locales jouent un rôle fondamental d’accueil, de conseil et d’orientation, qui pallie en partie les carences du service public de l’emploi. »

Publié: juillet 11, 2008 dans Insertion/missions locales

Peut-être n’est-il pas inutile de communiquer cet extrait du rapport sénatorial de M. Bernard SEILLIER, La lutte contre la pauvreté et l’exclusion : une responsabilité à partager, déposé le 2 juillet 2008 (1). Avec un hiatus pour commencer. L’avis selon lequel, dans l’extrait qui suit, « l’accès à un revenu minimum n’est pas opportune pour les jeunes » est très contestable puisque, parmi les avocats de cette possibilité pour ne pas dire obligation au titre de la responsabilité intergénérationnelle (dans lesquels je m’inclus), l’inscription de cette allocation dans une logique contractuelle est largement partagée. Mais un vrai contrat, pas les fourches caudines d’un « emploi raisonnable » (pour qui ? ) où le déterminant exclusif est celui des besoins, pour ne pas dire des exigences non-négociables, de l’appareil productif… celui précisément dont les conditions de travail sont le facteur explicatif des difficultés de recrutement.

Néanmoins, on retiendra que, après le CERC et le CES, la commission en charge de ce rapport crédite sans ambiguïté le travail des missions locales et, concernant le contrat d’autonomie, souhaite que l’évaluation comparative avec le CIVIS prenne en compte la différence de traitement à partir de la « bourse d’autonomie » et l’allocation CIVIS… d’ailleurs surestimée à 300 euros par mois. Notons également la publication du dernier Premières Synthèses, Premières Informations de la DARES (2) où il est écrit que « la moitié des sorties du CIVIS se fait vers l’emploi. » Décidément, notre ministre a beau signer (hier) sous les caméras ses premiers contrats d’autonomie, son projet aussi « original » que « novateur »  – malgré sa campagne publicitaire – ne fait pas l’unanimité, loin de là ! Les gens sont vraiment ingrats… y compris les sénateurs et les fonctionnaires d’administration centrale ! On est toujours trahi par les siens.

Extrait…

« 2. Evaluer l’efficacité du « contrat d’autonomie » expérimenté pour les jeunes des ZUS en vue de sa généralisation aux jeunes en difficultés »

De nombreux jeunes entre 16 et 25 ans, sortis du système scolaire précocement sans diplôme, sont confrontés au chômage et ne bénéficient d’aucun revenu. En outre, ils échappent dans de nombreux cas aux circuits traditionnels de recrutement et ne sont éligibles ni au régime d’assurance chômage, n’ayant jamais cotisé, ni au RMI, son bénéfice n’étant ouvert qu’à partir de 25 ans.

La mission estime que l’accès à un revenu minimum n’est pas opportune pour les jeunes, toute allocation visant à l’autonomie ne pouvant être versée que ponctuellement et être assortie de la construction d’un projet d’insertion professionnelle durable, qui nécessite que toute aide financière soit conditionnée à la signature préalable d’un contrat.

Dans ce domaine, les missions locales jouent un rôle fondamental d’accueil, de conseil et d’orientation, qui pallie en partie les carences du service public de l’emploi : chaque année, elles accueillent près de 1,2 million de jeunes et trouvent, pour une grande majorité, des solutions d’insertion ou de formation.

Les jeunes des ZUS (entre 150 000 et 200 000) sont particulièrement exposés aux risques de pauvreté et d’exclusion sociale, du fait des difficultés spécifiques d’insertion professionnelle qu’ils rencontrent. C’est pourquoi le ministère de la ville et du logement expérimente pour 45 000 d’entre eux, un contrat d’autonomie, destiné à les accompagner vers l’emploi sur une durée limitée à un an (6 mois avant l’entrée dans l’emploi et 6 mois après l’embauche).

Le programme, doté de 250 millions sur trois ans, finance le dispositif d’accompagnement qui sera confié à des organismes publics ou privés et offre aux jeunes une « bourse d’autonomie » de 300 euros par mois durant les six premiers mois pour faciliter leur recherche d’emploi.

Il s’agira d’évaluer ce dispositif et de le comparer notamment aux résultats obtenus par le contrat d’insertion dans la vie sociale (CIVIS), outil principal d’insertion des missions locales, dont le coût ne représente que 900 euros sur un an et qui a déjà permis d’accompagner 500 000 jeunes et d’offrir à plus de 105 000 d’entre eux un emploi durable. »

 Ah, qu’est-ce que cela fait du bien après tout ce que l’on a vécu et avant de partir en vacances !

 

(1) Rapport d’information n° 445, 2007-2008, http://www.senat.fr/rap/r07-445-1/r07-445-145.html

(2) http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/2008.07-29.3.pdf

 

 

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