Fable batracienne…

Publié: juin 3, 2008 dans Agit'Prop, Insertion/missions locales

Il est immodeste de se citer… mais les enjeux forcés par l’actualité peuvent y contraindre. D’où ce liminaire du tome 2 des Bricoleurs de l’indicible (2004) à mettre en rapport avec le thème, peut-être le projet, de « L’insertion n’est pas une marchandise ».

 

Fable batracienne

Dans une marmite remplie d’eau froide nage tranquillement une grenouille.

Sous la marmite, le feu chauffe doucement l’eau. Celle-ci est bientôt tiède. trouvant cela plutôt agréable, la grenouille continue de nager. La température continue de grimper. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille; ça la fatigue un peu mais elle ne s’affole pas pour autant. Cette fois, l’eau est vraiment chaude. La grenouille trouve cela désagréable mais, affaiblie, elle le supporte et ne fait rien. La température continue de monter jusqu’au moment où la grenouille finit par cuire et meurt.

La même grenouille plongée directement dans l’eau à 50° aurait instantanément donné le coup de patte salvateur qui l’aurait éjectée de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue lentement, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelque temps: nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20 ou 30 ans ont été peu à peu banalisées. A ce jour, elles ne nous dérangent que mollement, voire nous laissent carrément indifférents.

Sommes-nous déjà à moitié cuits? »

 

(1) Mi-août 2008, un commentaire m’était adressé : « Bonjour. Je me permets de signaler qu’il manque la source de cette fable batracienne. Ce paragraphe est extrait du livre « La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite… et autre leçons de vie » d’olivier Clerc datant de 2005. » J’ai répondu à cette contribution… mais l’adresse courriel m’est revenue avec le terrible « lelal0210@orange.fr>: User unknown ». A défaut de joindre ce contributeur, voici ma réponse :  « Bonjour. Merci pour votre observation. Cependant cette source n’est cependant pas l’originelle puisque le prologue du tome 2 des Bricoleurs de l’indicible, mon deuxième ouvrage, raconte cette « fable batracienne » et ce livre a été publié en 2004 aux éditions Apogée. De plus, j’ai écrit ce livre l’année 2003. Pour tout vous dire, j’avais vu passer je ne sais plus exactement où (ce n’était pas signé en tout cas), sur le net, cette histoire que j’ai retravaillée. Si vous m’indiquez l’auteur et le texte, nécessairement avant 2003, je me ferais un plaisir et un devoir d’apporter ces informations. Bien à vous. » J’attends donc…

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commentaires
  1. Lelal dit :

    Bonjour,

    Je me permets de signaler qu’il manque la source de cette fable batracienne.
    Ce paragraphe est extrait du livre « La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite… et autre leçons de vie » d’olivier Clerc datant de 2005.

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