Anti-Prozac

Publié: mai 13, 2008 dans Au gré des lectures

Entre les émeutes de la faim, la guerre civile au Liban, le cyclone en Birmanie (« Les survivants birmans victimes de pillards et de l’absence d’aide »), le tremblement de terre en Chine, la RGPP, « M. Sarkosy {qui} défend l’intensification de la concurrence » pour rétablir le pouvoir d’achat, les Flamands et les Wallons qui se déchirent, les OGM sur leur starting block, les gamins corses qui posent des bombes… la lecture du Monde ce 13 mai ne devrait être délivrée qu’avec une ordonnance de Prozac. Fort heureusement, Emmanuelle Béart est venue lire au Théâtre de l’Odéon des textes de Bernard Maris, économiste auteur de L’antiquoi?, anti-manuel d’économie (2007, Bréal, deux tomes) : « Voici venu le temps d’affirmer que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le désintéressement. » Et « Il n’existe pas UNE Réalité Économique. La réalité économique est à la fois construite et négociée. Elle est le produit de luttes, de conflits. Elle aboutit à des conventions économiques. »

Cela me fait songer à cette phrase de Bertrand Schwartz : « D’où mon utopie; mais est-ce une utopie? certainement, mais quel beau rêve!… » (Moderniser sans exclure, 1994). C’était dans Le Monde, en page 19, un petit encadré en haut à droite. Pas certain que la page « Culture » soit lue par d’autres que des « cultureux » et autres utopistes. Dommage.

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